14/04/2012

HYMNE à L'AMOUR SAINT PAUL

 

 

art_1123.jpg

L’Amour totalement autre


Quiconque est à la recherche d’un beau texte sur l’Amour tombera tôt ou tard sur « Hymne à l’Amour. »


Je peux parler toutes les langues de la Terre et du Ciel
Si je n’ai pas l’Amour,
Je ne suis qu’un métal sonore
Ou une cymbale qui retentit.

Ai-je reçu le don de prophétie,
Approfondi tous les mystères,
Possédé toute la connaissance
Et une foi à transporter les monts ?
Si je n’ai pas l’Amour, je ne suis rien.


Un beau texte, dynamique et chargé d’énergie, quoique tout de même un peu pompeux et distancé de la réalité. La langue des anges et les prophéties nous sont un peu inhabituelles.
Mais le texte continue beaucoup plus objectivement

L’Amour est longanime et serviable ;
En lui ni jalousie, ni forfanterie, ni orgueil,
Ni rien de malséant.
L’Amour ne cherche pas son intérêt,
Ignore la colère et la rancune,
Ne se plaît pas dans l’injustice,

Quand on les compare aux versets précédents ceux-ci paraissent quasiment ordinaires ! Peut-être. Car ils se trouvent à la limite de ce qui paraît pour nous  évident, Paul continue :

Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout.


Vraiment ?  Est-ce que nous ne butons pas de temps en temps sur  l’insupportable moment qui nous force à dire: Maintenant, ça suffit! Je n’en peux plus !
Et, totalement exceptionnel, étrange à notre monde,  le texte conclut :


L'amour ne cesse jamais...

Vraiment ? Dans notre vie, l’Amour n’a-t-il jamais cessé ?
Plus je réfléchis,  plus je suis convaincu que Paul n’essaie pas de décrire l’Amour humain dans cet hymne, ce qui de toute façon dépasserait nos meilleures bonnes volontés les uns envers les autres !

Il s’agit avant tout de l’Amour qui transcende toutes nos représentations humaines. Selon notre langage chrétien, car il s’agit de l’Amour de Dieu !

Cet Amour-là est longanime et serviable
Cet Amour-là ignore la colère et la rancune
Et c’est cet Amour-là qui n’a pas de fin


Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie
Avec l’aimable permission de l’auteur

21:28 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (1)

13/04/2012

Tous connectés

tous-connecte.jpg

J’avais envie de raconter l’histoire de Solange Lusiku trouvée dans mon hebdomadaire Courrier International (du 5 au 11 avril) sous la rubrique MEDIA. Et je l’ai dit. Bien m’en pris car j’ai reçu – d’un fellow blogger - l’adresse : http://www.mediateur.edipresse.ch/?p=157

C’est écrit par Daniel Cornu :  Solange Lusiku, militante de l’information :   Cliquez et lisez, vous trouvez Solange Lusiku, femme et journaliste forte et qui invite à la solidarité. Elle est emblématique de tant d’autres  femmes qui s’engagent pour le droit à « la communication » ! A la publication de la Vérité !

Un clic encore et je tombe sur


"Tous connectés... un levier pour la démocratie?":

·    Solange Lusiku, éditrice congolaise du journal indépendant Le Souverain (Sud Kivu),
·    Amnesty International, mouvement mondial de personnes qui luttent pour les droits humains     (représentée par Salil Shetty, secrétaire général),
·    Daniel Cornu, spécialiste suisse de la déontologie journalistique.


LOUVAIN-LA-NEUVE
Solange Lusiku, Daniel Cornu et Amnesty International docteurs honoris causa de l’UCL

Un doctorat honoris causa, c’est une distinction. La plus haute que peut remettre l’Université à un membre de la société civile. L’UCL décerne ses doctorats, chaque année, le 2 février, jour de sa fête. Plus qu’un titre, c’est une marque de reconnaissance et de soutien de l’Université à la cause que défendent les personnalités (ou les organisations) qui le reçoivent. A noter que Aung San Suu Kyi, Taslima Nasreen ont reçu de cette distinction à Louvain-La-Neuve.

Quelques mots de Solange Lusiku : "On ne se laisse pas inféoder par les idéologies politiques ou à caractères confessionnels", assure-t-elle lorsqu’elle parle du périodique qu’elle dirige. "On est là pour voir ce qui se passe, pour analyser, pour donner son opinion, pour écrire, pour informer. C’est ça un journal indépendant."
Vive le « Souverain » !

