29/05/2010

24 HEURES

 

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24 HEURES: SPECIAL AFRIQUE DU SUD

« L’Afrique du Sud fait vraiment partie de moi » C’est Thabo Sofolosha qui dit ça en page 48 de 24 Heures de ce samedi. Je complète pour ce qui me concerne : « Je fais vraiment partie de l’Afrique du Sud ».

Je suis heureuse de ce « spécial Afrique du Sud »  et j’ai lu attentivement l’éditorial de Thierry Meyer : « Un immense pays à l’épreuve de l’espoir .» « Un espoir lourd à porter » dit écrit M. Meyer. Et son premier paragraphe, je pourrais le signer tant il dit ce que je pense.  Sauf que, si Mandela, Tutu sont au crépuscule de leur trajectoire, leur souffle d’authenticité féconde toujours les « racines », je veux dire Grassroots ! Qui n’auront pas accès aux stades de leur pays natal !

Si on ressent ces dernières années des moments de « struggle fatigue » (lassitude) je n’ai aucun doute que la rage de vivre rebondira de la résilience incroyable de ce peuple à l’histoire unique ! « Les contrastes » se creusent et les cicatrices disent la misère du passé, oui et révèlent la lutte actuelle pour la justice économique. La main d’œuvre (noire naturellement !) qui construit les stades a un salaire de misère (TSR ce soir, 19h30). Sepp Blatter, son salaire c’est quoi ?

 

Et l’eau bénite des « Ecclésiastiques et la danse au ballon du Cardinal Napier » n’absolveront pas l’absurde, ni l’hypocrisie du « Show » ! Avec Mandela, nous avons applaudi le choix,  à Zurich en 2004, de ce pays « joyeux, séduisant, entreprenant, d’une richesse culturelle insoupçonnée, d’une beauté naturelle inouïe, capable de tirer le meilleur parti de ses racines (grassroots itou) plurielles » pour la Coupe de Foot 2010. Comme Madiba, je veux être positive et me réjouir mais pas en cachant les scandales, et la manière copiée-collée de la méthode apartheid pour plaire à la FIFA et consort :

A voir absolument :

Bliekkisdorp et Symphony Way

http://antieviction.org.za/tag/blikkiesdorp/

A voir absolument:

http://observers.france24.com/fr/content/20100406-camps-concentration-mondial-2010

 

"Les expulsés du Mondial-2010 m'ont dit qu'ils vivaient dans un camp de concentration"

« C'est comme les 'dépotoirs de l'apartheid'. Les déplacés l'appellent le 'camp de concentration’ ».

100405 g9.jpgCeci est dit sans ironie simplement pour compléter le reportage de 24 Heures que j’apprécie vraiment. Je voudrais seulement inviter les journalistes à prendre le temps d’aller se promener à Symphony, à Bliekkiesdorp, (à vingt kilomètres du Stade de 444 millions d’Euros). (Zones d’une insigne pauvreté T.M)


Affaire à suivre

 

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28/05/2010

WORLD CUP

 

 

 

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World Cup


2010 - Church on the Ball

 

La Coupe du Monde – L’Eglise sur le Ballon

avec la Bénédiction du Cardinal

 

Je tombe des nues

Je ne sais comment m’y prendre pour raconter cette « drôle d’histoire ». Le lecteur prendra position à moins qu’il soit, comme moi. Totalement « flabbergasted» !

 

« Drôle d’histoire », c’est vraiment ça ? Voici :

 

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Une vidéo et des  reportages de l’Eglise (catholique romaine donc) laquelle s’engage, en Afrique du Sud, dans les régions HIV AIDS et dans les zones du TRAFIC HUMAIN (Human trafficking), viennent d’être officiellement publiée  par Conférence des évêques d’Afrique australe (SACBC) à la veille de la Coupe du Foot 2010.

Voyez plutôt :


Bishop Sandri bénit le stade Mbomebla  pour la Coupe de Foot 2010.

L’évêque de Witbank a béni le stade de la Coupe Mondiale 2010 à Nelspruit, le 24 mai. Des personnalités politiques, militaires/policières, l’évêque Giuseppe Sandri, le Père Roger Masiku, la sœur Cécilia Binder et la sœur Smily Schmidt eurent accès au stade  de Mbomebla.

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Ayant franchis la barrière de sécurité, les visiteurs furent conduits à l’entrée No 10, où M. Roelf Kotze les accueillit pour les conduire au stade où les ouvriers étaient encore au travail. Quelques centaines de gardes de sécurité  faisaient leurs exercices de formation pour la surveillance des matchs à venir.

 

L’évêque Sandri lut le psaume 67 suppliant le Seigneur « de bénir cette merveilleuse structure, ceux qui l’ont construite et tous ceux qui l’utiliseront dans un esprit de Fair Play » L’évêque a marché sur les pourtours du terrain qui fut copieusement aspergé d'eau bénite. L'évêque Sandri bénit aussi les deux premiers rangs ainsi que les places réservées aux joueurs remplaçants, aux coachs et aux capitaines. Des ouvriers et certaines personnes ont observé cette "cérémonie" avec beaucoup d’enthousiasme et de joie. Une prière et un cordial merci à M. Rolf Kotze conclut la Bénédiction du stade.

Voir le texte anglais à l’adresse :

http://www.churchontheball.com/index.php?option=com_content&view=article&id=55:-a-bishop-blesses-the-mbomebla-2010-fifa-soccer-stadium&catid=6:news&Itemid=13

 

· Cardinal Wilfred Napier:

Qu’est-ce que l’Eglise a de si spécial ?

 

Regardez :



http://www.youtube.com/watch?v=VoX3aB42Pyg

 

http://www.youtube.com/watch?v=VoX3aB42Pyg&feature=player_embedded


affaire à suivre

 

 

18:03 Publié dans Spiritualités | Tags : napier | Lien permanent | Commentaires (0)

26/05/2010

COUPE DU MONDE DE FOOT 2010

 

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Le 15 mai 2004, Mandela était à Zurich, il recevait l’emblème de la Coupe 2010. Je cite quatre lignes + tirées de mon ancien blog « Katutura.blogspot  », le 17 mai 2004 :

« Lorsque j'ai vu Mandela pleurer d'émotion, serrant contre son cœur l'emblème de la Coupe, je savais d'où venaient ses larmes: simplement du fait que le sport du petit peuple arc-en-ciel, son peuple, sa nation, étaient reconnus et valorisés, honorés au niveau mondial.
J'ai versé une larme de fierté. »

Voici le lien :

http://katutura.blogspot.com/search?q=coupe+du+monde+mandela

Comme on a lu dans le livre de John Carlin, INVICTUS, et comme nous avons vu sur les écrans, Nelson Mandela veut que le sport soit un pont entre les races, les nations, les peuples.

INVICTUS est un exemple de la réconciliation par le sport, le rugby. Grâce à Mandela et à l’intelligence, l’humilité et le respect de François Pienaar, le beau capitaine des Springboks.

 

Aujourd’hui Madiba est triste car même si la réconciliation par le sport fut la vraie source de jubilation ce 15 mai 2004, je doute que son cœur épuisé peu à peu, jubile aujourd’hui. Je reviendrai plus tard sur les raisons de sa tristesse et de la mienne ce soir.

