19/06/2011

UNE PENSEE


Aux amis de la blogosphère

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Jusqu'au 8 juillet, je n'aurai pas accès à Internet. Je serai quelque part au bord d'un lac. Être hors frontières et barrières permet, peut-être, une réflexion plus lucide sur l'actualité concernant nos sœurs et frères humains, les plus lointains et les plus proches. Une blogosphère hors frontières où chacun vit, survit, meurt. Le destin?

J'espère sentir le Souffle aimant de l'Esprit affermir ce qui reste à affermir en moi, en notre espèce humaine. Je vous souhaite le bonheur!

À plus tard donc et merci de votre engagement poétique, lyrique, politique, économique, simplement humain.

claire-marie

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11/06/2011

L'ESPRIT SAINT en 2011

 

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Veille de Pentecôte 2011 Juste le moment d’une réflexion.  La prière, c’est l’expérience de l’Amour en moi. En nous. Jésus avait besoin de se retirer sur la montagne ou au bord d’un lac pour faire cette expérience d’union avec son Abba et le nôtre.

Il avait alors la force de l’Esprit pour se plonger dans la société de sa région. Plus il se sentait un avec le peuple opprimé par l’Institution ecclésiastique des synagogues et par le pouvoir de Rome, plus il se sentait pris par l’Esprit divin, plus il se sentait poussé à l’action. Seul, très seul d’abord, puis avec une poignée de gens, femmes, hommes qui semblaient partager sa vision, des laïcs comme on dit. Au contact de Jésus, eux faisaient aussi l’expérience d’un souffle, ne sachant trop d’où Il venait ni où Il les conduirait.

Plus les gens exploité, courbés, paralysés, méprisés, tourmentés par les docteurs de la Loi et les grands prêtres, plus les muets, les sourds, les lépreux, les aveugles levaient les yeux vers ce Jésus qui faisait corps avec eux dans sa proximité. Les pauvres attendent Jésus dès leur naissance dans cette vallée de larmes. L’attente, c’est déjà la présence de Jésus. Ils nous touchent et on le sent. Les pauvres osent alors crier ce qu’ils sont et ce qu’ils vivent dans cette société aux structures perverses, injustes, vraisemblablement immuables. Ils osent crier leur révolte aux idoles du pouvoir, de la richesse, du prestige, de l’égoïsme de groupes institutionnalisés et rattachés à la Synagogue, flirtant avec Rome. Une élite exclusive !

Jésus ne méprisait personne, même pas les institutions, mais  son union avec les grassroots, le peuple d’en bas, fut le déclencheur de son engagement irréversible et inconditionnel pour la libération et la dignité humaine des pauvres et des opprimées. Tous. Comme l’écrit magnifiquement Joseph Comblin, ce grand théologien de la libération, « L ‘irruption de l’Esprit est toujours l’heure de l’irruption des pauvres » (p.186 in « L’Esprit Saint », Ed. Du Cerf 1994). Et en ce temps de Pentecôte 2011, l’irruption des pauvres, le « Printemps des Peuples » est l’irruption de l’Esprit ! Et si nous avions l’idée de célébrer ce printemps de Pentecôte sur notre monde demain et les jours suivants, de célébrer la souffrance, le sang martyres pour que jaillisse le feu que Jésus est venu répandre de l’Orient à l’Occident ([Luc 12:49-53]) et que la construction laborieuse de la famille de Dieu avance ! En devenir conscient, c’est un don de l’Esprit. Des hommes, femmes, enfants qui se sentent capables de sourire à la vie, à la société. Malgré tout !

