30/03/2010

ARTE

 

Ce soir à 21h20 sur ARTE on peut suivre le documentaire sur "Que veut le pape"?

Comment Benoît XVI a entrepris de restaurer la puissance perdue de l'Église sur une ligne ultraconservatrice.

"Levée de l'excommunication des évêques intégristes, critique de l'islam à Ratisbonne, béatification de Pie XII, réhabilitation de la messe en latin, sortie contre le préservatif... Comment interpréter les prises de position de Benoît XVI ? Les réalisateurs ont pu pénétrer au sein du Vatican, rencontrer des hommes très proches du pape et des témoins clés de son histoire tel le théologien Hans Küng. Leur enquête décrit la nouvelle stratégie de l'Église catholique, sous la houlette de Benoît XVI. On le croyait simple pape de transition, dans la droite ligne de Jean-Paul II dont il fut le conseiller pendant vingt ans : il a en fait un agenda et un projet bien à lui. On le pensait gaffeur, mauvais communicant ; il applique un programme avec des méthodes nouvelles. Quitte à choquer l'opinion publique, voire certains catholiques. Son but ? Restaurer la puissance perdue de l'Église, défendre un Occident chrétien, lutter contre la laïcisation du monde et peser sur les sociétés. Pour cela, il ne craint pas de s'appuyer sur des mouvements parmi les plus durs du monde catholique, d'influencer les États ou de mettre l'Église à l'heure du lobbying et de la communication."

Ce documentaire sera suivi de 15 minutes de débat.

Peut-être un petit éclairage, ou non. J'essaierai de suivre cette émission.

J'apprécie les documentaires de ARTE. cmj.

 

16:47 Publié dans Église(s) | Tags : pape | Lien permanent | Commentaires (0)

29/03/2010

SEMAINE SAINTE

FLEUR DE LA PASSION.jpg

 

« J’ai l’impression de grandir dans ma vie et de rester enfant dans la série » Miley Cyrus (17 ans)

Je pense ce soir à des milliers de prêtres qui se sentent individuellement et collectivement humiliés face aux paroissiens participant aux liturgies de la Semaine sainte 2010. Je les respecte et prie pour eux.

Combien d’entre eux « ont eu l’impression de grandir dans la vie et de rester enfant dans la série » c’est-à-dire dans l’Institution où ils fonctionnent dans l’humiliation

de rumeurs malsaines et généralisées alors qu’ils sont au service des gens en qui Jésus vit.

 

Que d’énergie gaspillée. Le langage diplomatique épiscopale reste quelque chose comme ni Oui ni Non !

Je me souviens d’un prêtre qui s’est suicidé après que l’évêque lui ait interdit tout activité sacramentelle.

La question brûlante : y avait-il eu une rencontre fraternelle entre l’évêque-juge et le prêtre présumé coupable? L’évêque a-t-il des oreilles pour écouter et pour entendre avec un cœur fraternel ?

 

En Afrique un cher ami, prêtre écossais mort dans un accident de voiture, nous disait : « Pour annoncer l’évangile aux gens, je dois apprendre à désapprendre toute les théories qu’on m’a enseignées au Séminaire ». Les jargons régionaux et doctrinaux étaient incompatibles : du latinage occidentale pour des oreilles africaines ! Le sens de la vie, la dynamique de l’évangile ?

On en avait faim et soif.

Oui cela a changé après Vatican II pour certains, affamés de Vie en abondance ! Nous étions prêts pour le changement ! On percevait le renouveau des prêtres et de nous tous, proches des gens, proches de tous. Engagés dans des groupes solidaires et fraternels, œcuméniques,  inter religieux,  et au-delà. Nous avions à construire un avenir commun en déracinant l’apartheid. Nous avions une foi commune en nous-mêmes, en les autres, finalement en Jésus. Les évêques restaient d’abord en retrait (sauf un ou deux oui), mais les prêtres avaient l’esprit prophétique, sans signes extérieurs les identifiant, nous les aimions et les respections dans l’action. Dans la vie. La prière et l’Eucharistie étaient nourries,  et célébraient la réalité vécue ! Pas d’ornements d’or et d’argent pour les cultes ! C’était « l’offrande de la nature humaine celle de tout l'univers » selon Maurice Zundel que nous ne connaissions pas en ce temps-là !

 

Aujourd’hui, alors que les abcès crèvent à travers le monde, j’ai de l’empathie pour ces milliers de prêtres prophétiques qui sont

· Humiliés par les soupçons

· Les regards et les rumeurs

· Par l’attitude, les déclarations des fonctionnaires hiérarchiques qui clament à distance :

· Tolérance zéro, transparence absolue

· Pour l’avenir : prévention, tests de toutes sortes à faire sur d’éventuels candidats au sacerdoce…et j’en passe

A part quelques prêtres qui, face aux médias essayent d’aller aux racines des problèmes, et qui n’ont pas souvent la parole, le reste ressemble aux Gardes suisses du Vatican.

 

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Et les enfants ? Comment ne pas sentir avec eux ? C’est l’empathie spontanée. Peut-on s’imaginer un enfant de 9 ou 10 ans, jadis, aller dire son problème à l’évêque ou même à la maison ? Entre février 1837 et avril 1839, Charles Dickens racontait l’histoire d’un orphelin à Londres. Un petit londonien et qui aurait fraternisé avec les enfants africains des townships et des institutions catholiques ou autres. Un enfant qui confronte une autorité pour exprimer une demande juste : la faim par exemple, du pain : Please Sir, I want some more ! More Truth, more Bread ! La Justice pour tous comme ce 16 juin 1976 à Diepkloof, Soweto, Johannesburg : 700 écoliers abattus parce qu’ils demandaient le droit de parler ! Les survivants sont marqués à vie comme les témoins ! Les leaders, prêtres de toutes dénominations, les imams, les instituteurs étaient parmi eux. La Hiérarchie restait en retrait. On a accusé ces prêtres d’être des agitateurs pour un certain temps du moins ! Que d’énergie inutilement gaspillée !

 

Aujourd’hui, ce n’est pas « tolérance zéro » pour les prêtres et autres « pécheurs » c’est d’abord un changement du fonctionnement relationnel entre le haut et le bas des systèmes, un changement du contenu et des cadres de la formation peut-être. C’est la rencontre, l’empathie, les mises au point certainement, et la compassion qui ne dérive pas en déclarations moralisatrices, culpabilisantes, mais la compassion d’une présence humaine.  Le regard de Jésus vers Pierre après le chant du coq. Lui qui jouait avec les enfants et les prenait sur ses genoux.

 

Voir le blog Katutura du 27.03.2009 :

JESUS: SON ATTITUDE ENVERS LES FEMMES ET LES ENFANTS

 

Prions avec et pour nos frères prêtres, ils sont nos frères serviteurs, les serviteurs des plus pauvres et des plus petits, ils se laissent évangéliser par les plus pauvres. Soyons heureux avec eux, des frères et des sœurs joyeux en partageant un jeu, une réflexion, une étude, un repas, une rencontre qui nous révèle ce Fils de l’homme, tellement humain qu’Il est Dieu. Enfant de Dieu comme nous.

 

Et nous prions pour que les autorités se détachent des échelons hiérarchiques, jusqu’en bas. Qu’ils deviennent comme du sel dans la Soupe de la Bonne Nouvelle ! Nous monterons ensemble vers Pâques en remerciant d’avoir passé la nuit de la mort. Invincibles en Jésus. INVICTUS !

 

 

23:30 Publié dans Spiritualités | Tags : prêtres | Lien permanent | Commentaires (2)

27/03/2010

JESUS AUJOURD'HUI COMME HIER

 

 

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Semaine de la Passion

Saint Luc 22,14-71.23,1-56 et http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

Comme chaque année, ce que rapporte Luc sera lu dans les églises demain. Le message éclaire le vécu des "gens de tous les jours".

 

Je me souviens qu'en 1999 à Botshabelo, Afrique du Sud, nous avions dramatisé ce récit et, Seigneur, que c'était vivant et actuel! Les horreurs de l'apartheid se confondaient avec le drame qu'a vécu Jésus. J'y repense ce soir.

