07/04/2012

Ces deux-là

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Ces deux-là : les seuls à rester soucieux du cadavre de Jésus. Une fois Jésus exécuté, ils ont tous fui, l’un d’eux, peut-être celui que Jésus aimait, poursuivi, selon Marc 14 : 52 « Lâcha son vêtement, et se sauva tout nu (gumnos). » Tous, des trouillards ! Sa mère probablement réfugiée chez les femmes disciples de son fils… gardait ses choses en son cœur dans une impuissance totale.

Mais il arrive que les vrais héros surgissent, non programmés, où et quand on s’y attend le moins : Joseph d’Arimathie, rejoint par Nicodème, membres du Sanhédrin, des Pharisiens. Des juifs.  Des Docteurs de la Loi. Les deux étaient en quelque sorte des dissidents, des clandestins de la dernière heure ! Si les autorités religieuses avaient connu leurs relations avec Jésus, tous les deux auraient été excommuniés ! Ils savaient aussi que ces mêmes autorités religieuses feraient tout pour faire disparaître ce cadavre haï et qui ne cessait de les hanter !

Ces deux-là
sont lucides et ils savent ! Il faut faire vite et Joseph d’Arimathie  va trouver Pilate et le prie de lui remettre le cadavre.  Et Matt. 27 : 58 raconte : « Après s’être enquis et avoir reçu confirmation de la mort de Jésus, Pilate donne « l’ordre que le cadavre soit livré. »

Pour Pilate, ce n’était qu’une dépouille sans valeur que Joseph réclamait et obtint.

Il est rejoint par Nicodème, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, environ cent livres.

«Ils prirent donc le corps de Jésus et l'entourèrent de bandelettes avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs ».  La nuit pouvait tomber !

Ces deux-là, des riches, des Pharisiens sont fidèles à travers la mort, face au cadavre de celui qui les avait conquis par sa totale simplicité. « Ils vont vers Lui hors du camp, portant son opprobre. »

Ils n’ont rien dit. Ils ont agi. Voilà leur liturgie.

Avec ces deux-là : Beaucoup sont aujourd’hui « Hors du camp, portant avec Lui son opprobre ».  C’est notre place ce Samedi Saint du 7 avril 2012.

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