Je suis comblée ! Soyons « tous connectés… »

21:27 Publié dans Médias | Tags : lusiku | Lien permanent | Commentaires (0)

12/04/2012

Un précieux journal

Quand j’étais petite, chaque jour le facteur apportait « La feuille », c’était à l’époque « Le Pays ». Papa et Maman lisaient les pages politiques, les nouvelles régionales, les avis mortuaires, et le « feuilleton. » On était avide de lecture, c’est là que j’ai appris à lire.


Les journaux soigneusement pliés étaient coupés en petits rectangles de 10x8 centimètres environs placés dans une boîte aux toilettes… il arrivait que nous lisions encore quelques lignes avant usage. Pas de gaspillage.


En Afrique du sud, Noviciat, pas de journaux. « What you need to know », « ce que tu dois savoir » était épinglé à un tableau en papier mâché au réfectoire. Le choix des coupures de journaux, « the Southern Cross » hebdomadaire catholique y compris révélait le racisme latent.


Enfin à l’école secondaire au Townhip, un journal (anglo-saxon) était disponible,  et puis les restes rapportés par les étudiants et qui traînaient partout. Le précieux « Drum ». Mon éducation commençait.
Les Essais des étudiants prégnants du vécu des sans-voix, la parole émergeante !


Puis, avec Michael Traber SMB, Albert Nolan OP, la formation de jeunes journalistes africains ! Méthode de base : voir et mettre en situation, analyse et action… méthode de conscientisation. C’était passionnant !
Le précieux papier consciencieusement remplis, les plus primitives machines ronéo, le partage après lecture en groupe et bien sûr, la « mise en mémoire » de l’essentiel !


La radio vint plus tard, puis la TV malheureusement instruments de propagande souvent destructeurs. C’était géré, contrôlés par des européens.
C’était dans les années 50 à 80 et c’était dans les zones noires !

IMG_NEW.jpg

 


Retour en Suisse, j’ai eu l’impression de me noyer dans un « champs de feuilles mortes ». Factuels, avec images parfois truquées rapetissant les textes, contradictions, affirmations, politiques, religions,  sports… il fallait choisir : J’allais dans les bibliothèques publiques (à Zurich où j’apprenais l’allemand) et là j’ai trouvé une presse solide, internationale, intercontinentale et suisse aussi bien sûr.


Pourquoi raconter cela aujourd’hui, cela n’a rien à faire avec l’actualité ! Pourtant ces souvenirs sont un lien avec ce qui se vit aujourd’hui dans de nombreux pays : la revendication de communiquer, de partager, de former des réseaux de relations et d’inventer un avenir commun. Et j’espère, demain ou après demain, présenter à ma manière Solange Lusiku au Sud-Kivu, et comment une feuille A4 devient une feuille A3.

21:53 Publié dans Femmes | Tags : sud-kivu | Lien permanent | Commentaires (0)

09/04/2012

LUNDI PASCAL

 

 

topelement.jpg

Marche de ce jour à Berne, photo Keystone

Réflexion sur ce Lundi de Pâques 2012

Après le bilan commercial de pâques, des petits lapins Lindt à la Federer, des œufs cuits durs à la recette Ogi, des agneaux rôtis et des bouchons sur les routes, quelques flocons de neige ce matin… tout ça fait plaisir. Peut-être.

Après les déferlantes de mots, les histoires en profusion, des sermons peu assaisonnés et sans éclats de Vie nouvelle, et des alléluias au ralenti… tout ça c’est bien. Peut-être.

Enfin l’Eucharistie de la gratitude et le pain et le vin partagés et les catéchumènes  baptisés accueillis, fêtés car Dieu les connaît « chacun par son nom ». Cela c’est très beau, et bon.

Mais bien plus profond et bien au-delà de tout cela : la prise de conscience d’être un atome de notre espèce humaine, l’union profonde du devenir humain dans l’inimaginable souffrance, l’injuste, la scandaleuse souffrance des majorités exclus et des minorités persécutées, ça, c’est le Vendredi  Saint au compte à gouttes des 365 jours de l’année. Cela, c’est la réalité. Est-ce bon ? Est-ce inévitable ?