 

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Siphiwo Ntshebe et Mandela

Depuis hier, le 25 mai 2010, c’est le deuil : « Un symbole de la coupe du monde s'en est allé avant même le coup d'envoi. Nelson Mandela et tant d'autres pleurent la disparition du chanteur lyrique Siphiwo Ntshebe. Cette voix s'est éteinte à l'âge de 36 ans. Le chanteur lyrique Siphiwo Ntshebe, fierté et protégé de l'ancien Président Nelson Mandela, a succombé à une méningite bactérienne foudroyante alors qu'il se trouvait aux portes de la gloire. Mandela avait personnellement désigné cet incomparable ténor pour assurer l'ouverture de la Coupe du monde en chantant son titre « Hope »

 

C’est un choc. Mandela souffre tout particulièrement de la mort de son ami qui avait décidé de prêter sa voix à un enregistrement de la chanson Hope, et qui avait déclaré que "la générosité de l'esprit humain peut venir à bout de l'adversité", renforçant l'hymne du message "Par la compassion et l'attention mutuelle, on peut faire naître l'espoir".

A l’issue de la cérémonie d’ouverture des « Jeux », l'homme à la voix d'or devait interpréter « Hope, » Espoir !!! Cette voix qui devait véhiculer l'émotion et la fierté qu'avait l'Afrique du Sud d'accueillir cet évènement qui réunit tous les hommes sans barrières raciales ou sociales … résonnera d’outre tombe !!!

A Port Elizabeth aujourd’hui, le choc et la douleur sont violents. Leur rêve ne se réalisera malheureusement pas...

(Crédits : Solarpix / PR Photos /Site officiel Siphiwo Ntshebe)

23:12 Publié dans Sports | Tags : siphiwo | Lien permanent | Commentaires (2)

24/05/2010

NOTRE DAME DU WEB

 

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Notre Dame du WEB

« Toile (d’araignée) mondiale »

Histoire vraie

C’est en 1964 ou 65 que je fus envoyée à la Holy Cross secondary School à Mongu non loin du Zambèze. Le soir dans ma minuscule chambrette blanchie à la chaux, je vois avec horreur une ou plusieurs araignées au plafond et j’appelle au secours! Qu’on vienne me débarrasser de cet infecte insecte ! Oh ! Non, me répond Katharina, plus les araignées sont grosses et plus elles sont inoffensives, en plus elles mangent les petites qui, elles, sont venimeuses. Pas de débat possible. Donc j’ai appris à dormir, occasionnellement en compagnie d’araignées.

 

L’araignée me revient en mémoire alors que je pense à Notre Dame du World Wide Web, ou de la Toile d’araignée mondiale ! Les toiles d’araignées  chassées comme la peste, des « couvents et monastères», sont quand même bien belles, très utiles, car elles ont enseigné, je présume, la construction du WWW !

 

Par un heureux hasard, voici que Notre Dame du WEB se présente sur « ma toile » tissée peut-être par une belle dame tout d’azur vêtue ! Et j’ai envie de la partager avec tous les blog-people que j’aime.

Cheiracanthium3.jpgC’est pourquoi, vous trouvez, en compagnie de Jacques Gaillot et de Tony de Mello: Notre Dame du Web qui réfléchit, elle, avec moins d’efforts que moi sur l’actualité. J’en suis ravie.

 

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23/05/2010

PENTECOTE 2010

 

Pentecôte 2010

 

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Ce matin au petit déjeuner, une consœur au nom de la plus belle des fleurs, nous dit ce qu’elle avait entendu à la RSR 1ère : Copernic a été réhabilité après avoir été condamné par l’Eglise catholique  au XVIe siècle pour avoir affirmer - "De la révolution des sphères célestes" - que la « Terre tourne ». Idem manière de faire avec Galilée. D'où vient cette ambiguïté? Une Sœur vraiment loyale à la Lettre des Saintes Écritures raconter joyeusement ça m’a fait dire : « Tu vois, c’est la Pentecôte ! ».

 

En fait, oui c’est la Pentecôte et la fanfare de Bulle fanfaronne martialement sous ma fenêtre conduisant des enfants « faire » leur 1ère Communion à Saint Pierre aux Liens. Une belle procession cadencée dirigée par derrière par le curé de vêtements dorés vêtu. Les enfants sont prêts, les cadeaux, le repas après la Messe. C’est la fête folklorique et c’est bien.

 

Tout petit, dans ce spectacle liturgique, se cache Jésus alias l’Esprit Saint, énergie de Vie pour construire la famille des humains ! Les humains, aujourd'hui occidentaux d'abord semble-t-il, désespéremment engagés à trouver une solution politique, économique, à la crise des bourses et des banques! Ce Jésus que reçoivent ces enfants dans leurs mains, c'est simplement le modèle et la recette de la crise économique mondiale: le Pain partagé. Et quand ce Pain est partagé il est vraiment VIE. Concrètement !

 

Peut-être que la Communion prendrait le sens rêvé par Jésus alors que, après avoir lutté contre lui-même 40 jours durant, « Il retourna en Galilée, avec la puissance de l'Esprit, et une rumeur se répandit par toute la région à son sujet. »

 

Sa prise de conscience devenait agissante ! Quel courage ! Dans un milieu qu’il connaissait bien : annoncer la Libération de l’exploitation, de la domination politico-religieuse ! Proche de la nôtre... sinon dans le temps.


« Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit

L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour

·       porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs    la délivrance

·       aux aveugles le retour à la vue,

·       renvoyer en liberté les opprimés,

· proclamer une année de grâce du Seigneur.

 

Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : "Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture. "

 

Imaginons ce paysan juif, fils de Joseph, en habit de travail, s’avancer à Saint Pierre-aux-Liens, Bulle, aujourd’hui, trouver dans la Bible et lire cette « Parole d’Isaïe » ?


Imaginons que ce Fils de l’Homme, paysan juif, en habit de travail, s’avance vers le sanctuaire de la Basilique vaticane Saint Pierre aujourd’hui,  et qu’il lise, lui, avec son âme et son accent et son vécu palestinien, africain, indien, italien des bidonvilles, ce passage de l'Évangile de Luc et d'Isaïe?


Il serait après tout « chez lui » - peut-être pas - et le pape, se disant « son vicaire », lui ferait place, lui donnant la parole et se mettant à l’écoute ?

 

Pour ma part, je suis sûre « qu’une rumeur se répandrait par toute la région à son sujet. » Et c’est peu dire.


Pentecote_189C.gifToutes les conditions sont pourtant réunies pour ce miracle de Pentecôte 2010.

Affaire à suivre.

 

 

11:20 Publié dans Spiritualités | Tags : esprit | Lien permanent | Commentaires (1)

21/05/2010

mouvance

 

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« Vivre, c’est à chaque instant s’identifier au changement et non pas subir ! »

21 mai 2010 : petite réflexion  à la tombée du jour. Une journée qui ne reviendra jamais, ni pour moi, ni pour les gens qui m’entourent, ni pour la société, dans sa variété, ni pour la nature, ni pour l’univers. La roue tourne et nous « passons » comme une brise, un vent, un orage, un chant d’oiseau, le murmure d’un ruisseau. Au Cap, en Islande, à Moscou, Pékin, Berne, Berlin, des millions de gens ne sont plus ce soir ce qu’ils étaient ce matin.

Combien se sont envolés, emportés par l’âge, la faim, la violence, la « fatalité » et sont arrivés « hors espace temps » ?

Combien viennent de naître au bonheur, à la famine, à l’épanouissement, à la mort ?

Combien se sont donnés aux autres pour construire ensemble la 13_arbre_vierge_small.jpg« famille humaine » chaque jour un peu de pain, un peu d’eau, un regard ami ?

Combien de services rendus par les travailleurs des services publics, par les politiciens qui recherchent le plus grand bien pour le plus grand nombre ?