 

  • Le repas

     

Jésus pressentait, comme Oscar Romero il y a trente ans au El Salvador, que le système voulait se débarrasser de lui une fois pour toutes! Il eut l'idée d'inviter ses amis au repas pascal et leur offrit du pain et du vin. Jésus était triste et ses paroles en témoignent. Il rompit le pain, il leur versa le vin dans des bols et ils mangèrent ensemble. Jésus pensait à l'avenir et désirait que ces apôtres frustres ne l'oublient pas. Qu'il partage entre eux la nourriture. Car sans nourriture partagée, il n'y a pas de vie.

 

  • Les apôtres se chamaillaient

 

Lequel d'entre eux, à leur avis, était le plus grand? Qui serait le patron, le chef?

J'entends Jésus dire:

«
Mais il leur dit : « Le plus grand d'entre vous doit prendre la place du plus jeune, et celui qui commande, la place de celui qui sert. » Voilà le type de hiérarchie qu'il a voulu pour son mouvement dans la société et Il le dit clairement! Il explique: « Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert...et je prie pour vous! » Mais ce premier pape marié et père sans doute d'une grande famille hausse la voix et dit

« Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. » Mais Jésus avait vécu avec ces hommes et Il les aimait tels qu'ils étaient, des faibles et des trouillards. Il dit à Pierre: « Le coq ne chantera pas aujourd'hui avant que, par trois fois, tu aies affirmé que tu ne me connais pas... » Jésus avait peur et leur conseilla de prendre conscience du sérieux du moment présent!

 

Jésus est angoissé

 

Jésus quitte la table et s'en va au jardin des Oliviers. Il ne leur dit même pas d'aller avec Lui mais ils le suivent. Jésus cherche un arbre, un Olivier au pied duquel il s'assied. Il pleure, il sanglote, il est angoissé comme les condamnés à mort aux Texas.

 

Les apôtres ne savaient pas trop ce qui se passait, la nuit avait été longue et ils s'endormirent pendant que Jésus gémissait et priait comme chacun de nous, parfois, quand nous sommes seuls, au fond de quelque trou et que l'espérance nous abandonne!

 

Mais il se reprend, il faut aller jusqu'au bout même dans une sueur de sang! Le courage lui revient, mais ses amis dorment lourdement et il les somme de se mettre debout! Les policiers armés arrivent et un des siens montre Jésus du doigt. J'imagine le choc de Jésus et son regard sans reproche mais immensément déçu! Pierre sort son épée et coupe l'oreille d'un policier. Pierre avait donc visé la tête! Il n'y a pas d'échauffourée, Jésus touche l'oreille blessée, il l'a guérit et demande la paix! Le policier blessé était le serviteur du « Grand Prêtre »!

 

  • Les chefs des prêtres, officiers de la garde du Temple et anciens sont donc face à Jésus.

Deux mondes: L'institution et ses fonctionnaires armées d'épées et de bâtons face au fils du charpentier de Nazareth qu'ils craignent et haïssent! Jésus leur dit: « On s'est quand même rencontré au Temple? Vous avez oublié? Mais je sens que « c'est la domination des ténèbres » (comme Steve Biko à le 12 septembre 1977 à Prétoria).

 

  • Le coq chante

 

Les apôtres suivent de loin et le pauvre Pierre entre même au Prétoire où Jésus subissait la torture type Abou Ghraib. Des gens reconnaissent Pierre, et lui les assure par trois fois qu'il « ne connaît pas cet homme ». Pire: il leur dit : « Je ne vois pas ce vous voulez dire... » Ce langage étrange se retrouve quasiment dans certaines déclarations de l'Osservatore Romano ces temps-ci. D'accusations, de contre-accusations. Non, nous ne sommes pas meilleurs aujourd'hui que ces premiers apôtres! Le coq a de quoi chanter au cours de l'Histoire de l'Église institution. Aujourd'hui: ça tombe à pic!

 

  • Le Fils de Dieu?

  • Le Roi des Juifs?

 

La première question vient du Chef des Prêtres, et la deuxième est posée par Pilate:

 

La réponse de Jésus est: « C'est vous qui le dites ».

Pour les Prêtres, ça suffit à exécuter Jésus alors que Pilate essayait d'y voir plus clair. Mais lui aussi avait peur et renvoie Jésus qui le renvoie à Hérode ce renard. Devant ce renard, Jésus se tait. Il est renvoyé à Pilate qui aura le dernier mot. Un dernier essai au crédit du païen romain: « Je le ferai châtier et je le relâcherai. » C'est la clameur: Tollé! » Pilate marchande leur en proposant de choisir entre le plus dangereux des criminels Barabbas, dit-on, et Jésus. Leur choix est immédiat. L'autorité politique « livre le Nazaréen au bon plaisir des autorités religieuses ».

 

  • Exécuté pour avoir dit la vérité!

 

Ses apôtres fuirent. Seules, les femmes restèrent auprès de lui! Cette histoire est vraiment très actuelle, mondialisée. Je me demande parfois où je me situe dans notre contexte postmoderne face à ce défi de la vérité?

22:36 Publié dans Jesus aujourd'hui | Tags : jésus | Lien permanent | Commentaires (1)

25/03/2010

REFLEXION

 

Jésus avait annoncé le royaume...

 

Avis: si vous le souhaitez, vous trouverez les notes du 9 au 14 mars 2009, dans ce même blog, sur : « l'Église que les gens veulent. »

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Réflexion sur l'actualité ecclésiastique récente:

De retour en Suisse après des dizaines d'années dans différents pays de l'Afrique australe, mais principalement en Afrique du Sud, j'ai été très étonnée de voir l'attention que la Télévision portait à l'État du Vatican, au Pape, à l'Église catholique en général. L'Église catholique appréciait, je pense, les services que lui rendaient ces nombreux médias. J'ai été très surprise de voir la quasi absence des Églises réformées, des Synagogues, des Mosquées dans ces mêmes médias. Pourquoi?

Des cérémonies en eurovision, des voyages du pape, des Journées mondiales des jeunes: tout cela prenait des heures de télévision. Je me souviens du Pape et de Bush ensemble et j'en ai eu la nausée. Il fut accueilli avec les honneurs militaires à la Maison Blanche en avril 2008. Il y avait la guerre en Irak, il y avait Guantanamo...

 

C'est vrai qu'en Afrique, les médias étaient souvent le « bouche à oreille , le bush radio et le drum beat ». Ce moyen de communication ne mentait pas. Pour nous , le Vatican, ses pompes, ses soldats, le pape, ces immenses édifices étaient à une distance rassurante. Seulement des avertissements au sujet de la théologie de la Libération. L'Église catholique était membre du Conseil œcuménique en Afrique du Sud (alors qu'elle ne l'est pas à Genève!) Face aux médias sud-africains, il y avait une espèce d'égalité de traitement concernant ces dénominations chrétiennes, les juifs, les musulmans, les hindous, et les innombrables Églises indépendantes africaines!

 

Ceci explique peut-être le choc que j'ai ressenti, de retour en Suisse, en voyant l'Église catholique occuper l'écran TV alors que que les autres dénominations chrétiennes restaient plutôt dans l'ombre. C'est injuste me semble-t-il. En plus, je réalisais l'influence de ces « shows » sur la mentalité catholique et j'étais de plus en plus perplexe. Influence positive et/ou négative sur les gens ordinaires que je rencontrais dans le domaine de l'asile et des mouvements anti- apartheid.

Peu à peu j'ai ressenti la proximité de ce pouvoir romain et vaticanais médiatisé comme une chape de plomb qui vous étouffe. Tout le contraire d'un souffle de vie nouvelle, d'une source d'énergie et surtout du sens de Jésus ressuscité dans notre réalité, Où était le rapport entre Jésus de Nazareth, l'Évangile et cette lourde Institution qui paraissait figée en elle-même. Autour de moi, une espèce de loyauté servile et non négociable. Une loyauté critique et responsable paraissait étrangère, coupable!

 

  • Dans ma réflexion de ce soir, je me dis qu'on ne peut guère s'étonner que ces mêmes médias gardent l'intérêt pour l'institution dans sa réalité actuelle. Cela leur est même reproché! Sans réaliser que, du point de mire qu' était le Vatican, il se découvre dans sa pauvreté, son ambiguïté systémique au grand jour! Le regard des spectateurs change avec la forme et le contenu.