Et n’oublions pas que demain 12 juin 2011 est « la Journée mondiale contre le travail des enfants :

http://www.ilo.org/ipec/Campaignandadvocacy/WDACL/lang--fr/index.htm

Malgré « ces millions d’enfants de moins de 18 ans astreints à des travaux dangereux, par exemples

Agriculture

Le travail des enfants et les conflits armés

Exploitation sexuelle commerciale des enfants

Travail domestique

Mines et carrières

Traite des enfants

Comme conclut vigoureusement Joseph Comblin, « L’expérience de l’Esprit n’exclut pas, mais inclut la vie de souffrances et de persécutions qui fut le sort des premières communautés. Elle est joie au milieu des tribulations. Une joie dans les larmes ! »

 

21:39 Publié dans Spiritualités | Tags : enfants | Lien permanent | Commentaires (0)

10/06/2011

Esprit Coeur Tête

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Le luxe de méditer pendant que le tunnel brûle :

 

simplon2.jpg« Une cinquantaine de pompiers ont été mobilisés. Ils n'ont toutefois pas pu atteindre les wagons en raison d'un dégagement de chaleur extrêmement fort. Ceux-ci se trouvent à environ trois kilomètres de la sortie sud du tunnel, sur territoire italien. Merci à eux pour leur courage ! »

Crédit: Tribune de Genève

Méditer sur la Pentecôte, et sur l’Esprit Saint  doit faire sourire Notre Créateur. Dieu. Tant les deux ne sont qu’UN. Les occidentaux  sont imbus de chiffres ! On sépare et on additionne, ensuite, on dit que c’est un mystère. Comme la Sainte Trinité par exemple. Un mystère que l’on accepte tel quel : incompréhensible.

 

« Dieu est Esprit et ceux qui l'adorent doivent L'adorer en esprit et en vérité ». (Saint Jean IV, 20)  Et le Saint Esprit de la Pentecôte que les chrétien essaient de célébrer, c’est l’Esprit de Jésus en chacun de nous et dans l’espèce humaine.

 

Jean-XXIII.jpgSuivre Jésus aujourd’hui, c’est permettre à son Esprit d’agir en nous tous au cœur de notre monde. Comme le fit le bon Pape Jean XXIII.

Comme je le comprends, c’est le Souffle (Je préfère le mot « souffle » à « turbomoteur ») de notre énergie afin, s’il y a lieu, de dénoncer l’injustice avant d’annoncer le contraire !

 

Juste un exemple personnelle : Il y a des années, les supérieur(e)s m’avaient demandé de témoigner de la réalité de l’Apartheid en Afrique du Sud ici, en Suisse. Témoigner me semblait être « dire le vécu », ce que je fis  avec le feeling et les mots du vécu, la mise en situation d’un « incident », avec les mots de ce vécu, un CRI parfois. (voir le film CRY FREEDOM Richard Attenborough et Steve Biko).

 

La réaction de mes compatriotes – à quelques exceptions près – était : « C’est émotionnel ! » En allemand et en anglais, idem ! Et je me suis appliquée à contextualiser en faisant « l’analyse sociale »  qui impliquait parfois le rôle pro apartheid du monde des finances en Suisse. Alors, en plus du terme « émotionnel » on  eut tendance à dire que le vocabulaire était « marxiste ». En plus il fallait éviter de culpabiliser les auditeurs qui se sentiraient moins généreux pour soutenir des « projets » ! (Je n’avais d’autre projet que celui d’aider à prendre conscience de la chose).

 

Puis j’ai réfléchi sur ce « problème d’émotion et de marxisme » et je n’ai pas trouvé de solution à moins de trahir la situation et moi-même !

Avec l’âge je suis devenue sage et, à la manière de Nelson Mandela, j’ai essayé l’astuce des images, la provocation des questions afin de permettre la mise en lumière du système d’apartheid racial, social, économique, ecclésiastique.

 

Je me suis souvenue de la réflexion Sr Camille disait au sujet de notre réalité images (17).jpgd’apartheid qui empêchait les relations humaines : « When the heart aches and the spirit bleeds ».  Lorsque le cœur fait mal et que l’esprit sue des goutte de sang ! Traduction inadéquate !

Une tête et un cœur : comment concilier cela quand c’est perçu en tant que deux choses séparées ?