Nous sommes conscients de faire partie intégrante d’un immense corps humain et que ce qui fait du bien à l’un fait du bien à tous, ce qui fait du mal à l’un fait du mal à tous ! Nous nous sentons responsables envers nous-mêmes et envers tous. Les journaux nous permettent de toucher du doigt la vie de nos sœurs et frères éloignés. Le télé journal devrait mettre toute sa force et son intelligence à prendre au sérieux sa responsabilité et à répondre aux attentes « non pas des consommateurs, mais des citoyens » (Roger de Weck).

« S’identifier activement au « changement » je crois que c’est ce que Jésus a fait et continue de faire avec nous en cette minute Birth.jpgdéjà dépassée pour enfin découvrir le pourquoi, le sens de notre vie ! De chaque vie, œuvre d’art de notre Créateur passionnément amoureux, oui, jusqu’à s’identifier, Lui, l’immuable, à chacun de nous, dans la mouvance du temps qui passe…

ET le VERBE s'est fait ENFANT!

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18/05/2010

ISLANDE

 

 

LE NUAGE ENTRE CIEL ET TERRE

 

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Dans les Cendres du volcan en Islande

Trafic aérien: selon Eurocontrol External link28000 vols ont été opérés hier, 17 mai 2010, en Europe, soit 1000 de moins qu'en temps normal. Un ciel partiellement et provisoirement épuré du le-volcan-eyjafjoll-en-eruption-5-mai-2010-4542106qjmmi_1713.jpgdéversement d'acier toxique. Les oiseaux gazouillent, les étoiles réfléchissent, la lune aussi, les voyageurs gémissent, les compagnies aériennes se tremblent et se lamentent. Il y a de quoi. La TV 19h30 hier soir « priait » que ce vilain méchant nuage de cendres islandais qui menace nos voyages de la Pentecôte nous « foute la paix! »

Nuage de cendres dans le ciel de l'Agleterre et de l'Irlande

Oh! Je sais que ce n'est qu'une infime partie de la réalité. La réalité totale. C'est quoi?

 

"Les cendres islandaises s'attaquent aux cieux d'Irlande et d'Ecosse, l'Europe, le Maroc, le nuage se promène au "gré du vent qui souffle où il veut" arrosant sur son passage des languettes de feu, des cendres "toxiques, gluantes, menaçant passagers dans leur boîte d'acier, s'écoulant en pluie et dangereusement crystalline sur notre terre et ses habitants!

 

Qu'est-ce qu'on attend là, à regarder le ciel? Le sort, la fatalité? Peut-être bien, comme le tremblement de terre à Haïti, mais Haïti n'est pas le monde. Et l'impertinence des cendres m'apparaît comme un signe des temps. Un de plus! Notre réflexion remplirait des pages, - et beaucoup gardent ces choses en leur coeur - mais pour les Islandais, la réalité, c'est quoi? Le volcan Eyjafjallajokull. A prononcer respectueusement EY-ya-fyat-lah-YOH-kuht.

 

D'abord les Islandais eux-mêmes, leur ciel, leur terre, leur cheptel, leur nourriture, leur vie quotidienne? La Presse nous informent plus intelligemment que la TV. Et c'est avec reconnaissance que j'explore grâce aux journaux, la réalité islandaise. (Ainsi que le dossier http://lci.tf1.fr/volcan-islande-cendres/)

 

Même à densité moindre, les gens par centaines sont évacuées des régions périphériques du volcan, les écoles fermées, les enfants à la maison, les secouristes débordés viennent aider les fermiers à rentrer leurs bêtes à l'abri dans les étables ou même les maisons.

"Nous avons entendu qu'il y avait des animaux qui mouraient. Des chevaux et des oiseaux", explique Solveig Olafsdottir, de la Croix-Rouge islandaise. Des vaches, des moutons et de 142425.jpgfrêles poneys islandais sont récupérés à la faveur d'un changement de direction du vent qui poussait jusque-là massivement la cendre au-dessus de leurs têtes et les plongeait dans une profonde nuit artificielle et suffocante. "On pouvait sentir qu'ils étaient heureux de se mettre à l'abri", raconte le fermier Sigurgeir Ingofsson en terminant d'entasser sept chevaux semi-apprivoisés dans une petite étable où se pressent déjà sept vaches et 48 moutons dont des brebis enceintes. Lui-même forcé d'évacuer sa ferme, M. Ingofsson avait dû abandonner ses chevaux samedi en pleine tempête de cendre. "Il fallait que je parte. Ce fut une décision très difficile mais il y avait du soufre dans l'air", explique-t-il comme pour s'excuser auprès de ses bêtes. "Je ne savais pas à quoi m'attendre en rentrant ce matin. Mais "les gens sont remarquablement calmes".

La cendre, que la pluie a transformée en une boue épaisse et grisâtre, pose un problème sanitaire car elle est fortement concentrée en fluorure, le sel de l'acide fluorhydrique, préviennent les scientifiques. "
L'ingestion de fluorure cause des problèmes aux os et aux dents, en particulier chez les animaux en croissance. La cendre peut aussi (...) provoquer chez eux des difficultés respiratoires et digestives", mais on ne panique pas « Les gens sont remarquablement calmes. » Ils sont en état de choc, mais que faire ? Il faut bien jouer avec les cartes que l'on a en mains", note un policier en patrouille dans son 4x4 recouvert de cendre.

L'activité volcanique enregistrée ces dernières semaines dans le sud de l'Islande fait craindre aux spécialistes le réveil du volcan Katla voisin, considéré comme l'un des plus dangereux de l'île et qui sommeille depuis 1918. (selon AFP)

Mais les oiseaux? Qui, selon la nature de la Création, devraient avoir la priorité de l'espace aérien: « Le danger pour les oiseaux est bien plus immédiat. Ils n'ont malheureusement 142407.jpgaucun abri ni aucune conscience de ce qui se passe. En entrant dans le nuage de cendres, leurs ailes ont beau battre l'air, elles ne trouvent plus aucune portance. De plus, les plumes chargées de cendre s'alourdissent et perdent leur profil aérodynamique. Bref, les oiseaux tombent et meurent au sol. C'est assez dramatique vu que la saison des migrations vient de débuter. Un observateur a vu hier un vol d'oies sauvages disparaîtrent ainsi dans la tourmente. »

Cher oiseau islandais mort dans les cendres

« Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs et de cendres » Jonas 3:8. Cette fantastique histoire de Ninive et du pauvre Jonas me revient à la mémoire … mais notre Créateur est empathie incarnée, Il se met à notre place. Ecouter ce qu'Il en pense, cela peut être très intéressant.

 

11:30 Publié dans Spiritualités | Tags : nuage | Lien permanent | Commentaires (2)

15/05/2010

OMBRE ET LUMIERE

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Ombres et lumières

"Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père."

L’immensité embrasse la présence micro-macro de Jésus, au cœur de toute réalité, dans les situations les plus inattendues. Parce que nous croyons en Jésus, l’homme si « parfaitement humain qu’il est Dieu », nous croyons en l'homme, et nous sommes concernés par son droit à sa dignité ! Je crois en l’être humain et la foi en lui est principalement vécue  « hors des murs du sanctuaire », parce que le royaume est au plus profond de nous et parmi nous !

Étrange planète que la nôtre, je la contemple en écrivant. Elle brille de l’intérieur. J’en fais le tour. Je vois les ombres et je cherche la Lumière !