Bien plus profond encore dans notre conscience individuelle et collective, ce feu sous la cendre, ce filet d’eau dans les lézardes d’un ruisseau, cette étoile tremblante et difficilement fidèle, ces la jeune et belle femme qui meurt d’une tumeur à la tête, doucement…

Et cette  clameur d’une maman et de l’enfant qu’elle offre au monde: un gémissement à deux voix en un seul instant et cette Vie Nouvelle. C’est le mystère pascal dans ce qu’il a de cruel et d’amour et de force ! C’est beau et bon cela ?  Je ne sais pas… mais je crois que là est le vrai sens de la VIE de Jésus en nous. On peut croire à la Résurrection, ici, aujourd’hui, sur la planète tout entière si l’on est conscient et si l’on participe, HORS LES MURS à sa crucifixion et à sa mort… en Syrie, sur la route de Damas, en  Palestine emmurée …et ici !

En conclusion ;

Joseph-Moingt.jpgSi nous disons que nous croyons à la résurrection du Christ….  « Nous avons le devoir de participer au ministère de réconciliation dont l’Église a la charge.  Nous devons nous engager dans les diverses activités de service du monde : travailler à la paix entre les peuples, désarmer les conflits sociaux, promouvoir la dignité et les droits de la personne humaine, dénoncer toutes les formes d’oppression et d’injustice, soutenir les efforts de juste libération, travailler à une meilleure répartition des ressources naturelles et des fruits du travail. »

« Croire quand même » de Joseph Moingt
… né en 1915. Ancien professeur de théologie à Paris (Centre Sèvres et Institut Catholique), ce jésuite a dirigé pendant plus de trente ans la revue Recherche de Science Religieuse. Il est considéré comme l'un des plus grands théologiens vivants.

Merci à Lui !

21:50 Publié dans Spiritualités | Tags : sens | Lien permanent | Commentaires (0)

07/04/2012

ALLELUIA

 

 

images (73).jpg


Pâques enfante la VIE nouvelle
Son Esprit chante alleluia en nous

Je vous souhaite l'Espérance du printemps sur le monde chers amis!


"De grand matin...elles vont à la tombe, le soleil étant levé." Marc 16, 2


Jour après jour
le soleil grignote
une miette
au pain de la nuit.

On se prend
à respirer autrement,
à regarder
plus avant,

Là où la sève
donne lecture
d'une nouveau printemps.

Mais on ne s'arrache pas
à l'hiver
comme on secoue
la poussière!

Il se peut que l'on reste
noué
à ce qui a été,

le corps labouré
par une tristesse
qui ne veut pas lâcher.

Il y a pourtant,
toujours vivante,
une promesse déraisonnable

pour frôler
de son aile
les abîmés de l'âme.
(avec l'aimable permission de Micheline, une chère amie)


Et de nous engager toujours davantage dans nos Galilée(s) respectives

 

Micheline m'avait gentiment transmis ce magnifique poème dont l'auteur est Francine Carillo, écrivaine et poète et nous serons enrichis de sa présence grâce é l'émission " faut pas croire" dont voici l'adresse: http://www.rts.ch/video/emissions/religion/faut-pas-croire/3609955-debat-et-dieu-crea-la-femme.html.

Bon Lundi de Pâques! Claire-Marie


22:30 Publié dans Spiritualités | Tags : esprit | Lien permanent | Commentaires (2)

Ces deux-là

téléchargement (4).jpg

Ces deux-là : les seuls à rester soucieux du cadavre de Jésus. Une fois Jésus exécuté, ils ont tous fui, l’un d’eux, peut-être celui que Jésus aimait, poursuivi, selon Marc 14 : 52 « Lâcha son vêtement, et se sauva tout nu (gumnos). » Tous, des trouillards ! Sa mère probablement réfugiée chez les femmes disciples de son fils… gardait ses choses en son cœur dans une impuissance totale.

Mais il arrive que les vrais héros surgissent, non programmés, où et quand on s’y attend le moins : Joseph d’Arimathie, rejoint par Nicodème, membres du Sanhédrin, des Pharisiens. Des juifs.  Des Docteurs de la Loi. Les deux étaient en quelque sorte des dissidents, des clandestins de la dernière heure ! Si les autorités religieuses avaient connu leurs relations avec Jésus, tous les deux auraient été excommuniés ! Ils savaient aussi que ces mêmes autorités religieuses feraient tout pour faire disparaître ce cadavre haï et qui ne cessait de les hanter !