     

  • Les mécanismes de défense se mettent alors en marche: démentis, mises au point retardées, demandes de pardon, contradictions, accusations de mauvaise foi y compris. L'atmosphère est confuse au regard lucide. C'est difficile d'y voir clair.

 

Il n'y a aucune satisfaction à écrire une réflexion comme celle-ci. C'est plutôt la résonance de nombreuses personnes proches et lointaines. Leur désarroi, leurs repères qui s'effilochent et Jésus qui semble absent. Pourquoi? Un vide que Pâques réussira peut-être à combler. Je ne sais pas. Peut-être que l'Église catholique est en train de vivre une saine purification, peut-être que le fonctionnement du système, comme une grosse pierre devant le tombeau où Jésus est enfermé dit-on le samedi Saint, cette grosse pierre sera roulée, et la Vérité surgira de ce trou, une source d'énergie, de lumière, nous nous remettrons debout, sur le chemin qui continue. Pour rendre actuelle et concrète: la Pâques!

 

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« Sur ce bas-relief de la cathédrale de Paris, on peut voir une iconographie courante au Moyen-Age, Job sur son tas de fumier, dans le dénuement le plus total, mais tout de même entouré de quatre amis demeurés fidèles »

 

22:59 Publié dans Jesus aujourd'hui | Tags : pape | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2010

OSCAR ROMERO

 

 

 

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Pour Oscar Romero

Depuis 2 jours que je pense à Oscar Romero, au peuple salvadorien, aux laïcs et aux prêtres Jésuites abattus pour avoir proclamé l’évangile toujours subversif ! Oscar Romero, l'évêque assassiné il y a 30 ans aujourd'hui alors qu'il disait la messe! Je pense à ceux qui restent comme Jon Sobrino SJ et qui continuent de proclamer aux pauvres et aux opprimés la Vérité qui libère ! (Jean 14 :6) Cette vérité, c’est Jésus aujourd’hui.

http://www.la-croix.com/Le-Salvador-celebre-la-memoire-de-Mgr-Oscar-Romero/article/2419605/4078

J’ai été à la messe ce matin : aucune mention de ce grand martyre, témoin de Jésus ! Oscar Roméro, cet évêque qui a permis aux plus pauvres, aux campesinos, aux illettrés de le convertir ! Lui. Aujourd'hui, pas de signe de solidarité avec ce peuple immense qui avance lentement pour un « Aujourd’hui Autrement ! » Et ce vide fait mal! Sans solidarité mondialisée et qui commence ici, maintenant, à quoi servent ce « carême », ces interminables liturgies répétées année après année, ces lectures des Ecritures parfois édulcorées par des commentaires bien intentionnés, mais comme du sel affadit.

Après l’INFRAROUGE de hier soir magistralement animée  par Esther Mamarbachi http://infrarouge.tsr.ch/ deux faces d’une « même » Eglise s’affrontaient : celle de la lettre, de la protection de l’institution, de ses chefs. Un flot de paroles débitées rapidement « comme une livre » d’une part, et celle qui émergeait laborieusement de ceux et celles qui sont, eux, « Eglise » sans pontifier ni affirmer des prises de position, sinon être avec le petit peuple, humilié, poussiéreux! Une "poussière étoilée!

Sans le vouloir, hier soir, j’ai associé Mgr Jacques Gaillot à Mgr Oscar Romero assassiné, qu’on honore aujourd’hui. Ce peuple du El Salvador et d’ailleurs, fait carême 365 jours par année, il a faim de justice ! Souvent privé d’école, il n’a pour toute lecture et étude doctrinale que les quelques pages des Histoires de Jésus en qui il peut reconnaître sa propre Vie !

Vendredi Saint. La dynamique de la résurrection des victimes de l'injustice effraye les trônes et les dominations. Un homme debout, ça peut faire peur ! Mais pour marcher vers la lumière, il faut être debout et la route est longue :

Aimé Duval chante:

Tout au long des longues, longues plaines
Peuple immense avance lentement.
Chants de joie et chants, et chants de peine
Peuple immense va chantant.

Ils n’ont pas leur Père avec eux,
Mais ils savent bien leur chemin.
Ils n’ont pas leur père avec eux,
Mais leur Mère les tient par la main.

Tant de haine tombe sur eux,
Tant d’orages troublent leur ciel,
Qu’ils s’en vont d’un pas miséreux
Mais les joues baignées de soleil.

Et quand l’un des leurs est tombé,
Sur sa tombe ils sèment des pleurs.
Mais pour une larme tombée
Sur la tombe il pousse mille fleurs.

Ils s’en vont du fond des vieux temps
Vers des cieux sans haine et sans pleurs.
Ils s’en vont du fond des vieux temps
Embrassant leurs frèr’s en passant.

http://pagesperso-orange.fr/g.decourreges/disqduval.html

(demain je reviendrai à Oscar Romero car il est le modèle qui pourrait inspirer l'Eglise catholique aujourd'hui)

 

23:16 Publié dans Spiritualités | Tags : romero | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2010

REFLEXION:SANTE

 

Réflexion: Santé

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La santé en Suisse

 

Un petit coup d’œil en arrière. Je ne sais pas depuis quand l’assurance maladie est obligatoire en Suisse ; elle l’est aujourd’hui.Et c'est tant mieux. Et coûteux.

 

En Afrique du sud, je n’ai jamais entendu parler d’assurance maladie. Un accident, dans les années soixante, m’a valu  2 ans d’hospitalisation dans des hôpitaux d’Etats. J’ai beaucoup appris sur la maladie, les soins, les morts, les guérisons.Sans prix.

 

La santé aux Etats-Unis

Apprendre que des millions de personnes, les plus pauvres, aux USA, sont privés de soins est simplement incroyable ! Un scandale dans un pays riche. Qu’il faille une telle lutte et tant d’énergie pour combler cette lacune en 2010 dépasse tout un chacun ! « Comment vas-tu ? » n’est-ce pas le « bonjour » de chaque rencontre ?

 

Et hier soir, j’ai écouté, tard dans la nuit, Obama parler à l’adresse suivante :

 

http://www.dailykos.com/story/2010/3/20/848356/-President-Obama-Most-Emotional-Speech-to-the-House-Caucus

 

L’adresse Internet paraît compliquée mais la connection est rapide.

Ce que j’ai retenu de ce long discours est "I Am Not Bound To Win. But I Am Bound To Be True."

In what the New York Times called “an extraordinary session,” President Obama began his speech by quoting Abraham Lincoln. “I am not bound to win but I’m bound to be true,” he said. “I’m not bound to succeed, but I’m bound to live up to what light I have.”

 

Qui peut m’aider à traduire ce message évangélique ? « Je n’ai pas l’obligation de gagner, mais j’ai l’obligation d’être vrai ! Je n’ai pas l’obligation de réussir, mais j’ai l’obligation d’être fidèle à la lumière qui m’est donnée. » Cette traduction ne me satisfait pas ! Mais pour le moment, je ne peux faire mieux. Qui peut m'aider?

 

Obama continue : « Ne votez pas pour moi, ne votez pas pour les Démocrates, votez pour eux ! » Eux, les malades qui sont notre responsabilité, à tous.

 

Les résultats de ce matin nous remplissent de reconnaissance. Envers Dieu, envers l’Esprit de Jésus, Lui qui nous a montré ce qu’est la souffrance et la guérison. La maladie et la souffrance est une réalité mondiale et la guérison est la raison d’être de Jésus, pour nous tous, pour la nature, pour la survie.

 

L’application de cette réforme sera laborieuse et longue. L’émission (16h30) de la BBC « Hardtalk » montrait la virulence de l’opposition. Et la stupidité des arguments avancés sans réflexion aucune. Voir l’excellent journaliste Steve Sacker face à un membre du mouvement Tea Party !

http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/hardtalk/


Il fait ressortir les arguments centrés sur « la vie, la propriété et la liberté » d’un nombre de personnes prisonnières de leur égoïsme de groupe. « La vie », la leur, pas la vie des autres du même pays !

Selon LEXPRESS.fr, publié le 22/03/2010 à 18:40 - mis à jour le 22/03/2010 à 18:42 : dix Etats contestent la réforme d'Obama. La lutte continue.