Afrique du Sud : « A l’ombre des stades fleurit la misère » Dans 4 semaines, sportifs, journalistes, et supporters de nombreux pays  iront dans ce pays pour la Coupe du monde de football qui aura lieu du 11 juin au 11 juillet 2010. Pendant ce temps:

les exclus s’entassent dans des ghettos sordides qui rappellent ceux de l’apartheid.

Les autorités ont fait le ménage pour offrir aux touristes une image policée de la nation “arc-en-ciel.” http://www.courrierinternational.com/article/2010/05/06/a-l-ombre-des-stades-fleurit-la-misere

Palestine : Des milliers de Palestiniens menacés : la décision israélienne d'expulser de Cisjordanie les Palestiniens domiciliés à Gaza ou à l'étranger, pas par mesure de sécurité mais afin d'aggraver les conditions de vie déjà difficiles des Palestiniens. (cynique)

Thaïlande : Khattiya Sawasdipol, alias Seh Daeng, un héros au sein des “chemises rouges”. aujourd’hui entre la vie et la mort, de nouveaux affrontements dans les rues de Bangkok entre manifestants antigouvernementaux et forces de l’ordre. « Mais tout est fait pour la sécurité des touristes. »

Etats-Unis: La marée noire au large des côtes de la Louisiane traumatise une population qui craint pour son avenir De source officielle, on prédit que cette marée constituée de produits chimiques et de goudron pourrait durer de deux à trois mois. Qu'en est-il de la survie des gens, des animaux, de la nature?

Chine: La torture, une pratique bien ordinaire

"Les exemples de décès de citoyens sous la ‘protection’ de la police se succèdent. Mais j’estime qu’on ne peut se contenter d’en imputer la responsabilité aux policiers. Si certains peuvent y prendre plaisir, l’extorsion d’aveux n’est pas sans relation avec notre tradition millénaire des aveux sous la torture »

Inde: Le gouvernement indien paie 150 roupies [2,5 euros] pour chaque exécution. Le bourreau n'est pas un fonctionnaire à temps plein. C'est un volontaire autorisé et son salaire, une rétribution exceptionnelle.

Suisse : Vendredi, vers 20h45, un incendie s’est déclaré dans l’un des trois bâtiments du centre. Le sinistre n’a pas fait de blessés. Le bâtiment a été totalement détruit.

Portugal: Le Journal « Le monde du 11.05.2010 » écrit que la visite du pape Benoît XVI au Portugal devrait coûter trente-sept millions d'euros par jour » TSF-Radio Noticias. Le Portugal est pauvre mais le Pape est riche en paroles : dans l’avion d’abord, ensuite des torrents de paroles !

Une gentille portugaise, très catholique, m’a raconté qu’elle est restée des heures, étendue sur son lit à contempler ce spectacle à la télé portugaise, c’était grandiose, ces cérémonies, messes, bénédictions, processions !!! Dans sa patrie ! La seule chose qu’elle a compris, et qui lui a fait plaisir, c’est la récitation du chapelet qu’il a présidé à Fatima. Un chapelet-cadeau tout neuf. Elle s’est jointe au Pape et à la foule pour prier la Vierge au pied de la statue. C’est tout.

Selon le Figaro du 15.05.2010 : Le pape Benoît XVI est "très content" de son voyage au Portugal, dont il est revenu vendredi "réconforté".

Ce peut-il que ce réconfort lui soit venu de la foi du peuple « Hors des murs du sanctuaire ? » en récitant le chapelet ?

(Le reproche: "Tu es négative, tu mets le doigt sur ce qui va mal. Il y a beaucoup de positif". Cela revient sans cesse. Ce reproche est-il mérité? je ne sais pas) cm

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13/05/2010

ASCENSION 2010

 

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Ascension 2010

Ce nom n’est pas très heureux pour décrire la prise de conscience des apôtres : il était temps de se mettre au travail sans tarder. Et d’arracher leur regard béat d’un ciel vide, et regarder là où notre grand leader et prophète vit actuellement : « Au milieu de nous » (Luc 17, 20).

Demandez aux enfants du « Caté », et même aux adultes qui vont à la messe ce que signifie  « Ascension » : C'est monter, s' envoler, grimper. L’Ascension de l’Everest, du Mont Blanc par exemple. Une réussite vers le haut, une carrière, une promotion, mais oui, les Suisses sont des grimpeurs.  C’est bien.

 

En Occident chrétien, le week-end de l’Ascension est un jour férié et supposé être chômé. Peut-être un « pont » de repos jusqu’au lundi suivant. C’est une chance.

Dans les Eglises chrétiennes, l’évangile de Luc 24, 46-53 sera lu :

« Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur disait : « Il fallait que s'accomplisse ce qui était annoncé par l'Écriture ; les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force venue d'en haut. » Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Tandis qu'il les bénissait,
il se sépara d'eux et fut emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. »

Il fut emporté, donc Il fut absorbé en Dieu d’où Il venait, après avoir accompli son passage, sa Mission sur terre ! Le verbe est au passif :  "fut emporté" . Ce n’est pas une Ascension, comme le montrent à cœur  joie de grands artistes classiques tels que Rembrandt, Pietro Perrugino Andrea Mantegna, Garofalo : un envol spectaculaire dans l’atmosphère et les pauvres apôtres anéantis, par terre, à regarder le ciel !

C’est vrai que, comme nous, ces apôtres n’étaient pas des héros, ils avaient peu de foi, comme nous, ils étaient en manque d’une prise de conscience profonde de leur vécu avec Jésus ! Et je crois que c’est ce qu’il arriva quand ils entendirent la semonce des messagers arrivés là soudain pour les secouer de leur torpeur ! : « Mais qu’est-ce que vous faites là, doucement inertes, dans vos liturgies, vos encensements, vos litanies et prières toutes faites. Mettez-vous au travail, en route, en salopettes et sandales, pas en mitres ni souliers rouges ni papamobile pare-balles ! Allez d’abord vers le Temple de Jérusalem que Jésus, notre prophète et leader, a confronté, et, de là, partez partout où la société déshumanise, exploite, opprime, les citoyens, vos frères et sœurs, et soyez mes témoins !

Cette prise de conscience est un bouleversement lorsque l’on se trouve là où l’on nous attend, quand l’injustice crève les yeux ! Et qu’on a plus le choix. Il faut proclamer ce que l’on a vu, entendu, vécu, comme l’ont fait les disciples de Jésus, dans leur réalité et comme nous essayons de le faire aujourd’hui.

Au-delà des murs du Temple, au-delà des frontières, des mers des déserts, témoigner que Jésus libère tout homme et tous les hommes ! Etre témoins, c’est avoir vu, entendu, vécu, et dire cela en vérité, nous le devons à celles et à ceux qui espèrent et attendent un monde meilleur. Le sens de notre vie, à nous, est d’être témoins de la vie de Jésus dans les souffrants d’un monde injuste ! Pas  simplement par des actes de charité et de bons mots consolateurs, qui font trop souvent le jeu des systèmes pervers économiques, politiques, ecclésiastiques, culturels.

Je pense à nos chômeurs, et à celles et ceux qui subissent le mobbing des plus forts, aux licenciés, aux malades, aux étrangers qui ne savent où se tourner pour se faire aider, aux médecins épuisés par des demandes et une bureaucratie mortifères, aux jeunes, bombardés de publicités polluantes, aux vieux qui se sentent « surplus people » et languissent de mourir, aux fonctionnaires honnêtes mis dans le même panier que leurs compagnons escrocs, aux mères qui mettent au monde dans les sous-sols de l’humanité, aux journalistes marginalisés, assassinés et pour cause, à celui qui balaye les rues seul avec son ballet en main, ses courbatures et la pensée qui s’incline vers le « Très-Bas ».