A force d’essayer, l'Esprit de Jésus est devenu le lien entre la tête et le cœur qui: quelle audace! ne devrait plus faire qu’UN !!! C’est peut-être cela, la Pentecôte ?

 

 

21:21 Publié dans Spiritualités | Tags : esprit | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2011

En route vers la Pentecôte

 

 

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Week-end de Pentecôte

Ici et plus loin

Esprit originel

Esprit de Jésus aujourd’hui

Credo libérateur

Le week-end de Pentecôte en Occident, beaucoup l’attendent pour se reposer, pour fêter, danser, aller faire un tour, se réunir en famille et c’est très bien ainsi ! Les travailleurs ont besoin de « souffler » comme on dit et de se dé-stresser et c’est très bien.

En Occident chrétien, des liturgies minutieusement préparées seront célébrées, des chants, la prédication du pasteur et du prêtre,  dans les temples, les églises. Puis on s’en ira en se souhaitant les uns aux autres : Bonne Pentecôte et puis…  « qu’est-ce que tu fais demain ? » Et chacun fera ce qu’il peut faire ou ce qu’il juge bon de faire dans sa réalité propre. Tout ça, c’est très bien car, sans ces « haltes » rafraîchissantes, l’homme glisserait plus rapidement encore dans la machine robotique exigé par le système économique . Merci donc pour la Pentecôte, le Week-end et la force qu’on en retire.

L’esprit originel : On se souvient cependant que la Pentecôte originel est une expérience de vie, de respiration, de souffle ! Du Big Bang et des eaux frissonnantes au tout premier Souffle ! Et puis, l’Esprit vit, avance dans l’espace-temps, anime,  crée, libère de l’inertie et du chaos, il se fait homme. Et il arrive que, même moi, un être humain comme des milliards d’autres, j’en suis consciente, parce que, simplement l’Esprit est une expérience de vie tendue de tout son être vers l’accomplissement du royaume de Dieu. De sa communauté.

Le chaos : l’inertie, le « dead weight » (ecclesiastique notamment) est lent, très lent à se laisser façonner par la main du divin Potier. Tout révèle le rapport de force fatalement inégale entre les bâtisseurs de communautés humaines nées de l’Esprit d’une part, et la puissance institutionnalisée des empires tous azimut d’autre part. L’actualité en témoigne ! Regarde le monde et tu comprendras « le printemps ensanglanté des Peuples .»

Cependant l’expérience de pentecôte, reste le souffle, aujourd’hui comme au « début », Il vient des lieux les plus inattendus, du Moyen Orient peut-être, des couloirs de la mort du Texas, de Fukushima, du fin fond de la Chine des rizières, des abris de la protection civile abritant nos réfugiés, de la table d’une famille partageant le pain de Vie. L’expérience de l’Esprit très personnelle au sein des foules qui suent pour obtenir, du travail de leurs mains: le Pain quotidien. Le contre-courant du Capital.

Une étincelle d’énergie, s'enflamme et luit à l’appel de Jésus, Esprit selon saint Luc 12, 49-53 : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre aider_a_combattre_le_cancer_ttpp.jpgqu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. » Jésus nous avertit que « le disciple ne sera pas au-dessus du Maître! (Luc 6, 40) Rien de plus actuel que cette Parole de Jésus dans notre monde en 2011.

Pendant une semaine, à notre Maison Provinciale bien loin d'ici, je me suis nourrie de la sagesse d’un théologien sur le CREDO dans les églises et dans les communautés religieuses. J’ai été fascinée par le fait que, au-delà du « Credo de Nicée récité », revient, naturellement, avec insistance, le défi  du « Credo en Dieu » présent au cœur de la souffrance des pauvres et des marginalisés de notre société.