« Je n’ai pas l’obligation de gagner, mais j’ai l’obligation d’être vrai ! Je n’ai pas l’obligation de réussir, mais j’ai l’obligation d’être fidèle à la lumière qui m’est donnée. »

Ma prière du soir est pleine de reconnaissance pour cette expérience de courage, de vision, engagement d'un homme qui essaye d'être vrai envers lui-même et envers les gens.

 

Ce 23 mars, dans la soirée:

Vers 16h30 cet après-midi, on pouvait suivre, en directe à la BBC, Barack Obama apposant sa signature à la « Health Reform »! Celles et ceux qui l'entouraient étaient des malades hommes, femmes, et un enfant.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/8583350.stm?ls

Des applaudissements sincères avec, c'était à prévoir, des cris de haine des « pro-lifers ». L'application de cette réforme sera ardue. La cause n'est pas tant que les gens n'apprécient pas les soins pour eux-mêmes et pour tous, mais c'est l'obsession d'un système favorable aux riches (caisses de pension privées etc) qui durcit les cœurs. Partager, c'est risquer de recevoir un peu moins afin que ceux qui n'ont rien reçoivent un peu quelque chose!

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20/03/2010

REFLEXION DOMINICALE

 

 

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Quel Bonheur

 

Quand j'étais petite à la ferme, il y avait dans la chambre d'en haut dont la fenêtre accueillait le grand soleil des matins de printemps, une belle armoire en bois clair et sculpté, (du bois de tilleul je crois) jamais fermée à clés. Elle contenait du linge de lit, quelques habits bien pliés de papa et de maman et, tout au fond, un petit livre que j'ai déniché par mégarde: « Si tu savais le Don de Dieu ». Du haut de mes huit ans, assise sur le planché en bois, je lisais lisais lisais jusqu'à ce qu'on m'appelle, je rangeais le livre et courait en bas les escaliers pour « faire mes devoirs ».

 

Mais « le Don de Dieu » me trottait par la tête. C'était quoi? C'était mon crayon, l'ardoise, les frères, les sœurs, les parents; les bêtes: Video - Animal Farm.jpgchevaux, vaches, cochons, couvées. Le bol de lait, le morceau de pain, l'œuf de la poule, l'eau du puits coulant de la pompe. C'était ces deux immenses tilleuls et la croix dessous entre les deux, que papa avait érigée après la guerre de 14-18 pour dire merci! C'était le ciel, le vent, le soir et la nuit étoilée: Oh! l'appelle au ravissement, aux rêves, à l'envie naissante d'explorer ce « don de Dieu » au-delà de la frontière française toute proche, au-delà de toutes frontières!

 

Maman, de sa belle voix chantait:

« quand je contemple dans les cieux,

ce doux éclat de mille feux,

mon œil se perd dans cette espace

que Dieu peupla si brillamment

et ma pensée ainsi se lasse

à contempler le firmament ».

children.jpgJ'écoutais et avec mon frère Jean, on s'est mis à chanter pour ne plus s'arrêter jusqu'à, il y aura six ans ce vendredi Saint, sa voix douloureuse comme celle du Golgotha devienne alléluia hors espace-temps! Qui nous invite à chanter!

 

Voilà comment j'ai appris la Bible, le livre comme on dit, et la Bonne Nouvelle de Jésus. C'était fait du vécu de chaque jour auquel nul besoin de conclure: « Parole du Seigneur ». Comment ça?

 

J'éclate tellement dans ma création...

« La foi, ça ne m'étonne pas.

Ça n'est pas étonnant.

J'éclate tellement dans ma création.

Dans le soleil et dans la lune et dans les étoiles.

Dans toutes mes créatures.

Dans les astres du firmament

et dans les poissons de la mer.

Dans l'univers de mes créatures.

Sur la face de la mer et sur la face des eaux.

Dans le mouvement des astres qui sont dans le ciel.

Dans le vent qui souffle sur la mer

et dans le vent qui souffle sur la vallée.

Dans la calme vallée. Dans la recoite vallée.

Dans les plantes et dans les bêtes et dans les bêtes des forêts.

Et dans l'homme. Ma créature.

Dans les peuples et dans les hommes

et dans les rois et dans les peuples.

Dans l'homme et dans la femme sa compagne.

 Et surtout dans les enfants.
Mes créatures.

Dans le regard et dans la voix des enfants.

Car les enfants sont plus mes créatures.
Que les hommes
Ils n'ont pas encore été défaits par la vie.

De la terre.

Et entre tous ils sont mes serviteurs.

Avant tous.
Et la voix des enfants
est plus pure que la voix
du vent
dans le calme de la vallée.

Dans la vallée recoite.
Et le regard des enfants est plus pure
que le bleu du
ciel, que le laiteux du ciel,
et qu'un rayon d'étoile

dans la calme nuit.
Charles Péguy. (1873-1914

Vous comprenez que nous n'avions pas tellement besoin de prêtres, ni de doctrines, ni de dogmes pour devenir amis de Jésus. Il est le Don de Dieu que mes parents et ma famille m'ont fait voir au grand jour!

 

 

22:43 Publié dans Spiritualités | Tags : bonheur | Lien permanent | Commentaires (1)

19/03/2010

A VUE d'ESPRIT RSR 1ère

 

 

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« Une étude de l’université d’Harvard indique que plus de 44 000 Américains meurent chaque année faute d’assurance maladie. C’est dire si la reforme du système de santé américain est urgente. »

 

Les Sœurs s'engagent:

En solidarité avec nos consœurs  aux États-Unis

 

Les quelques minutes de « Juste ciel », à la RSR ce matin étaient un signe d’espérance, de courage de la part de milliers de Sœurs américaines qui s’engagent publiquement en faveur de la Réforme du système de santé aux USA. Plus de 30 millions d’américains ne sont pas couvert par une assurance santé, ils sont les plus pauvres. Le but d’Obama est d’étendre l’assurance santé à tous les Américains.  Écoutez :

http://www.rsr.ch/podcast/la-1ere/juste-ciel#juste-ciel

Les républicains, et d’autres aussi invoquent les coûts ! L'Église catholique avait les  républicains pour le motif, disent les évêques appuyés par Rome, que cette « couverture santé serait accessible aux femmes lors d’un avortement ». En fait:

"La Chambre des représentants, (samedi 7 novembre 2009), a adopté un amendement qui interdit la couverture de l'avortement dans les programmes gérés par le gouvernement, sauf en cas de viol, d'inceste ou si la vie de la mère est menacée."(Sources : Washington Post, Maison Blanche, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 8 novembre 2009)" (paragraphe ajouté après la publication de la note ce matin).

L’incroyable hypocrisie de personnes aveuglées par ce qui touche les femmes et qui couvrent les abus sexuels sur des enfants innocents conduisant ces derniers parfois au suicide ! C'est effarant!

De nombreuses congrégations de Sœurs, comprenant environs 59 000 membres, ont envoyé une lettre ouverte aux membres du Congrès les encourageant à accepter la Réforme de santé proposée par le Président américain. En solidarité avec les pauvres, les malades, les vieillards.

Mais les autorités ecclésiastiques s’en mêlent, exigent que l’aide au « ivg » (interruption volontaire de grossesse) soit rayée avant l'acceptation de la Réforme!  Ce qui renforce les Républicains !

Les Sœurs travaillant sur le terrain en savent plus long que les moralisateurs au sujet de la souffrance des femmes enceintes, mises dans cet état par des hommes ! Elles voient les cancéreux qui ne peuvent être soignés faute d'être couverts par une assurance maladie! Elles les voent agoniser, mourir! Donc elles plaident auprès des autorités pour une Reforme juste et humaine. Obama l'a toujours voulu.

Les supérieures majeures des Congrégations USA (donc des administratrices loins de la réalités des pauvres) se rangent, par soumission, à la hiérarchie. Avec les évêques de cette hiérarchie, elles condamnent "la lettre ouverte des Sœurs" taxées dès lors de « dissidentes ». Ces travailleuses sociales, infirmières qui s’efforcent de soigner, de soulager, de guérir les malades comme Jésus l'a fait. Un gaspillage d'énergie de plus! C’est une division inutile de plus :

http://www.americatho.org/

Michée 7 : 6 « Chacun a pour ennemis les gens de sa maison »

http://ncronline.org/blogs/ncr-today/thousands-catholic-sisters-support-health-care-reform

Voir aussi des centaines d’organisations nationales qui s’engagent pour un meilleur système de santé :

http://www.fcnl.org/issues/item.php?item_id=3853&issue_id=150

pouvoir.pngNous attendons l’issue de ce vote. 55% sont contre la réforme et 45 % pour la réforme. Le besoin des malades l’emportera-t-il sur l’égoïsme des bien-portants ? L’engagement et la prière des Sœurs et de la population serviront-ils à humaniser les cœurs ?

