17/10/2011

Refus de la misère

 

Journée  mondiale du refus de la misère le lundi, 17 octobre 2011

 

Les miséreux vivent la misère au quotidien. C'est concret. C’est la raison pour laquelle ils osent prier: « Donne-nous aujourd’hui notre pain 5-pains-2-poissons.jpgquotidien.»  A la messe, au culte, « avec nos petits ventres remplis » cette prière a-t-elle un sens ? Oser réciter cette prière pour les miséreux ou pour les misérables ? Ce serait une injure! Non, ce serait donner une gifle à leur dignité ! " Les affamés n’ont pas besoin de notre prière, ils ont besoin de justice et de solidarité."* De pain concret, partagé.

L’Eucharistie : signifie "merci du partage" que l’on fait en souvenir de l’auteur : Jésus-Christ. Il a dit : « Ce partage de pain, faites-le en mémoire de moi. » une « mémoire » qui pourrait changer le monde. Mais cette mémoire « dangereuse » ne doit jamais perdre son premier, le sens que Jésus lui a donné. 

Agir en partenariat avec les plus pauvres

Les plus pauvres sont parmi nous, à nos portes, « la porte des pauvres.» Ils pourraient et devraient pouvoir partager notre table et notre amitié. Si nous ouvrons nos coeurs et nos maisons. Ils sont à Bulle. En Suisse. Ils sont dans le Tiers-monde et le Quart-monde. Ils ont un nom, une famille, une histoire, ils sont parfois sans domicile fixe, sans toit, sans travail ni salaire ni pain quotidien. Ce fait nous dérange, nous irrite. Eux, ils végètent.

Quelle chance pour nous, si nous sommes encore capables de nous sentir indignés par l’injustice, c'est un signe d’espérance pour l’avenir. On le construit comment, l’avenir ?

 

Politiquement pratique : « Gauchebdo » Hebdomadaire politique romand, successeur de la « Voix ouvrière » fondée par Léon Nicole en 1944.

Bonne fin de Journée !

*Hermann-Josef Venetz "Das Vaterunser" p. 63, verlag Exodus 1989)

15:36 Publié dans Commerce | Tags : pain | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.