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Je vais de par le monde postmoderne et je me dis : « Le Verbe fait Chair » dans notre monde, Il ne monte pas « au ciel », je crois que le Père l’absorbe et que sa résurrection active est l’énergie et la dynamique de toutes celles et de tous ceux engagés aujourd’hui, hors de toute religions et frontières dans la transformation de notre société.

((Inspirée, en partie, par l’excellente étude de Hermann-Josef Venetz dans « Der Evanglist des Alltags » Paulus Verlag, Schweiz, Freiburg, p. 191 à 195, mais je suis seule responsable du texte)

 

17:20 Publié dans Spiritualités | Tags : ascension | Lien permanent | Commentaires (5)

10/05/2010

IVAN ILLICH

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Un prophète est un leader, il paye le prix de son témoignage et de sa parole prophétiques. Il laisse des traces, des personnes repèrent et suivent ses traces, parfois de loin dans le temps et l’espace.

Illich est un prophète, Fabrizio Sabelli l’a évoqué dans sa chronique la semaine passée. Christian Campiche et Giannozzo Pucci *, en avaient fait le portrait dans le quotidien La Liberté en janvier 2003. Ce portrait est inséré dans le blog Katutura avec permission et avec toute ma reconnaissance. cm.

Ivan Illich

Les altermondialistes pleurent Illich, prophète de Cuernavaca

PORTRAIT · Pourfendeur de la religion moderniste, Ivan Illich n'avait pourtant rien d'un marxiste. Il resta jusqu'au bout fidèle à ses convictions écologiques mâtinées d'idéal chrétien. Il est mort dans une certaine indifférence en décembre dernier.

 

CHRISTIAN CAMPICHE ET GIANNOZZO PUCCI*

On raconte que vers le milieu des années 70, Jacques Monod convia Ivan Illich à partager un repas en sa compagnie et celle de sa cour. Le biochimiste français considérait l'écologiste autrichien comme le plus grand génie de la pensée socio-économique du Xxe siècle. Venant d'un Nobel de médecine, le compliment n'était pas moindre.

CONTESTATAIRE POLYVALENT

Illich accepta l'invitation mais en cours de libations, il se leva brusquement et quitta les lieux au risque de passer pour un authentique goujat. Il lui était insupportable d'écouter un scientifique assimiler l'évolution humaine à une partie de roulette russe. Cet éclat n'empêcha pas Monod de conserver toute son estime envers l'auteur d'une douzaine d'ouvrages dénonçant la déshumanisation du monde dont «Libérer l'avenir», «Le chômage créateur» et «Le travail fantôme».

Ivan Illich est mort d'une crise cardiaque le 2 décembre 2002 à Brême mais, bizarrement, la presse helvétique n'a pas daigné signaler son décès, ou presque. On peut vraiment se demander pourquoi car son œuvre fait l'objet d'un véritable culte. Ainsi, c'est en son honneur qu'a été créée à Lausanne et en France, en décembre 2001, «La Convivialité», cercle des lecteurs d'Ivan Illich. En témoigne aussi la réputation dont il jouit bien au-delà de nos frontières. Un peu partout dans le monde, ses disciples se sentent orphelins, eux qui le considéraient comme l'un des pères de l'altermondialisation au même titre que les aînés Marcuse ou Erich Fromm, deux autres prophètes de veine soixante-huitarde.

Fidèle à ses convictions, Illich refusa obstinément de soumettre à la chimiothérapie le cancer qui le rongea 18 années durant. En effet, ce contestataire polyvalent critiquait la religion moderniste, ses grands prêtres (les scientifiques), ses divinités (le profit, la science, le progrès, le développement), ses liturgies (les règlements bureaucratiques), sa langue (la statistique). Ses livres n'épargnent aucune institution, ni l'Eglise, ni l'école. «Une société sans école», paru en 1971, est un véritable réquisitoire contre le système éducatif occidental, juste bon à fabriquer des fonctionnaires. Ses thèses économiques n'étaient pas insipides non plus. Dans plus d'une publication, il épingle la notion de développement, telle que l'inculque au Sud le Nord industrialisé.

PHILOSOPHE? NON, HISTORIEN

Sociologue, économiste, idéologue: on a affublé Illich de multiples étiquettes. Celle de philosophe lui convient encore mieux mais il la refusait. Il l'avait gommée de son passeport après qu'un Arabe, impressionné par le mot, se fût prosterné à ses pieds. Au bout du compte, Illich se définissait plutôt historien. Moins en raison du doctorat sur Toynbee obtenu à Salzbourg qu'en raison de ses longues recherches qui ne devaient rien à une vision évolutionniste de l'histoire.

Au contraire, Illich développa le concept de la «contre-productivité», à savoir la démonstration qu'au-delà d'un certain seuil d'utilisation, les technologies modernes provoquent l'inverse de ce que l'on attend d'elles. Dans le domaine des transports, il prenait l'exemple de l'automobile qui, roulant au-delà de 25 kilomètres à l'heure, produit des privilèges et détruit la vie sociale, poussant les gens à passer une grande partie de leur existence sur quatre roues, à une vitesse progressivement moindre.

L'action qu'Illich exerça au Mexique contre le prosélytisme nord-américain lui valut le surnom de «prophète de Cuernavaca». Symbole de la lutte contre un certain modèle américain, Illich n'avait pourtant rien d'un marxiste. Sa pensée était tout empreinte d'humanisme chrétien. Mais son engagement en faveur de personnes persécutées par les dictatures d'Amérique latine lui créa de solides inimitiés. Il échappa notamment à un attentat dans des conditions qui à ce jour restent encore obscures.  ChC/GiP

Directeur de la revue agricole altermondialiste «L'Inventario della Fierucola», Florence.

 

Brouillé avec l'Église, il devient écrivain

Illich naît à Vienne en 1926 d'un père propriétaire terrien, croate et catholique, et d'une mère juive sépharade. En 1941, la famille fuit la capitale autrichienne en proie aux lois raciales pour s'installer à Florence.

Touché par la vocation sacerdotale, Ivan Illich est ordonné prêtre en 1951 à Rome. A sa demande, il est affecté à New York, dans une paroisse accueillant de nombreux portoricains, une communauté à qui il dédie toute son énergie. C'est de cette époque que date sa collaboration avec le philosophe thomiste Jacques Maritain qu'il n'hésite pas à dépanner quand ce dernier, malade et alité, ne peut pas donner ses cours à Princeton.

PAROISSE À NEW YORK

En 1956, Illich s'installe à Porto Rico en qualité de vice-recteur de l'Université catholique. Trois ans plus tard, il devient l'un des plus jeunes «monsignori» du moment. Mais il ne tarde pas à se brouiller avec la hiérarchie ecclésiastique. En 1960, Jean XXIII décide d'envoyer 10% des prêtres des Etats-Unis repeupler les paroisses latino-américaines. Pour contrer cette «invasion yankee», Illich met sur pied à Cuernavaca (Mexique) le Centre interculturel de documentation (CIDOC) dont l'objectif est de fournir aux missionnaires nord-américains en partance pour l'Amérique latine une formation qui leur permette d'y contenir leur zèle. Illich en renvoie la moitié chez eux, ceux qu'il juge trop influencés par le mode de vie américain. Le CIDOC n'en est pas moins un aimant pour toute une génération de jeunes prêtres, s'affirmant comme un lieu incontournable de réflexion sur la société de consommation.