Ce billet est ma manière d'être en pensée et en prière avec elles.

 

17:56 Publié dans Jesus aujourd'hui | Tags : soeurs | Lien permanent | Commentaires (2)

17/03/2010

EGLISE

Saint Patrick (375-464)

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De nombreuses légendes racontent la vie de Patrick, tant vénéré par les Irlandais, mais un texte intitulé « Les Confessions » est à peu près la seule source concernant la vie de ce saint si populaire. Il raconte simplement les échecs, les succès de sa Mission ainsi que les critiques de personnes qu’il aurait aimé avoir comme ami.

Mais l’actualité de ce 17 mars 2010 est sombre en Irlande et la presse irlandaise la publie. Juste deux adresses :

http://www.irishtimes.com/

http://www.irishtimes.com/newspaper/breaking/2010/0311/breaking18.html

Je crois que beaucoup d’Irlandaises et d’Irlandais vont dire, comme chaque matin et chaque soir, cette prière de Saint Patrick :

Je me me lève aujourd'hui
par la force du Ciel,
lumière du Ciel,
lumière du Soleil,
éclat de la Lune,
splendeur du Feu,
vitesse de l'éclair,
rapidité du vent,
profondeur de la mer,
stabilité de la terre,
solidité de la pierre.

Je me lève aujourd'hui
par la force de Dieu pour me guider,
la puissance de Dieu pour me soutenir,
l'intelligence de Dieu pour me conduire,
l'œil de Dieu pour regarder devant moi,
l'oreille de Dieu pour m'entendre
la parole de Dieu pour parler pour moi,
la main de Dieu pour me garder,
le chemin de Dieu pour me précéder…

le Christ avec moi,
le Christ devant moi,
le Christ derrière moi,
le Christ en moi,
le Christ au-dessus de moi,
le Christ au-dessous de moi,
le Christ à ma droite,
le Christ à ma gauche,
le Christ en largeur,
le Christ en longueur,
le Christ en hauteur,
le Christ dans le cœur
de tout homme qui pense à moi,
le Christ dans tout œil qui me voit,
le Christ dans toute oreille qui m'écoute.

Clore ici cette note serait esquiver l’actualité de l’Eglise institution rapportée, de manières diversement nuancées selon les journaux. Le bébé que j’étais a été baptisé dans cette Eglise sans me demander avis, mais j’en suis reconnaissante à mes parents car ça m’a permis, grâce à ces même parents de connaître celui dont l’institution se réclame : Jésus, le fils de l’Homme et notre frère ! Lui me fascine, pas seulement identifié qu’Il est chez les plus pauvres, mais en mon moi profond, au coeur de chaque humain, et au cœur de l’univers. J'assume  une responsable et une loyauté critique pour ce qui se passe dans cette institution que Jésus avait voulu être la famille de Dieu dans la mouvance du temps. Une loyauté critique qui se voudrait engagée. Par Amour pour Jésus trahi par certains de ses chefs et de ses "fonctionnaires" (H. Küng). Les autorités de cette institution ont paru obsédées par tout ce qui concerne le sexe, les femmes.

Elle est rattrapée par les abscès de pédophilie qui crèvent les uns après les autres. Comme à l'époque de Jésus, les femmes et les enfants ne comptaient pas pour la Synagogue et ses chefs. Jésus a dénoncé ces scandals et annoncé l'amour de "ceux qui ne comptent pas". Il les a donnés comme modèles. Sans se faire d'illusion, il a mis dans le coeur des petits et des marginalisés, la vision d'une monde autre et la force d'y travailler!

Jésus aimait et aime les enfants et les femmes. Il a vu la réalité des enfants, des femmes, objets de convoitise sexuelle de la part des Anciens ! Des protecteurs de la Synagogue qui les protégeait itou! Sa prise de position  en leur faveur remplit les évangiles, rédigées pourtant par des hommes !  Cela a dû marquer les esprits pourtant!

Aujourd’hui, en ce mercredi 17 mars 2010, que pense et que dit Jésus au sujet de l'actualité mondiale ecclésiastique?  Jésus que l’Eglise invoque solennellement en tant qu’Esprit ressuscité le dimanche de Pâques ?

Voici l’analyse condensée que j’ai lue (malheureusement en anglais et je m’en excuse en vous donnant l’adresse) Ce document est objectif, il relève les efforts et l’engagement du pape, comme il relève les doutes, les nœuds, la hantise de l’institution ; la priorité donnée à l’institution plutôt qu’aux personnes ! http://ncronline.org/news/accountability/will-ratzingers-past-trump-benedicts-present
(By John L. Allen Jr.)

Dans l’atmosphère de pédophilie qu’il est quasiment impossible de confronter et de discuter objectivement avec l’entourage proche ou lointain, permettre à Jésus notre Seigneur de nous éclairer est la seule chose à faire. Les paroles de Jésus selon Matthieu 18 :6 « Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer. »

Mais comment éviter cela, alors que nous sommes tous tentés de faire des choses qui scandalisent les petits, les faibles.

Selon René Girard : «Malheur  à celui par qui le scandale arrive ! » Jésus réserve son avertissement le plus solennel aux adultes qui entraînent les enfants dans la prison infernale du scandale. Plus l'imitation est innocente et confiante, plus elle se scandalise aisément, plus il est coupable d'en abuser.
Les scandales sont si redoutables que, pour nous mettre en garde contre eux, Jésus recourt à un style hyperbolique inhabituel chez lui : « Si ta main te scandalise, coupe-la... ; si ton œil te scandalise, arrache-le. » (Matthieu, 18, 8-9).
Référence : http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_girard.htm

René Girard de conclure : « Jésus ne s'étonnerait pas de voir son enseignement méconnu. Il ne se fait aucune illusion sur la façon dont son message sera reçu. A la gloire qui vient de Dieu, invisible en ce bas monde, le grand nombre préfère la gloire qui vient des hommes, celle qui multiplie les scandales sur son passage. Elle consiste à triompher dans des rivalités mimétiques souvent organisées par les puissances de ce monde, militaires, politiques, économiques, sportives, sexuelles, artistiques, intellectuelles... et même religieuses.
La phrase : « il faut que le scandale arrive », n'a rien à voir ni avec la fatalité antique ni avec le « déterminisme scientifique ». Pris individuellement, les hommes ne sont pas obligatoirement voués aux rivalités mimétiques mais, en raison du grand nombre d'individus qu'elles contiennent, les communautés ne peuvent pas y échapper. Dès que le premier scandale arrive il en enfante d'autres et le résultat ce sont des crises mimétiques qui ne cessent de s'étendre et de s'aggraver. »

Prière du soir :

Nous avons tous été de petits enfants, confiants. Nous sommes devenus grands, la confiance parfois devient méfiance. Pourquoi ? Nous nous méfions aussi de nous-mêmes, avec raison ! Mais pourquoi se méfier des autres ?

mu_fabre_9070_pe_836_4_50_m.jpgPourtant, si nous nous souvenons, dans notre moi profond, de l’enfant qui nous habite, de Jésus en nous, en notre esprit en notre cœur. Il a dit : «… à moins que vous ne vous convertissiez, et que vous ne deveniez comme de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux. » Mt18 :3. Cela veut dire quoi ? Aujourd'hui?

«Ce que vous faites au plus petit des miens, c’est à moi que vous le faites» (Matth., 25, 40.) il n'y a plus rien d'autre à dire..."

Mt : 11 : 25 « En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux enfants (tout petits). »

Avec Soeur Joan Chittester, je réfléchis et reviendrai peut-être avec plus de clarté sur cette actualité: http://ncronline.org/blogs/where-i-stand/divided-loyaltie...