Ces deux-là
sont lucides et ils savent ! Il faut faire vite et Joseph d’Arimathie  va trouver Pilate et le prie de lui remettre le cadavre.  Et Matt. 27 : 58 raconte : « Après s’être enquis et avoir reçu confirmation de la mort de Jésus, Pilate donne « l’ordre que le cadavre soit livré. »

Pour Pilate, ce n’était qu’une dépouille sans valeur que Joseph réclamait et obtint.

Il est rejoint par Nicodème, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, environ cent livres.

«Ils prirent donc le corps de Jésus et l'entourèrent de bandelettes avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs ».  La nuit pouvait tomber !

Ces deux-là, des riches, des Pharisiens sont fidèles à travers la mort, face au cadavre de celui qui les avait conquis par sa totale simplicité. « Ils vont vers Lui hors du camp, portant son opprobre. »

Ils n’ont rien dit. Ils ont agi. Voilà leur liturgie.

Avec ces deux-là : Beaucoup sont aujourd’hui « Hors du camp, portant avec Lui son opprobre ».  C’est notre place ce Samedi Saint du 7 avril 2012.

06/04/2012

Un Procès rapide


2806266355.jpg


Le Christ devant Caïphe, Gerrit van Honthorst, vers 1617 (Londres)

 

Un procès rapide
(Marc 14-15)


C’est un fait établi que Jésus ne fut pas tué par les « Juifs » mais bien plutôt par un commando d’exécution romain.  On peut bien soupçonner la raison de ce « procès express » du Nazaréen par les Romains car pour eux, Jésus était une espèce de risque de sécurité. Un procès accéléré, dit-on, est plus opportun  lorsqu’il s’agit de juger des agitateurs sociaux.

Le jugement basé sur de piètres accusations de toutes sortes ont bien embarrassé ses disciples, hommes, femmes et amis. Ils auraient plutôt pensé qu’un Messie, annonçant que le Royaume est proche, soit soumis à un procès plus impressionnant et à une exécution plus « digne » que ce qui est normalement infligé aux terroristes et aux esclaves sans valeur, notamment la crucifixion !

Les premiers chrétiens et chrétiennes n'ont pas essayé d’embellir  la réalité, je dirais presque l’absurde,  qui caractérisa l’exécution de Jésus.

Grâce à leur Foi renouvelée par le fait que Dieu ait ressuscité Jésus des morts,  ils ne se faisaient plus d’illusions au sujet de l’atrocité de la mort de Jésus et d’autres crucifiés. Au contraire, c’est comme si Jésus, par l’histoire de sa mort, voulait annoncer que, pour Dieu, aucun chemin, aucun abîme, aucune mort, aucune distance, aucun trou, aucun cynisme, aucune absurdité, ne l’empêcheront d’aller rechercher inconditionnellement les gens là où ils sont : menacés par la famine et par les guerres, enfermés dans leur arrogance…loin de Dieu.

Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie
Avec l’aimable permission de l’auteur

(écouter aussi: http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4419297)


09:59 Publié dans théologie | Tags : vendredi saint | Lien permanent | Commentaires (1)

05/04/2012

L'Eucharistie

P0001145c.jpg

C’est dans l’actualité que se réalise en 2012 la vie du Christ :
Dans le monde des affamés, des assoiffés. Jésus agonise et meurt de faim et de soif !

Pas une famine ni une sécheresse dont les causes sont « naturelles ». Non. Les causes sont  structurelles !

Et, à moins de s’engager, de dénoncer par tous les moyens ce scandale, nous tous qui n’avons ni faim ni soif, sommes coupables comme le disait Saint Paul à Corinthe :
(1 Co, 11,17-34) :  « Je n'ai pas à vous féliciter », s'emporte-t-il. Car les uns mangent et boivent pendant que les autres ont faim et soif. Quand vous prétendez vous réunir pour célébrer l'eucharistie, « ce n'est pas le repas du Seigneur que vous prenez », mais c'est votre propre condamnation que vous mangez et buvez. Car vous faites de l'eucharistie un mensonge. »

Ainsi, parce qu'il existe dans la communauté chrétienne de Corinthe des fractionnements, des divisions, fondées sur le refus de partager avec celles et ceux qui ont faim, parce que la communauté de Corinthe est « duale », « cassée en deux », l'eucharistie ne peut pas se célébrer. Elle n'est qu'apparence d'eucharistie, mensonge. Elle est le repas des riches et non « le repas du Seigneur ».