Le Credo pour la Pentecôte de ce dimanche rejoint la pensée de Léonardo Boff et de Dorothée Sölle, apôtres de L’Esprit de Pentecôte aujourd’hui, chez nous. Mais prions:

(Dorothée Sölle, citée par Leonardo Boff in "Jésus-Christ libérateur", Cerf, p 245)

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2009/10/24/15553032.html

« Je crois en Jésus-Christ:
c'était
un homme seul qui ne pouvait rien faire
impuissant comme nous,
mais il a lutté pour que tout change
et c'est pour cela qu'il fut exécuté.
Devant lui nous sentons
comme notre intelligence est sclérosée,
notre imagination étouffée,
nos efforts vains,
car nous ne vivons pas comme il a vécu
et chaque jour nous fait craindre
que sa mort ait été vaine
lorsque nous l'enterrons dans nos églises
et que nous trahissons sa révolution
dans la soumission craintive devant les puissants.
Je crois en Jésus-Christ
qui a ressuscité dans nos vies
pour que nous nous libérions
face aux préjugés et à l'arrogance du pouvoir,
de la crainte et de la haine
et que nous fassions avancer sa révolution,
vers le Royaume. »

21:38 Publié dans Spiritualités | Tags : credo | Lien permanent | Commentaires (0)

08/06/2011

Mercredi avant Pentecote

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Heder Camara

« Jésus vint à Nazareth où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :

L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé

porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,

annoncer aux prisonniers qu’ ils sont libres, et

aux aveugles qu’il verront la lumière,

apporter aux opprimés la libération,

annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur." » (Isaïe 61: 1 Saint Luc 4:18)

 

Ce soir, consciente d’être au cœur d’un monde tourmenté et tumultueux, le pauvre, la pauvre, qui a besoin de la Bonne Nouvelle de Jésus c’est moi. Ma pauvreté a de nombreuses facettes : physiques, psychiques, intellectuelles, humaines tout simplement. Il est bon d’écouter l’Esprit aimant m’encourager, comme Il sait le faire.

 

La prisonnière qui a besoin de liberté, c’est aussi moi. Prisonnier/prisonnière de mon EGO orgueilleux, prisonnière de la peur des « qu’en dira-t-on ? ». Prisonnière d’une mentalité dépassée mais rassurante !

 

L’aveugle qui attend la lumière, c’est moi ce soir ! Pour voir mes limites, pour percevoir les attentes et les limites des autres, pour voir mes potentialités et les leurs !

 

L’opprimée qui a besoin de libération, c’est encore moi. L’oppression de sentir que le système, après tout, me protège, y compris l’ecclésiastique parfois !!! L’oppression de la peur de l’effort. L’oppression du « moindre effort ! »

 

C’est moi qui ai besoin de l’énergie de l’Esprit, comme on a besoin d’une énergie toujours renouvelable mais que Dieu ne nous impose pas ! Besoin d’ouvrir mon cœur et mon intelligence à L’Esprit pour le courage de continuer la route.

 

Moi, c’est Claire-Marie bien sûr. Et c’est aussi toi, le balayeur de rue, le videur de poubelles, l’évêque, le politicien, le patron et l’employé. La femme de chambre, doyen, le banquier. Le chômeur ! L’ami, tous les amis.

L’Esprit de Jésus nous guérit, c’est son « job » et sa passion ! On dit aussi : sa Mission qu’il accomplit avec nous chemin faisant.

 

07/06/2011

L'Esprit dérange

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L'Esprit qui dérange

 

Introduction :

Je me souviens du lieu, quelque part auprès d’un petit ruisseau pierreux au Cap (Afrique du Sud). Nous étions un groupe mélangé (en terme de race, d’ethnie, de nationalité, de classe, de croyance) Une motivation commune nous rassemblait : c’était que chaque homme a droit à sa dignité d’homme. Ce que niait le système. Notre animateur était Albert Nolan, un frère dominicain, un grand et authentique théologien, et nous étions en train de réfléchir sur « Jésus avant le Christianisme » (Nolan (Albert) L'Evangile de la libération ) Et comme c’était son habitude, Albert s’inspirait des paroles de Grassroots, nous afin de construire son livre. Et tout d’un coup, Albert dit : « Ce qui est important, c’est l’Esprit de Jésus aujourd’hui ». J’avais suivi moult cours de théologie par correspondance, mais cette simple phrase fut un mûrissement, une révélation de ce qu’implique « Suivre Jésus dans le pays de l’Apartheid » selon Paul de Tarse qui résume ainsi: dans I Cor 13,11: « Quand j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je jugeais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; mais lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. »

Réflexion :

Un enfant hérite de certains gestes spontanés de son père et de sa mère, par exemple ce petit hochement de tête rapide à l’annonce d’une nouvelle intéressante, un éclat de rire ou la manière de permettre aux larmes de couler en tournant le dos à tous.