 

16/03/2010

AU REVOIR

 

JEAN

La vie de Jean fut un chant jusqu’en ce vendredi saint 2004 où sa voix rejoignit l’hymne de l’Univers ! Jean est mon frère.

Il me fut dès ce jour-là impossible d’écouter les chansons que j’avais velas.jpgenregistrées sur de simples cassettes, sans m’effondrer. J’ai renoncé jusqu’à ce soir. Comment ça ?

Parce que la voix d’un autre Jean vient de rejoindre l’Hymne de l’Univers. Jean Ferrat.

Deux chanteurs : une voix, une chanson que j’écoute maintenant, apaisée. Deux visages : un seul regard de feu, d’amour de la justice, des petits; d’engagement pour un monde d’humains dont le sens de la vie fut de construire un monde nouveau en criant, en chantant l’injustice, en annonçant que tout peut et doit être autrement ! Ils avaient un modèle mort un vendredi aussi, l’Hymne de l’Univers ! Ce modèle, c'est Jésus en nous, parmi nous, chez nous, dans la rue, il s'en va faisant le bien. Chanter, "c'est prier deux fois", c'est créer, c'est vivre!

 

   

« Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d'hectares de terre défoliés
Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam

Quand le canon se tait vous vous continuez… »

"...Mais la vie continue

Les gens me parlent et je souris
Je ris même aux éclats
Je leur dis non
3497207.jpg
Je leur dis oui
Mais au fond de moi... (je vous aime!)

Chaque jour que Dieu me donne

Soirs d'hiver matins d'été
Au printemps ou en automne
Tu ne m'as jamais quitté
A travers d'autres amours
C'est toujours toi que je fuis
Je n'ai plus assez de jours
Je n'ai plus assez de nuits
Pour pouvoir t'oublier mon amour… »

Au revoir dans l’Hymne de l’Univers ! Nous aurons vaincu!

 

00:12 Publié dans Spiritualités | Tags : jean | Lien permanent | Commentaires (0)

14/03/2010

MEDITATION DOMINICALE

 

 

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LE CADET

Notre Seigneur Jésus-Christ n’habitait pas un presbytère, ni un palais épiscopal, ni  un consulat. Il allait son chemin, les yeux ouverts et il « faisait le bien ». Aujourd’hui comme hier, son regard est clair, lucide, bienveillant. Nos regards s’embrassent en passant, je peux aller de l’avant avec élan parce, séparés, nous sommes unis. On ne se quitte pas !

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

 

Ainsi ce matin dans cette famille aisée. Le père et deux garçons, je les nommerai « l’aîné et le cadet ». Une entreprise héritée de père en fils (les femmes sont totalement absentes) qui marche bien grâce aux fonctionnaires efficaces. Et à l’excellent esprit d’entreprise de l’aîné. La rentabilité et le prestige sont des moteurs incontestables de réussite, même si, parfois, la fin justifie les moyens les plus douteux. L’aîné est prometteur. Il prend goût aux affaires. Le Père laisse faire, c’est propriété commune, ce qui est à moi est à toi. Est-ce que c’est « à nous tous ? »

 

Le cadet est « l’autre »,  rêveur, artistique, il parle avec les employés au lieu de les commander, il écoute le chant des oiseaux et le vent dans les roseaux, il est plus intéressé par la musique que par les chiffres ! Son regard repose sur ce qui l’attire, ce qui est beau, la nature, les étoiles les gens. Mais il est nul pour ce qui concerne la marche de l’entreprise. L’aîné perçoit cette faille. Son attitude marginalise le cadet, l’ignore, l’évite. C’est que le cadet est différent ! AUTRE !

 

Ce que l’aîné ne perçoit pas, c’est que c’est la différence qui fait la beauté du cadet. Le Bon Dieu ne nous a pas créés à partir d’un moule unique !!! Le cadet est attrayant, aimant, accessible, il a un défaut peut-être : c’est sa confiance en la vie !

 

Le père propriétaire du domaine apprécie l’aîné et ne méprise pas le cadet. Il laisse faire. Et lorsque le benjamin lui dit qu’il veut aller explorer ce qu’il y a au-delà des frontières du domaine, de l’horaire quotidien, des chiffres et des contrôles ! Le Père dit oui. Il sait, en son moi profond, que les ailes doivent se déployer pour prendre de la hauteur. Il est sage. Il bénit le cadet. Va ! Il lui donne sa carte de crédit et hop ! L’oiseau ouvre ses ailes et s’en va comme tant d’entre nous, hier et aujourd’hui et le feront demain. L’homme est un migrant, un passant. Katutura : on a pas ici-bas de lieu permanent ! C’est une chance.

 

Le cadet n’a pas fait l’armée. Il n’est pas équipé pour se méfier des systèmes et de leurs fonctionnaires. Le féminin l’étonne, l’amuse, le réjouit. Les copains sont vite nombreux quand tu paies les tournées. Les « Bonnes œuvres » t’apprécient d’autant plus que tu vides ton escarcelle dans leurs poches pour des multitudes de projets. Le cadet ne sait pas compter, pour vivre, il donne et se donne. Il n’est pas vraiment altruiste, il est nature et la nature est bonne. Mais, comme pour moi, la « nature vécue » t’apprend la sagesse. La carte de crédit est vide, ça  ne fonctionne plus. Le féminin et les copains disparaissent. Les « Bonnes œuvres », les « Œuvres de miséricorde » « Caritas » scrutent ce cadet échevelé, paresseux sans doute, négligé, pas rasé, qui sait, un profiteur, un voleur présumé. Il sonne à la porte arrière des couvents, la porte des pauvres en qui Jésus s’est pour toujours identifié, et dans un coin froid et inhospitalier on lui apporte des restes réchauffés. Son regard dit merci.

Dans les presbytères, on lui dit d’aller à Caritas, tel jour de la semaine à telle heure. On oublie que c’est maintenant, c’est  aujourd’hui, en dehors des murs, qu’il a faim de pain alors qu’à l’intérieur des murs, les repus chantent « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Oui, le cadet alias Notre Seigneur Jésus-Christ mendie ce pain hors des murs !

 

Le mendiant est conscient de sa petitesse comme il est passionné de l’immensité du divin en lui. Mais la motivation de son retour au bercail est moins le repentir du cœur que les tiraillements de l’estomac. La motivation est valable. S’il a de la chance, son père, sa mère, ses frères et sœurs l’intègrent comme si de rien n’était ! A table. Ce serait un miracle aujourd’hui. La tendresse et la compassion des gens de tous les jours.

C’est possible ? Ce qu’on nomme à tour de bras dans certaines institutions « accueil » est parfois comme une chambre froide !

Je crois que le père prodigue aussi bien que les cadets et cadettes prodigues sont les pauvres. L’empathie, ils connaissent, la compassion suit. La solidarité peut-être.

C’est ma méditation de ce matin ensoleillé que je vous souhaite plein de tendresse !

 

10:35 Publié dans Spiritualités | Tags : cadet | Lien permanent | Commentaires (0)

12/03/2010

DEUX FOIS NON

 

Le peuple suisse dit deux fois NON

 

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· Le peuple suisse a dit non à l’institution d’un avocat défenseur des animaux.

·       Non également à la nouvelle loi qui prévoyait de fixer le taux de conversion minimal à 6,4 % pour les nouvelles rentes à l'horizon 2016. Le taux de conversion est utilisé pour calculer le montant de la rente de la prévoyance professionnelle (2e pilier) à partir de l'avoir de vieillesse.

Spontanément, c’est le l’expression (pour ne pas dire le cri) : « Perte de confiance du peuple en ses institutions et en ses autorités ».

La radio, la TV, les journaux répétaient comme un chœur d’écoliers :

"clairement le résultat d'un manque de confiance envers les milieux de la finance".

"plus de confiance des gens en un système où les banques ont fait de l'argent en bourse avec leurs retraites et où ils doivent éponger leurs pertes".

« la défiance,  tel un ouragan, a tout emporté"

"le peuple suisse n'est pas disposé à valider des sacrifices infligés au plus grand nombre alors qu'une minorité de patrons, spécialement dans la finance, encaissent de nouveau de juteux bonus, comme s'ils n'avaient rien appris".

