22/06/2010

PLAY FOOT FOR FUN

 

BAFANA ET LES BLEUS

 

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Children enjopy their soccer game the street near the Seisa Ramabodu Stadium on June 16, 2009 in Bloemfontein, South Africa. (Jeff J Mitchell/Getty Images)

une petite réflexion


Bafana Bafana le seul match que j'ai regardé sur l'écran dès 16h00. Le résultat: 2 buts pour Bafana et 1 but pour les Bleus.

Une ivresse pour l'Afrique du Sud, même si ça s'arrête là, avec une humiliation pour la France, dit-on. Tout mon entourage était heureux « pour moi » et j'ai trouvé ça bien gentil. Mais ce « ballon me posait des questions »!


Deux idées notamment me turlupinent. D'abord il me semble que la Coupe du Monde fausse totalement le plaisir du JEU! Il y a la gloire et il y a l'argent et la toute puissante FIFA.


Je suis peut-être déphasée (tant pis!): les Sud africains sont heureux, certes, d'être le pays hôte. L'hospitalité est le propre de l'Afrique, bien souvent à ses dépens. Mais ce soir, ils sont doublement heureux d'avoir joué et d'avoir gagné. Mais ça reste, ou plutôt cela devrait rester un JEU et pas un combat motivé par le patriotisme, la gloire ou, pire, le fric!


La Nation Arc-en-ciel, le continent africain élargi bien au-delà des déserts et des mers n'ont pas l'esprit colonisateur. Je suis sûre, peut-être naïvement sûre, mais c'est mon affaire, que l'exubérance d'avoir « gagné » n'a que très peu à voir avec la sentiment de « gloire ni de gain ». C'est comme une espèce de résurrection, d'une joie de vivre, libre, face au monde entier. Face aux colonisateurs et exploiteurs, aux dominateurs d'antan il n'y a pas si longtemps!

Que l'Afrique accepte de JOUER avec les descendants de marchands d'esclaves, c'est ça le miracle du JEU et de la Coupe mondiale. Je crois ne pas être très étrangère à la pensée profonde de Mandela.


Nous sommes tous égaux dans la joie et la dignité de chacun. J'observais les joueurs et je voyais les Bafana, jouer et s'amuser et sautiller comme des kangourous avec ce ballon, le dérober d'un coup d'orteils des pieds français. Je percevais les ondes et le rythme de l'âme sous ces maillots ensoleillés sillonnant le terrain: une équipe unie, c'est clair, par le cœur et par le plaisir de jouer! UBUNTU: je joue parce que tu joues! Merci à toi. On ne combat pas, on joue!


Mais il y a la conclusion: comment faire la fête après une éphémère victoire si l'autre verse des larmes après une perte tout aussi éphémère? Le jeu n'a pas de gagnants ni de perdants: c'est le jeu des ombres et des lumières, un couple qui s'amuse! Des enfants nés pour jouer. Et grandir et mûrir!

Comment jouir de gagner des millions si l'autre

en perd autant? Comment jouir d'être honoré si l'adversaire est déshonoré?

Nous somme tous égaux par notre nature humaine. Pourquoi permettre que l'inégalité nous déshumanise?

 

 

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Le plus choquant pour moi aujourd'hui fut de voir Raymond Domenech, le sélectionneur de l'équipe de France, refuser de serrer la main de l'entraîneur brésilien de l'Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, à l'issue du jeu d'aujourd'hui!

Un signe des temps.

 

23:49 Publié dans Spiritualités | Tags : foot | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

J'ai trouvé ça dans www.mirror.co.uk/.../. Pour la nouvelle donne du gazon et la précieuse réflexion. Je vous réponds un peu plus tard mais je voulais dire merci!
La FIFA et son maître sont de plus en plus démasqués. Un couteau à double ou triple tranchants

claire marie

Écrit par : cmj | 24/06/2010

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