04/06/2011

LE CHAT DU RABBIN, suite

 

 

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Joann Sfar et Frédéric Lenoir

Allez savoir pourquoi la rencontre avec le chat du Rabbin Sfar et de sa fille Zlabya me donne l'eau à la bouche? Depuis bien longtemps je recueille des petits billets félins dans la blogosphère, notamment chez Gilbert Salem (il n'y a qu'à faire un petit tour dans ses archives pour voir !) et tu souris d'abord, puis bientôt, on ressent une parenté quasi organique avec ces « tigres » à notre portée! (Victor Hugo)

Si bien que j'ai eu l'audace de souhaiter un chat comme cadeau d'anniversaire! Ce minou-là n'est pas encore né.

 

 

Mais revenons au Chat du Rabbin, avec Joann Sfar et Frederic Lenoir, (directeur de la Rédaction du très sérieux « Monde des Religions »). Ils discutent, comme deux amis, l’artiste et créateur, et le philosophe, de l’histoire du Chat du Rabbin.

Le Chat n’y pas de nom à lui, c’est comme si on me disait « bonjour Femme ». Jésus a appelé sa mère comme ça : « Femme ! » (Jean 2 :4). Chat, Femme, Homme, nous sommes l'espèce humaine.

 

Juste une petite suite de l’histoire que j’ai déjà racontée dans mon billet précédent : Le Chat dévore le perroquet et, comme on « devient ce que l’on mange », le Chat parle ! Et les miaoooou langoureux deviennent  des paroles intelligentes qui ravissent la jeune fille adorée, Zlabya, et inquiètent le Rabbin son papa, qui essaye, durant images (6).jpgtrois heures de lui expliquer QUI est Dieu !  Le Chat écoute et répond : : « C’est exactement ce que j’éprouve pour ma  Zlabya que j’aime ! »  Donc Dieu n'est pas une définition, il est une expérience! Allez savoir si l'expérience de l'amour aura du poids face aux dogmes et aux théories!

Par préserver son amour divinement humain, le Chat apprend la religion de l'Éternel, le maître du Rabbin, et fatalement, le pauvre Chat en perd la Parole et redevient « n’importe qui », un Chat comme les autres. Plus de traitement spécial ! C'est fini!

« Son seul ami sera bientôt un peintre russe, en quête d'une Jérusalem imaginaire où vivraient des juifs noirs, un eldorado où le racisme et l'intolérance religieuse n'existeraient pas ». (Oui, les juifs noirs africains existent bel et bien et leur retour d'Ethiopie dans leur Patrie Israel n'est pas évidente. http://chutefinale.wordpress.com/2010/03/01/israel-se-debarrasserait-de-ses-juifs-noirs-en-cachette/ )

Aidé par un ex-soldat du Tsar, le peintre, le chat, le rabbin et son cousin, le cheikh Mohammed Sfar partent en expédition, sur la route coloniale, d'Alger à Asmara, pour trouver la cité originelle Jérusalem ! (Passer par l'Afrique, on comprend la pensée de l'auteur qui est juif)

Mais lisons les réflexions de Frédéric Lenoir avec son ami et auteur du Chat, Joann Sfar au sujet de son film.  C’est un témoigne de libération, de renversement des frontières, de vivre ensemble… de combat contre le racisme religieux!

 

Grâce au Chat qui s’y perd ! N'est-ce pas la logique christique? http://www.pacome.be/phpBB3/viewtopic.php?f=19&t=153#p1064.

Joann Sfar  sait que ses dessins sont autant de prières ! « Pour moi, c’est une vraie prière, une manière d’entrer en moi-même,  une lettre d’amour aux autres et au monde. »

« On aura beau tenter par mille biais de prouver que Dieu n’existe pas, les hommes continueront à prier. Ce besoin de recueillement est ancré en nous ». En nous tous, que nous soyons athées, chrétiens, musulmans, hindous.  Ce recueillement est un besoin commun."

Parce que  « Les hommes ont besoin de vibrer autour d’autre chose qu’un match defoot ! » Frédéric Lenoir et Joann Sfar.

C’est le souffle qui nous pousse en avant et nous force d’aimer, c’est Dieu, c’est l’Esprit.

Je n’ai pas vu le Film, ni lu la bande dessinée, mais le message me fascine, alors que j’éprouve comme ceux de mon espèce et comme ceux de l’espèce parente féline,  la conscience profonde que nous devons absolument renverser les trônes et les dominations, si nous avons l’humilité de croire que Dieu nous fait confiance. Et que nous sommes responsables de l’espérance qui est en nous (1P 3,15).

 

21:36 Publié dans Général | Tags : rabbin | Lien permanent | Commentaires (0)

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