« les Suisses ne sont pas idiots »

« ce vote de méfiance est une affaire de conscience »

« le peuple a parfaitement compris qu'il lui est tout simplement demandé de payer la crise. Ce dimanche, il a dit «ça suffit».

« Il y a quelque chose de pourri au royaume du profit. D'un côté les autorités volent au secours de la place financière, de l'autre les assureurs entretiennent une opacité autour de leurs prises de risque d'avant la crise ».

« Au pays de l'argent facile, les banquiers et autres spéculateurs sont rois. Au royaume de la démocratie, le peuple suisse décide ».

A plus de 70 %, même 80%, les gens ont manifesté, protégés il est vrai, par le secret des urnes, leur dégoût de l’hypocrisie !

En mai 2007 l’UDF Suisse, à Thoune, faisait connaître sa prise de position au sujet de la confiance et/ou de la méfiance envers les autorités politiques. Je cite à partir du lien :

http://www.udf.ch/images/elecfede07/politiqueconfiance.pdf

« Politique et (perte de) confiance Pourquoi tant de citoyens ont-ils perdu confiance en leurs autorités ?

« Le peuple a le sentiment que, dès qu’ils ont été élus, ses représentants ne s’engagent plus pour sa cause.

De plus en plus de politiciens et de détenteurs du pouvoir se trouvent impliqués dans des scandales, et des affaires de toutes sortes.

Certains politiciens et partis politiques donnent dans l’idéologie, et proposent des solutions de type "tout noir ou tout blanc", alors que le monde et ses problèmes se situent plutôt dans des nuances de gris.

Le comportement des politiciens et des partis est stratégique, plutôt que concret et objectif. En plus, leur attention est portée sur le temps que dure une législature.

Les gens deviennent de plus en plus individualistes et leurs intérêts se limitent à leur propre personne. Les défis de société, qui sont très souvent complexes, ne les intéressent pas du tout.

La plupart des sérieux problèmes qui chargent la société d’aujourd’hui sont d’origine morale, spirituelle ou comportementale et, partant, particulièrement résistants aux solutions politiques. »

On peut être pour ou contre ou indifférent envers l'UDF, ce qui suit, écrit avant 2008 et l'affaire de l'UBS, peut aider notre réflexion:

Avoir confiance en les autorités politiques, c'est quoi?

confianceensoi-38448.jpgIl me semble qu’un adulte responsable est celui qui fait preuve de loyauté critique, de confiance critique, et qui, avant tout a, envers lui-même, une confiance relative puisqu'il est conscient de sa dignité humaine. Puis-je avoir confiance en moi?

22:46 Publié dans Spiritualités | Tags : voter | Lien permanent | Commentaires (0)

10/03/2010

SANS PAPIERS

Quand vivre dans une société soit disant chrétienne devient gênant et

quand la foi en Dieu et en l’homme doit retrouver un sens

http://www.sans-papiers.ch/

 

sans-papiers.jpg

 

Remplir un bulletin de vote une, deux, trois fois par année, c’est un privilège suisse et j’en profite avec une espèce de gourmandise car, en Afrique du Sud, rien de tel jusqu’en 1994 !

C’est parce que nous assumons notre responsabilité de citoyen/citoyenne que nous votons. Mais est-ce qu'une loi votée est toujours pour le bien commun? Et si la loi est injuste, faut-il obéir? Et si elle est, de plus, inhumainement appliquée comme l'étaient les lois de l'apartheid, le choix n'existe plus. Il faut s'engager pour la justice commune en défendant les victimes de la loi et en luttant contre ceux qu'elle sert à protéger, et qui par conséquent, ont le pouvoir de l'appliquer! Dur dilemme et choix risqué!

 

Les Sans-papiers chez nous

 

  • Infra rouge : formation des Sans papier

 

Le 24 septembre 2006, à une majorité de 68%, le peuple suisse accepte une Loi  visant à « préserver la tradition humanitaire de la Suisse et à lutter résolument contre les abus dans les domaines de l’asile et des étrangers ».

 

  • Quelle tradition humanitaire ?  Pour quels résultats ?

  • Résolument contre: conséquence: chasse aux abus des demandeurs d’asile et des étrangers.

 

Ma question : quelle marge entre la tradition humanitaire et la chasse sans pitié aux "abuseurs" ? ». Toute personne « Sans papiers » arrêtée, peut lire écrit sur le visage du policier ces mots: « Tu es un "abuseur", prouve que tu ne l’es pas !» Tu es une jeune équatorienne, belle et pleine d'espoir en la vie? Tu es un africain à l'accent du Canton de Vaud? Tu n'as pas de papiers? Pas de chance! C'est la loi! Vous n'êtes pas des nôtres!!!

Que nous dit notre conscience?

Mais voilà que Lausanne, Genève font les démarches nécessaires afin de permettre aux jeunes étrangers « sans papiers » de profiter d’une formation à la fin de leur scolarité et de recevoir une formation qui donnera un sens au jours qui passent et, qui sait, un instrument de gagne-pain pour l'avenir ici ou dans leur pays natal.

Hier soir, Infrarouge (http://infrarouge.tsr.ch/) animé par Esther Mamarbachi, productrice responsable, s’est penché sur ce nouveau « problème » face à la loi. Trois principaux protagonistes, parmi d'autres, étant:

Un jeune Sans papiers, par prudence sans visage, sans nom

Daniel Brélaz, syndic de Lausanne, conseiller national, Les Verts, VD avec visage et nom

Yves Nidegger, conseiller national, UDC, GE, avec visage et nom

Vous l'avez peut-être écouté: ce n’était pas un dialogue de sourds, mais c’était encore moins un débat entre personnes qui essaient de trouver une solution à un problème commun ! Et c’est typique de la tournure que prennent les émissions Infrarouge à la TSR. Ainsi que les échanges entre politiciens à la RSR et à la TSR! Débattre pour faire avancer la pensée et les idées est vraiment un art bien difficile lorsqu'on croit devoir défendre bec et ongles des intérêts de groupe, de parti.

D’une part ceux qui soutiennent l’initiative qui permettrait la formation des jeunes Sans-papiers: M. Brélaz poliment, intelligemment, exposaient ses arguments et convictions en faveur de cette formation tout en discutant avec les autorités cantonales et fédérales.

D’autre part les opposants dont M. Nidegger avançaient leurs raisons contre cette initiative invoquant la Loi à respecter, avec un minimum d’exceptions possible, être conscient du danger de voir venir davantage d’étrangers. Et surtout: toute la constellation économique clignote rouge vif!

Ce qui faisait rougir de honte le téléspectateur était le mépris, la virulence des propos pour l’opinion des autres! Que ressentaient  les jeunes Sans-papiers  dont un jeune homme et deux jeunes filles, et les étrangers à l’écoute de l’émission ?

 

Ma question : cette he-elle pas à la « Tradition humanitaire de notre pays » également acceptée par le souverain en 2006 !? ureuse initiative ne correspond

Oui, il est vraiment gênant de vivre dans une société aux valeurs soit disant chrétiennes, de rester passif devant un spectacle niant les valeurs qui honorent notre pays. Est-ce réel? On est gêné.

soutien-aus-sans-papiers.jpg
A plus de 100 reprises, l’Ancien Testament ordonne de protéger les étrangers. La formule récurrente « l’étranger, la veuve et l’orphelin» montre que pour Dieu, les étrangers révèlent son visage.

Puis dans le Nouveau Testament, Matthieu 25 : 35- 36 : «  J’ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez rendu visite; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. "

Jésus s'identifie aux étrangers. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est LUI.

 

21:26 Publié dans Spiritualités | Tags : infrarouge | Lien permanent | Commentaires (9)

07/03/2010

JOUNEE MONDIALE DES FEMMES

 

 

 

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La Vierge Marie, Mère de Jésus, interprétée par Olivia Hussey.
Film de Francisco Zeffirelli, "Jésus de Nazareth", 1977.

(source : users.hol.gr/%7Etgsonsoe/)

Journée de la femme

Le 8 mars 1910  à Copenhague : première confédération des femmes socialistes qui revendiquent le Droit de vote. Suivi bientôt de la Journée mondiale de la femme. En Afrique aussi. Et pourtant il reste à faire pour que les femmes puissent conquérir leur droit à la dignité d’être humain.