En grandissant, l’adolescent, le jeune adulte aura les traits plus accentués de l’un des parents.  Plus tard encore, avec le passage des génération, on dira, « Oui, Paul avait l’esprit de son père, ou de sa mère, ou de ses aïeux ».  Cet  Esprit hérité n’a rien d’un copié-collé, c’est l’énergie qui poursuit  son déploiement, parfois en faisant preuve de fantaisie et d'imagination,  grâce à la courroie de transmission générationnelle.

Cet Esprit est toujours surprenant : Il nous propose  l’audace et l’humilité de prendre Jésus au sérieux, et c’est extrêmement ardu car, en Occident du moins, les Institutions craignent le Souffle « inattendu » de l’Esprit surtout quand il souffle des racines vers les sommets comme le dit le cher Isaïe (11 : 1-3)

 

« Un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit de Yahvé,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte de Yahvé :
son inspiration est dans la crainte de Yahvé.
Il jugera, mais non sur l’apparence.

Il se prononcera, mais non sur le ouï-dire. »

 

Ce rejeton sorti de la source de Jesse, c’est le Verbe fait humain, tout homme, tous les hommes, IL respire, Il est le souffle de l’espèce humaine, le souffle de la Terre. « L’Esprit Saint est simplement l’Esprit de Jésus .»

(« Suivre Jésus aujourd’hui », Novalis Cerf, 2009, p 239 par Albert Nolan).

Jésus savait qu’il était bon qu’Il s’en aille afin de libérer ses apôtres et disciples de leur dépendance envers sa présence. Et de poursuivre sa Mission de libération, d'une manière collective et reponsable, partout dans le monde ! Il met sa confiance en nous en nous disant qu’il est bien davantage agissant en nous, sur les chantiers du monde, plutôt que « hors de nous » dans des temples et des cathédrales.  Les mots que rapporte le bien-aimé disciple Jean, (voir Jean 14 14-21, Jean 16 7-15) sont pleins d’une infinie tendresse. Oui on a pas honte de pleurer de reconnaissance en percevant dans le sens des mots, SA voix!

Il nous avertit pourtant que le « Monde n’aime pas la vérité » Et Jésus avait osé cette affirmation face à Pilate,  « Je suis la Vérité » (Jean 14 :6). On choisit le chemin de la lutte.

Annoncer la Bonne Nouvelle, cette Vérité incarnée, n’est pas une affaire de diplomatie, de doctrine, ni de dogme, c’est une Mission accomplie avec l’humble énergie de l’Esprit aujourd’hui par celles et ceux qui sont sans domicile fixe. Et qui cheminent, « faisant le Bien » (Actes 10:38). Faire le bien, selon la praxis de Jésus, consiste aussi à dénoncer les systèmes, à renverser les trônes, les pouvoirs, les dominations. Je n’invente pas, sa maman exultait le chant d’une combattante de la Liberté alors que son fils n’était pas encore né ! (Luc 1 : 46-55) Jésus a donc de qui tenir et personne ne m’en voudra de dire cela, car Il aimait sa mère, et Il nous aime. Et l’Esprit tressaille déjà dans son entourage, chez Elizabeth, et bien au-delà.

Je continuerai demain.