IL PERD SON PROTECTEUR

En 1967, l'archevêque de New York Francis Spellmann meurt, Illich perd son protecteur. Il est convoqué à Rome pour répondre de son regard iconoclaste sur l'Église. Acquitté par la Congrégation pour la doctrine de la foi, il se retrouve malgré tout désœuvré dès 1969 du fait de l'interdiction faite aux prêtres de fréquenter les cours du CIDOC, une décision de Rome.

Illich entame alors une carrière d'écrivain. Parallèlement, il renonce à toutes ses charges et titres ecclésiaux et cesse de célébrer l'eucharistie, un choix qu'il rend public dans les colonnes du New York Times. Mais l'Église ne le rayera jamais de ses registres. Jusqu'à sa mort en 2002, Illich restera formellement toujours rattaché au diocèse de New York.
ChC/GiP

 

21:41 Publié dans Résistance | Tags : illich | Lien permanent | Commentaires (1)

09/05/2010

MEDITATION DOMINICALE


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Jésus savait lire même s’il n’écrivait pas

La chronique de Fabrizio Sabelli : Il l’écoute à la radio, la lit sur mon blog et inspire ma prière contemplative de ce dimanche matin, sous le ciel gris bleu… je perçois son regard, «Il pleure sur Jérusalem » selon Luc 19, 41. Il pleure sur notre espèce humaine et sur notre monde. J’entends des érudits qui raillent, se fâchent et clament qu’il faut arrêter de mettre le doigt sur l’absurde et voir positif, mais L’Esprit de Jésus dit : « S’ils se taisent, les pierres crieront », selon Luc, idem. Et c’est vrai que la nature tremble, gémit, crie, se révolte et engloutit des millions de « surplus people ». Et que restera-t-il de celles et de ceux qui comptent ???  Des trônes et des dominations ? Seuls assis sur le sommet de l’arbre sans racines ?

« Au-delà d’un seuil », comme je le comprends, le « seuil » c’est lorsque « le travail des hommes produit le plus grand bien pour le plus grand nombre ».  Et l’au-delà du seuil, c’est :

Les oiseaux d’acier remplacent-t-ils les hirondelles, les mésanges, les rossignols qui ne polluent ni n’accumulent, ni ne font d’heures supplémentaires ! Marc 6,26 nous dit, à nous qui avons peur de l’avenir ou « d’imaginer l’inimaginable » « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? ». Je me demande si je vaux mieux qu’un petit oiseau ? Et ceux des G7 ou G8 ou des bonus bancaires ?

« Au-delà d’un seuil » : lorsque les soins de la santé seront accessibles au plus grand nombre. Et que les médicaments seront destinés à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin, les sidéens y compris, au fin fond de la brousse comme à la bahnhofstrasse ! Avec ou sans argent ! Avec des bonus ou une bourse vide.

Quelle audace, ce rêve ! Et pourtant, c’est encore Jésus selon Matthieu 6, 25 « Ne vous inquiétez pas (ou ne soyez pas en souci) pour votre vie… » et encore : « Qui de vous par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » selon Matthieu 6, 27.

Jésus parle haut et fort aujourd’hui chez nous, comme chez lui autrefois, voici la solution  « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice… et toutes choses vous seront données par-dessus » selon Matthieu 6, 33.

C’est clair : chercher signifie, je crois, faire partie de celles et de ceux qui selon saint Paul aux Romains 8,22 « Gémissent et sont dans le travail de l’enfantement jusqu’à cette heure. » Et ils sont nombreux souvent ignorés des médias.

La Chronique de Fabrizio met le doigt sur les faits et nous provoque à imaginer l’inimaginable, pas pour accepter la mort, mais justement pour travailler à l’enfantement d’un nouveau nouveau. Il y a mille manières de le faire, construire un réseau de relations qui ressemblerait aux premières communautés « chrétiennes en mouvement » serait une force ! Au-delà des systèmes, de leurs maîtres et contremaîtres !


10:49 Publié dans Spiritualités | Tags : fabrizio | Lien permanent | Commentaires (4)

08/05/2010

RIEN DE PLUS ACTUEL!

 

Rien de plus actuel !

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Tribune de Genève - ‎Il y a 3 heures ‎

  • Volcan | Les aéroports suisses sont actuellement peu touchés par le nuage de cendres volcaniques. Mais il se dirige vers la Suisse, selon les météorologues. ...

resized_2200_oil bird.jpgNouvelobs.com - Publié il y a 1 heure

  • Des barrages flottants ont été déployés sur 257km pour contenir la marée noire et plus d'un million de litres de produits chimiques ont été répandus

 

Un commentaire sage et approprié : celui de Fabrizio Sabelli à la RSR 1ère hier, le 7 mai !

MULTO GRAZIE!

Peu avant la mort d’Ivan Illich en 2002, Fabrizio Sabelli avait rencontré ce grand homme à Genève, et sa chronique en est la résonance !

"Notre monde avait-il dit, était en train d’atteindre le seuil au-delà duquel tout injection d’énergie et d’information dans les rouages de notre système de vie collective, allait produire inéluctablement des catastrophes. Illich appelait cela de la contre productivité structurelle. Le principe est très simple et c’est pour cette raison qu’il est largement ignoré par nos grands experts.

Au-delà d’un certain seuil, l’accroissement  du nombre d’avions qui volent allait produire l’immobilité du transport aérien.

Au-delà d’un certain seuil l’augmentation des médicaments produits génère des maladies au lieu de soigner des  malades.

Au-delà d’un certain seuil, trop d’argent qui circule produit de la pauvreté au lieu de diffuser la richesse.

Au-delà d’un certain seuil, trop de démocratie directe engendre le populisme et ensuite la dictature, et ainsi de suite.

Les gestionnaires de notre monde sont trop bêtes semble-t-il, pour comprendre l’importance d’un tel principe, c’est pourquoi, notre écosystème social qui lui, n’est pas aussi idiot que nous, et qu’on appelait autrefois nature, nous envoie des accidents, tel qu’un nuage de volcan en Europe ou une marée noire aux Etats-Unis. L’accident, c’est mon message « coco » nous dit-il. L’accident te dit que le seuil est atteint. Si tu veux survivre à une crise qui risque de devenir permanente, prépare-toi à imaginer l’inimaginable."

Avec un immense merci à la Radio SR et à Fabrizio Sabelli!

http://www.fabriziosabelli.com/radioblog/

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Peace Rose née le 7 et révélée le 8 mai 1945

21:25 Publié dans Jesus aujourd'hui | Tags : sabelli | Lien permanent | Commentaires (3)

06/05/2010

AUJOURD'HUI

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Le contexte

Jeudi, 6 mai 2010 / 08:00 – 12:00. C'est le Marché hebdomadaire de Bulle, à la « rue du Marché » juste en face, j'aime, de ma fenêtre contempler les Bullois, Gruyériens, Fribourgeois qui vont, viennent, se donnent la main, achètent fruits, légumes, fromages, saucisses, fleurs. Nombreuses sont les jeunes mamans avec un bébé à la main et un autre dans la poussette. Nombreux sont celles et ceux qui sont allés à la messe à Notre Dame de compassion, juste à côté. Et l'on a prie pour l'évêque B. Genoud gravement malade. J'entends le murmure des conversations, Les exclamations consternées des femmes surtout, des éclats de rire et parfois jusqu'à des soupirs mélancoliques qui semblent fusionner avec le CD d'un marchand de musique, par exemple: « Paysans que ton chant s'élève... »

Contexte

Les trois journaux: la Gruyère, La liberté et 24 Heures, chacun à sa manière, informent.