 

Mais je voudrais faire honneur à une femme dont on ne parle guère en tant que femme et mère et à qui on doit beaucoup,  c’est Marie de Nazareth, la maman de Jésus et la femme de Joseph le charpentier. Ci-dessous un très beau texte au sujet de cette grande et simple femme palestinienne/juive. Divinement femme et divinement tendre et forte!

Elle n’a pas eu la vie facile et a dû se donner beaucoup de peine, avec Joseph pour éduquer Jésus qui leur échappait et semblait les devancer de bien des manières. A longueur de journées et d'années.

 

Mais Marie était une femme forte comme beaucoup de femmes ! Un exemple : elle est enceinte et elle s’en va, seule, visiter sa cousine Elisabeth enceinte aussi. Elle laisse Joseph se débrouiller seul à Nazareth. Les deux cousines partagent les soucis et le bonheur de la proche naissance des bébés. Et Marie se met à chanter, pas n’importe quelle chanson. J'imagine qu'Elisabeth chante avec Marie, quel beau duo. Les bébés jubilent dit-on.

Elles chantent spontanément un chant « révolutionnaire » ; oui, elles louent le Seigneur, elles reprennent des expressions de l'Écriture qui feraient dresser l’oreille et froncer les sourcils aux chefs religieux et politiques. Elles n’en ont cure. Elles chantent parce que l’Espérance les habitent ! L'espérance, c'est contagieux lorsqu'on la chante ensemble. Ce même chant est chanté chaque jour par les Sœurs, les Moines et sans doute par beaucoup d’autres : Voici:

 

"Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom.

Son amour s'étend d'âge en âge sur tous ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leur trône. Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur,

Il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères,

en faveur d'Abraham et de sa race à jamais."

 

C’est un chant politique qui défie les systèmes, met la société sens-dessus dessous et annonce déjà la Bonne Nouvelle que va annoncer le petit reposant dans le ventre de Marie! Et d'Elisabeth.

 

black virgin.jpgPour ce qui me concerne, je suis bien obligée d’être pro-active pour être vraie, de dire « stop aux inégalités sociales, ecclésiales, politiques : les inégalités « hommes femmes » justement ! Être pro-active ou, sinon,  arrêter de chanter ces mots sans y croire, si on en fait rien !

 

Je souhaite à toutes les femmes, et à tous les hommes de chanter ce chant magnifique demain le 8 mars pour célébrer la journée mondiale de la femme. Et d'être pro-actifs.

 

23:02 Publié dans Solidarité | Tags : magnificat | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2010

AUCTUALITE

 

 

 

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L’actualité sous le regard de Jésus

Au marché de Bulle, le jeudi, je perçois le vécu des gens : qui tient son banc de poissons, qui de fromage, qui de fruits et légumes, qui d’épices, qui de pain et qui de vêtements et de chaussures. Je n’achète presque jamais rien puisque j’ai ce qu’il me faut, mais j’aime demander comment va la vie, les affaires, et d’où viennent ces poissons, et comment sont fabriqués ces fromages à trous et les moûts, et d’où nous arrivent ces fruits exotiques et patates douces ? Et j’observe les clients, ceux qui sont pressés d’être servi, ceux qui explorent, touchent, choisissent, payent et passent. Et les rencontres des habitués du marché et le p’tit café au tea-room juste à côté. Et je me dis que Dieu est attendri par la vitalité des humains qui « gagent leur pain à la sueur de leur front » et s’en régalent. C’est l’actualité.

 

Ensuite je lis les journaux de la communauté et quelques-uns sur Internet. La Radio suisse romande est une source d’information et d’analyse beaucoup plus vraie, objective, formative d’opinion publique que le lamentable télé journal de 19h30 que je regarde presque par seule solidarité avec la communauté !

 

Le défi : voir et sentir « ce qui se passe » dans la société fragmentée  dont je fais partie, avec un regard d’où ne sont pas exclus le sens critique et encore moins l’empathie! Mais ce n’est pas facile. On y arrive pas toujours et les préjugés et les partis pris brouillent parfois le regard. Mon regard mais, pas celui de Jésus sur notre vécu dont je viens de donner quelques tout petits exemples... à Bulle.

 

Chaque jour, un passage de l’évangile, un autre de l’Ancien Testament est lu dans les églises. Demain par exemple, l’histoire de l’enfant prodigue selon saint Luc 15,1-3 et 11-32 http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&...

 

Le délinquant qui revient sur ses pas et l’accueil d’une personne en chemin, et le soulagement, la joie des protagonistes font partie de celles et de ceux rencontrés au marché, dans la rue, dans les journaux, dans les médias, bref dans l’actualité. Cet accueil inconditionnel de Dieu est la « Bonne Nouvelle » qui sera lue demain, est-ce qu’elle est organiquement liée à l’actualité de notre société ? Je reste choquée au souvenir d’un juge prononçant la condamnation  d’un étranger (c’était à Delémont) ; peut-être que le juge en fonction était de bonne foi comme l’était l’étranger (que je connaissais) lorsqu’il avait fait sa « connerie ». Ce qui n’arrête pas de me choquer, même aujourd’hui, c’est que, au mur derrière le siège du juge, un grand crucifix était suspendu !

 

rembrandt.mains.jpgCe même Jésus qui avait annoncé haut et fort : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés » selon saint Luc 6 : 37.

Je ne nie pas les Lois, mais l’application responsable et humaine des lois doit être une fonction terrifiante !

 

22:10 Publié dans Spiritualités | Tags : prodigue | Lien permanent | Commentaires (6)

02/03/2010

VANCOUVER

 

van_2010_logo.jpgFini de jouer !

A Vancouver, dans une salle de démesure réunissant plus de 60'000 personnes, le rideau est tombé sur des Jeux olympiques qui incitent à la réflexion

(avec ma reconnaissance à l'auteur)

Les Jeux Olympiques de l’ère moderne, qu’ils soient d’été ou d’hiver, basculent peu à peu dans la démesure. En dépit des efforts du Comité international olympique (CIO) qui tente désespérément de fixer, à ce grand rendez-vous planétaire, des limites matériellement nécessaires mais contraires au sens historique de l’Olympisme et des Jeux olympiques, fondés sur l’universalité. De fait, l’intérêt est tel qu’il faut bien le canaliser – voir le limiter – avec toutes les conséquences idéologiques que cela peut avoir.

 

Tous les grands rassemblements sportifs mondiaux des temps modernes (le Championnat du monde de football, en Afrique du Sud, sera le prochain) sont confrontés à cette évolution. Au point qu’on peut se demander si, à ce niveau – le « haut niveau – le sport ne sert pas de plus en plus, selon le slogan « du pain et des jeux », à occulter les véritables problèmes de la société plutôt qu’à aider à les résoudre.

 

Cela dit, en ce qui me concerne et en dépit de ce qui précède et des paroles prémonitoires prononcées par Ohl en 1975 déjà ( « Il n’y a plus d’Olympisme, il n’y a plus de culture, il n’y a plus de religion, seul le spectacle et ses héros subsistent !…), laissant les spécialistes socio-quelque chose débattre de ces problèmes, je reconnais avoir passé des heures d’émotion extraordinaires devant mon petit écran ; moments d’émotion partiales parfois, mais toujours sincères. Et s’il en est qui continuent d’avoir faim et d’avoir froid, ce n’est pas nécessairement à cause mais, hélas, en dépit des Jeux olympiques.

 

Que cela ne nous empêche donc pas, nous qui croyons encore aux vertus des « Jeux », de continuer à prôner leurs valeurs et à clamer, lorsqu’en imagination nous trottinons en direction du Mont Kronion : « Sais-tu pourquoi nous nous sentons si forts dans nos faibles corps ? Pourquoi la pluie glisse si facilement sur notre peau ? Pourquoi l’épine du chemin ne transperce pas nos chaussures usées ? Pourquoi la plaine roule sous nos pieds alors que la montagne courbe l’échine à notre arrivée ? Parce que nous avons la foi : notre moteur et notre récompense ! Parce que nous avons retrouvé la spontanéité qui habitait le berger avant qu’il ne se laisse piéger par le marathon… » (Extrait de « Sport, où est ta victoire ? », p. 97/98).

Yves Jeannotat

 

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21:55 Publié dans Sports | Tags : olympisme | Lien permanent | Commentaires (0)