 

 

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06/06/2011

Le Nucléaire et l'Esprit

 

 

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Se souvenir de la Pentecôte

 

 

Petite introduction personnelle :

 

L’Esprit était bien présent dans la vieille ferme du Clos-du-Doubs, dans une famille de 8 enfants. Dans la manière de vivre au jour le jour du travail de nos mains, sur une terre fertile, aimée comme une parente, soignée comme un jardin, admirée car elle était belle et bonne et généreuse !

 

L’Esprit sous le même toit que nous partagions avec les animaux : 4 chevaux, des poulains, autant de vaches, génisses, veaux, cochons, poules, lapins, chats, chiens, les quelques souris occasionnelles, et les hirondelles d’une exemplaire fidélité !

 

L’Esprit des enfants, espacés de deux ans dans le temps, esprit de compétition, de « bataille », de réconciliation, mais par-dessus tout et au-delà de tout, l’esprit absolument solidaire dans le malheur qui n’a pas manqué, et cette solidarité dépassait de loin la ferme et la région. Cet Esprit-là, don du Créateur à nos parents, ces deux êtres courageux qui ont transmis en nous la sève de l’Esprit, et lui ont permis de souffler où Il veut. Cet Esprit-là m’a marquée pour la Vie. Même si parfois son exigence au quotidien n'est pas évidente!


Réflexion:


Chaque jour jusqu'à la Pentecôte, en hommage à nos parents, à la fratrie, vivante ou morte, je me propose d’écrire quelques lignes sur l'Esprit qui souffle sur notre monde en perte d’Espérance, comme il a soufflé sur les eaux des origines, aujourd’hui menacées radio activité mortelle.

 

Ce jeudi 9 juin, nos membres du Conseil Fédéral se pencheront sur le problème de l’énergie, nucléaire, sur les alternatives, afin de satisfaire aux besoins vitaux du plus grand nombre. Je prie que chacun soit ouvert à l’Esprit de Jésus, qu’une minute de silence soit observée pour les victimes des catastrophes nucléaires passées !


L’Esprit est, après tout, l’origine et la « substance » de l’énergie, l’unique : la VIE.

 

Le problème aujourd’hui n’est pas l’énergie atomique, mais le cœur des hommes. Albert Einstein.

 


 

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04/06/2011

LE CHAT DU RABBIN, suite

 

 

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Joann Sfar et Frédéric Lenoir

Allez savoir pourquoi la rencontre avec le chat du Rabbin Sfar et de sa fille Zlabya me donne l'eau à la bouche? Depuis bien longtemps je recueille des petits billets félins dans la blogosphère, notamment chez Gilbert Salem (il n'y a qu'à faire un petit tour dans ses archives pour voir !) et tu souris d'abord, puis bientôt, on ressent une parenté quasi organique avec ces « tigres » à notre portée! (Victor Hugo)

Si bien que j'ai eu l'audace de souhaiter un chat comme cadeau d'anniversaire! Ce minou-là n'est pas encore né.

 

 

Mais revenons au Chat du Rabbin, avec Joann Sfar et Frederic Lenoir, (directeur de la Rédaction du très sérieux « Monde des Religions »). Ils discutent, comme deux amis, l’artiste et créateur, et le philosophe, de l’histoire du Chat du Rabbin.

Le Chat n’y pas de nom à lui, c’est comme si on me disait « bonjour Femme ». Jésus a appelé sa mère comme ça : « Femme ! » (Jean 2 :4). Chat, Femme, Homme, nous sommes l'espèce humaine.

 

Juste une petite suite de l’histoire que j’ai déjà racontée dans mon billet précédent : Le Chat dévore le perroquet et, comme on « devient ce que l’on mange », le Chat parle ! Et les miaoooou langoureux deviennent  des paroles intelligentes qui ravissent la jeune fille adorée, Zlabya, et inquiètent le Rabbin son papa, qui essaye, durant images (6).jpgtrois heures de lui expliquer QUI est Dieu !  Le Chat écoute et répond : : « C’est exactement ce que j’éprouve pour ma  Zlabya que j’aime ! »  Donc Dieu n'est pas une définition, il est une expérience! Allez savoir si l'expérience de l'amour aura du poids face aux dogmes et aux théories!