Image pieuse en première page de La Liberté: la multiplication des pains et des poissons et un prétendu client qu'on peut prendre pour un « actionnaire » du Crédit Suisse de dire: « ça marche! » En fait comme je l'ai compris, il s'agirait de songer sérieusement à l'éthique de l'usure, qui sait peut-être, réfléchir avec Saint Thomas: « Recevoir un intérêt ou une usure pour de l'argent prêté est une chose injuste de soi, car en faisant cela on vend une chose qui n'existe même pas .»  Ah! qu'en est-il des Bonus?

Contexte

24 Heures très discrètement, à travers l'inimitable et précieux Burki, expose le lien qui relie l'actuelle présidente de notre Confédération à Berlusconi. C'est un spaghetti bien droit cuit al dente et qui évite les faux pas linguistiques grace au lien de bouche à bouche. Lorsque je fais la lecture des journaux à quelques-une de mes consœurs malvoyantes, j'explique ce tête à tête des deux personnalités et elles me demandent si le spaghetti avait un peu de sauce tomate et comment tout ça s'est terminé.

Contexte

Cela terminé, un autre événement toujours à Rome: la même présidente de notre Confédération suisse, Madame Doris Leuthard, observe avec fierté ces « soldats du Pape » en uniforme prêter serment au pontife. A la Télé le reportage un peu bruyant de cette solennelle assermentation, mais ça s'est vite calmé et nos 4 Fribourgeois ont montré leurs frimousses souriantes à l'écran. C'est suivi aussitôt d'une procession plus que solennelle de dignitaires du Vatican escortant la Présidente Leuthard, sans mantille, jusqu'au bureau de Benoît XVI. L'homme en blanc accueille la femme en noir, les deux mains tendues. Vingt-cinq minutes de discussion qui s'est voulue transparente d'après le rapport de Madame Leuthard.

Contexte

La Grande Bretagne est en ébullition. On vote. Il n'y a pas de commission de surveillance et c'est vrai que je pourrais à peine l'imaginer dans le contexte du Royaume-Uni! Gordon Brown, David Cameron, Nick Clegg le surprenant petit dernier! On verra demain et on verra plus tard, on verra la suite quant à l'économie, les étrangers, les malades.

Mais il faut toujours espérer et c'est cette sage phrase anglaise que je me redis en implorant la lumière de Jésus ressuscité sur les contextes de notre monde inquiet: « 'There is so much good in the worst of us and so much bad in the best of us,' that it ill behooves any of us to talk about the rest of us.' " (attribué à plusieurs auteurs mais je m'aventure à dire que c'est Fulton Sheen)

Je serais infiniment reconnaissante à qui pourrait traduire en beau français, cette phrase digne du Livre de la Sagesse.

23:05 Publié dans Solidarité | Tags : contexte | Lien permanent | Commentaires (3)

05/05/2010

MERCI POUR LA SOUPE

Flutsch met le doigt sur l'insoutenable! MERCI!

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En Suisse, dans l'espace d'une semaine, une jeune maman se voit obligée de fermer un magasin « bio » où elle a mis tout son cœur, par manque d'argent. Un père handicapé, à AI partielle, perd le petit emploi qui lui permettait de vivre. Hier, un ami perd son travail. La vague humaine des sans travail monte. En Suisse, en Europe.

En Afrique, voyez: http://www.panapress.com/dossindexlat.asp?code=fre020

Au Zimbabwe: 7 millions d'affamés, 98% de chômage, espérance de vie hommes/femmes 38-39 ans!. Ces réalités me parviennent en direct, cela me concerne. Nous concerne.

Aussi quand j'ai vu les splash de feux d'artifice enflammer l'écran en direct de Shanghai, et la TSR 1 fière de montrer le « pavillon suisse » au milieu des artifices, la tête me tourne! C'est pourquoi je remercie La Soupe et surtout Laurent Flutsch, qui permet, à ma demande, d'inscrire dans mon blog le billet que voici:

 

La soupe IV 054 / Expo universelle / LF / 2 mai 2010

Laurent : ça fait quand même tartir d’être au Salon du Livre. Normalement, on devait faire la soupe en direct de l’exposition universelle de Shanghai, mais on a appris cette semaine que la SSR n’a plus les moyens, à cause des dépenses supplémentaires engendrées par les mesures d’économie. La convergence, par exemple, rien qu’en séances de réflexion et de coordination, ça équivaut déjà au Produit National Brut du Zimbabwe. Et rien qu’avec des nouveaux logos de la RTS, on pourrait nourrir 5000 Zimbabwéens pendant une année. Forcément, avec tout ça la SSR est dans le rouge, et du coup il n’y a que les chefs qui iront visiter l’exposition universelle de Shanghai.

Ça ne fait rien, parlons-en quand même, de l’exposition universelle. 70 millions de visiteurs minimum, ils attendent. 1 Terrien sur 100 ! Bon, ils comptent 95% de public chinois, question universel c’est pas ça. Mais quand même, 1 Terrien sur 100 !

Évidemment, on ne sait pas combien il y aura de visiteurs en réalité, mais en cas de besoin les organisateurs pourront toujours faire comme ceux d’Expo 02, qui comptabilisaient les entrées des livreurs et des nettoyeurs à l’aube, et comptaient comme visiteurs les mouettes survolant les arteplages. Après, on claironne que le machin est un immense succès populaire, les médias partenaires relaient avec zèle et c’est réglé.

Quoi qu’il en soit, six mois durant, l’exposition universelle de Shanghai, la première du millénaire, offrira à l’humanité une fenêtre sur le destin de l’humanité et au monde une vitrine du monde. Des pavillons rutilants au design audacieux, farcis de high-tech, conçus par l’élite intellectuelle et créatrice des nations. La Suisse, plus novatrice que jamais, s’y présente avec des vaches, des verts pâturages et un joli téléférique. Et dedans, des salons VIP pour que nos chefs d’entreprises puissent rencontrer de futurs partenaires chinois, en vue de contrats essentiels à la vitalité de notre économie et à nos emplois. Au cœur de Shanghai, qui à elle seule incarne le miracle de la croissance, les États et les multinationales offrent au monde un hymne aux bienfaits économiques et technologiques qui annoncent à la planète un avenir radieux !

Ce qui est très bizarre, c’est qu’on nous annonce cette semaine que le nombre des crève-de-faim sur la terre a fortement augmenté. Plus d’un milliard d’humains sous-alimentés contre 800 millions il y a trois ou quatre ans. Normalement, avec les objectifs du millénaire fixés par l’ONU en 2000, la misère devait avoir diminué de moitié en 2015, mais voilà qu’au deux tiers du délai elle a augmenté. On a aussi appris cette semaine qu’en Suisse, 4 familles sur 10 de la classe moyenne sont dans la dèche.

Étonnant, non ? Est-ce qu’ils raconteraient des conneries à Shanghai ? Est-ce que leur miracle économique, leurs contrats et leur croissance ne serviraient qu’à engraisser des actionnaires et à financer des bonus pour les top managers, en fabriquant de la pauvreté pour tous les autres ? Est-ce que leur expo soi-disant universelle, ce serait pas un petit peu du foutage de gueule ?

Qu’à cela ne tienne, les Terriens qui iront visiter l’expo représentent le 1 pourcent qui compte. Les 99 autres pourcents, ceux qui crèvent la dalle en Afrique et tous les autres minables, n’iront pas à Shanghai. Les dissidents chinois et les Tibétains non plus. En revanche on y verra sans doute Micheline Calmy-Rey, heureuse comme tout, qui se félicitera du succès du pavillon suisse et qui se félicitera d’avoir eu le courage de s’abstenir d’aborder la question des droits de l’homme.