N’avons-nous pas, actuellement, ici et maintenant, beaucoup de choses en commun avec les Corinthiens ?
La faim et la soif de Justice et d’Egalité, n’est-ce pas criant ? En nous et autour de nous ?
Nul besoin d’aller loin, juste chez les demandeurs d’asile, ou chez les enfants et les femmes et les vieux abandonnés…

Les liturgies interminables, belles, solennelles, orchestrées, nous donnent quelques frissons ou nous endorment, c’est selon… mais ce que je constate, c’est que, trop souvent, ces liturgies nous empêchent de prendre conscience de l’agonie de Jésus dans notre actualité. Aujourd’hui.

Oh ! Je ne dis pas cela afin de nous culpabiliser, mais simplement afin d’essayer d’être fidèle à nous-mêmes, à la foi en ce pain de Vie. L’Eucharistie.

21:40 Publié dans Spiritualités | Tags : famine | Lien permanent | Commentaires (0)

04/04/2012

La Politique des Sages


L’Afrique du sud  avec Mandela et Frederik de Klerk
La Birmanie avec  Aung San Suu Kyi et  Thein Sein

 

images (68).jpgimages (67).jpg

 

La Birmanie  :
53 millions d’habitants en 11 ethnies -  678 500 km2  et 79.5 hab./km2

Afrique du Sud.:
50 millions en 11 ethnies - 1 219 912 km2 – et 40,2 hab./km2

Deux pays colonisés, exploités, divisés par les autorités afin de mieux régner! Aussi, l’Histoire des luttes se fait selon les contextes.

Ce qui me fascine sont ces deux personnages : Nelson Mandela, alias notre « Madiba »
et Aung San Suu Kyi alias « Amay Suu » Mère Suu.

Les deux ont vu la réalité de leur peuple et tous les deux, sans avoir vécu la misère des populations opprimées, se sont engagés une fois pour toutes ! Car une fois engagé pour la justice : « people centered and solidarity driven » tu ne reviens pas en arrière. Tu vas jusqu'au bout.

La prison, parfois la mort, les rejets, et puis, si le peuple conquiert sa liberté, qui est sienne davantage que celle des leaders, cette liberté doit construire une nation nouvelle sur les ruines du passé. Rien ne garantit la victoire et le succès à long terme.

Mais les leaders, en l’occurrence Aung San Suu Kyi et Nelson Mandela, se mettront  à l’arrière : disponibles, engagés, effacés. La responsabilité de construire une nation « arc-en-siel » revient aux vrais héros: les petites gens sans qui leaders ne seraient que des fonctionnaires comme il y en a trop dans notre société à la gouvernance opaque!
Myanmar President Thein Sein.main story.JPG
Mais, liés à Mandela et à  Aung San Suu Kyi , nous reconaissons deux personnages-clés en Afrique du Sud comme en Birmanie:
Frederic de Klerk et Thein Sein.


Au risque de me tromper lourdement « Thein Sein, président Burman, joue un rôle important vers le long chemin d’une réconciliation en Birmanie, comme Frederick de Klerk en Afrique du Sud. »
selon Eric Chol dans le Courrier International :

Myanmar President Thein Sein:  « La libération d’Aung San Suu Kyi en novembre 2010, sa rencontre avec le président Thein Sein au mois d’août, enfin l’autorisation de sa candidature aux élections témoignent de l’ampleur des changements en cours. Il faut du courage pour 1-nelson-mandela-with-fw-de-klerk-in-cape-town_59.jpgdéfier les éléments les plus radicaux de son propre camp. »
De Klerk et Thein Sein ont eu ce courage !


Hier n’est qu’un rêve,
Demain n’est qu’une vision ;
Mais un aujourd’hui bien vécu
Fait de chaque hier un rêve de bonheur,
Et de chaque demain une vision d’espoir.
Fais donc grand cas d’aujourd’hui.

D’après “La salutation à l’aube”, inspiré d’un hymne védique.
Paru le 7 janvier 2011 dernier sur le site de Courrier international.
Courrier International du 8 janvier 2011

« Fais grand cas d’aujourd’hui » !
Nous marchons sur le chemin d’espérance, et Jésus a dit qu’Il ESTle CHEMIN. Qu’importe alors l’Arrivée.

13:51 Publié dans Politique | Tags : birmanie | Lien permanent | Commentaires (1)