Par préserver son amour divinement humain, le Chat apprend la religion de l'Éternel, le maître du Rabbin, et fatalement, le pauvre Chat en perd la Parole et redevient « n’importe qui », un Chat comme les autres. Plus de traitement spécial ! C'est fini!

« Son seul ami sera bientôt un peintre russe, en quête d'une Jérusalem imaginaire où vivraient des juifs noirs, un eldorado où le racisme et l'intolérance religieuse n'existeraient pas ». (Oui, les juifs noirs africains existent bel et bien et leur retour d'Ethiopie dans leur Patrie Israel n'est pas évidente. http://chutefinale.wordpress.com/2010/03/01/israel-se-debarrasserait-de-ses-juifs-noirs-en-cachette/ )

Aidé par un ex-soldat du Tsar, le peintre, le chat, le rabbin et son cousin, le cheikh Mohammed Sfar partent en expédition, sur la route coloniale, d'Alger à Asmara, pour trouver la cité originelle Jérusalem ! (Passer par l'Afrique, on comprend la pensée de l'auteur qui est juif)

Mais lisons les réflexions de Frédéric Lenoir avec son ami et auteur du Chat, Joann Sfar au sujet de son film.  C’est un témoigne de libération, de renversement des frontières, de vivre ensemble… de combat contre le racisme religieux!

 

Grâce au Chat qui s’y perd ! N'est-ce pas la logique christique? http://www.pacome.be/phpBB3/viewtopic.php?f=19&t=153#p1064.

Joann Sfar  sait que ses dessins sont autant de prières ! « Pour moi, c’est une vraie prière, une manière d’entrer en moi-même,  une lettre d’amour aux autres et au monde. »

« On aura beau tenter par mille biais de prouver que Dieu n’existe pas, les hommes continueront à prier. Ce besoin de recueillement est ancré en nous ». En nous tous, que nous soyons athées, chrétiens, musulmans, hindous.  Ce recueillement est un besoin commun."

Parce que  « Les hommes ont besoin de vibrer autour d’autre chose qu’un match defoot ! » Frédéric Lenoir et Joann Sfar.

C’est le souffle qui nous pousse en avant et nous force d’aimer, c’est Dieu, c’est l’Esprit.

Je n’ai pas vu le Film, ni lu la bande dessinée, mais le message me fascine, alors que j’éprouve comme ceux de mon espèce et comme ceux de l’espèce parente féline,  la conscience profonde que nous devons absolument renverser les trônes et les dominations, si nous avons l’humilité de croire que Dieu nous fait confiance. Et que nous sommes responsables de l’espérance qui est en nous (1P 3,15).

 

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01/06/2011

BIENVENUE: LE CHAT

 

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Il pleut des nouvelles sur les écrans, dans les journaux, autour de nous, en nous; ça bouge et, après une semaine d'un silence d'or, je me sens quasiment étrangère dans la « vie normale » celle des gens de tous les jours qui suent pour gagner leur pain quotidien. Je peine à reprendre pied ferme sur la terre des labours, des semailles et de l'attente des fleurs et des fruits!

Il pleut des vraies gouttes d'eau, à l'instant même ou j'écris et déjà, comme l'herbe des pâturages, je redresse la tête pour continuer le chemin sur lequel je rencontre, O miracle, le « Chat du Rabbin » par la voix de France Culture! Un film à ne pas manquer en Bande dessinée. En voici une brève description et l'annonce qu'il sort aujourd'hui sur les écrans:

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Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d'elle... même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l'aider, son chat commet le sacrilège d'invoquer l'Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire."

Source : UGC Distribution

http://www.franceculture.com/recherche/key%3Dle%2520chat%2520du%2520rabbin

Si vous avez envie, regarder aussi: "Voltaire, le chat du Rabbin... euh! de l'aumônier!" Une simple video: http://www.gentside.com/voltaire/voltaire-le-chat-du-rabb...


 

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