L’expo, enfin, vantera le respect de l’environnement et peindra l’avenir en vert pendant que les oiseaux marins de Louisiane sont repeints en noir. Elle fera la part belle aux énergies renouvelables dans le monde de demain, alors que pour la part moche du monde d’aujourd’hui la seule énergie renouvelable c’est l’énergie du désespoir.

Expo universelle, mon cul. Une expo bidon dans une ville pour un centième des humains, tandis que le septième des humains est dans des bidonvilles.

Tiens, si jamais vous n’avez pas l’occasion d’aller à Shanghai, vous pouvez aller voir d’autres expos. Au hasard, Le fabuleux destin de Nonio, au Musée romain de Lausanne-Vidy. C’est l’histoire assez touchante et assez marrante d’un homme qui vient au monde, qui vit et qui meurt. Ça, c’est universel.

 

21:37 Publié dans Résistance | Tags : shangai | Lien permanent | Commentaires (3)

03/05/2010

LEADER AUJOURD'HUI

 

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Marc CHAGALL : Les armées de Pharaon englouties dans la Mer Rouge.

 

LEADERS AUJOURD?HUI

(les 4 notes précédentes)

1. On est en manque de leadership

2. On ne naît pas leader : on le devient

3. Henri Schaller : un modeste leader

4. Jésus adolescent se forme au leadership

 

Dessine-moi un leader ? Merci cher Burki:

http://www.24heures.ch/actu/burki/doris-leuthard-rencontre-barack-obama

      • Kadhafi père et fils :

www.24heures.ch/actu/burki/justice-raison-hannibal-kadhafi-contre-tribune-geneve

 

      • Leaders : le Conseil fédéral, les partis politiques, la hiérarchie ecclésiastique, le monde de la finance ? Aussi loin que je regarde chez nous, je ne trouve pas de leaders. Au meilleur, ils sont des fonctionnaires, des managers, des présidents, des directeurs. Au pire, le salaire,  les bonus obèses, le prestige les fascinent et le statut quo leur est favorable. Leur motivation profonde ?

Mais j'en ai trouvé un: un Leader, Prophète, reconnu par les juifs, les musulmans, les chrétiens, c’est Moïse et c'est un LEADER! Wikipedia en fait une excellent présentation : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse

A-t-on besoin de « Moïse » aujourd’hui, ou bien est-ce que lire son histoire nous suffit ? Est-ce qu’il existe aujourd’hui des pays et des peuplades dominés, exploités, voués à l’esclavage, à la mort et qui attendent un Moïse?

 

Mais les enfants sont toujours les plus intelligents! Lisons:

xav7ans.jpgMoïse aujourd’hui et la sortie de l’Egypte

David, huit ans, rentre du catéchisme. 
Sa maman l’interroge : 
— Qu’as-tu appris aujourd’hui ?
— L’histoire de Moïse.
— Ah bon ? Tu peux me la raconter ?
— Bien sûr. Moïse était un agent du Mossad infiltré derrière les lignes égyptiennes. Il a réussi à sortir les otages juifs et les a emmenés au bord de la Mer Rouge. Il a fait construire des ponts flottants et a fait passer les gens de l’autre côté.
Entre-temps les tanks de l’armée ennemie, commandée par le général Pharaon les poursuivaient et se sont mis en position de tir.
Moïse a alors appelé par radio l’état-major de l’armée du Néguev et a demandé un soutien aérien. Les F16 et les Pharaons sont arrivés et ont détruit tous les tanks ennemis ainsi que les ponts flottants. Le tank où se trouvait le général Pharaon, qui était déjà engagé sur le pont, est tombé dans la mer et tout l’équipage s’est noyé, y compris le général Pharaon.
Horrifiée, la maman demande :
— C’est vraiment cela que le prêtre t’a dit ?
— Pas tout à fait Maman, mais si je te le raconte exactement comme il me l’a dit, tu ne le croiras jamais.

Avec toute ma reconnaissance à la

source:

http://mejbsp.blogspot.com/2010/04/un-peu-dhumour.html

Nous avons donc des « Moïse » aujoud'hui qui ont grand besoins d’enfants pour dévoiler leur présence aux adultes et qui demandent notre solidarité.

 

 

21:49 Publié dans Spiritualités | Tags : moïse | Lien permanent | Commentaires (1)

01/05/2010

1er Mai 2010

 

 

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1er mai 2010

Aujourd’hui samedi, c’est la journée des travailleurs, des chômeurs, des sans domiciles fixes, sans oublier Joseph et Jésus de Nazareth.

Les chrétiens se souviennent des deux charpentiers qui connaissaient bien la valeur des forêts autour de Nazareth, la valeur des arbres : des chênes, des cyprès, des cèdres, des pins. Il fallait les abattre, traiter ce bois jusqu’à ce qu’il soit utilisable pour être travaillé.

Ces travailleurs savaient manier la scie, les rabots, les racloirs, le maillet le marteau, les poinçons, les chevilles, les clous. J’imagine Joseph et son fils confectionnant des tables, des tabourets, des chaises, des bancs, des divans, des objets de cuisines tels que des cuillères, des sébiles. Mais ils fabriquaient aussi des barques, des jougs et puisqu’ils habitaient un pays occupé par les Romains, ils devaient sans doute fournir des croix pour les condamnés !

Les restes de bois utilisés servaient à faire du feux, pour faire la cuisine, se chauffer, s’éclairer ; les copeaux, la sciure pour renforcements des fonds de planchers peut-être… et les échardes : les mains des charpentiers connaissent ! Elles étaient sans doute rugueuses et belles, leurs mains !

On leur demandait aussi d’aller mettre en place un plafond, une porte, une fenêtre, des lambris, des poutres et des escaliers dans des maisons des alentours. Ils étaient connusguedelon_18.jpgpuisque, plus tard, confrontés à Jésus, des juifs diraient : « N’est-ce pas là le fils du charpentier Joseph ? » (Mt 13 :55 et Mc 6 :3). Pour les gens, Jésus et Joseph ne faisaient qu’un : charpentier.

Qui étaient les clients, comment payaient-il le travail accompli ?

Aujourd’hui, Joseph et Jésus se trouveraient chez eux dans nos familles d’artisans. C’est le travail manuel bien fait qui compte ! Pour l’artisan, le temps n’est pas de l’argent, c’est de l’or ! Mais rares aujourd’hui sont celles et ceux qui peuvent s’offrir le luxe de faire ce qu’ils aimeraient tant!

Il faut nouer les deux bouts en sciant, rabotant, limant, Joseph et Jésus réfléchissaient : Joseph sur le pain quotidien alors que Jésus sentait grandir en lui une solidarité avec les ouvriers de son pays, de tous les pays de tous les temps.

Peut-être éprouvait-il une sourde révolte gronder envers le « pouvoir » romain et juif qui pratiquait la peine de mort sur une croix, peut-être pensait-il à l’inévitabilité d’un conflit contre les oppresseurs et les exploiteurs, peut-être qu’une espèce de prémonition faisait frémir son adorable visage de jeune homme ! Ce fils de charpentier, si parfaitement humain qu’il est Dieu (Edward Schillebeexs) est le Leader qui avait la vision d’un monde de justice et d’amour et qui a mis toutes ses forces à le construire. Il en est mort sur une croix en bois. Et nous poursuivons son travail.

 

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