02/03/2010

VANCOUVER

 

van_2010_logo.jpgFini de jouer !

A Vancouver, dans une salle de démesure réunissant plus de 60'000 personnes, le rideau est tombé sur des Jeux olympiques qui incitent à la réflexion

(avec ma reconnaissance à l'auteur)

Les Jeux Olympiques de l’ère moderne, qu’ils soient d’été ou d’hiver, basculent peu à peu dans la démesure. En dépit des efforts du Comité international olympique (CIO) qui tente désespérément de fixer, à ce grand rendez-vous planétaire, des limites matériellement nécessaires mais contraires au sens historique de l’Olympisme et des Jeux olympiques, fondés sur l’universalité. De fait, l’intérêt est tel qu’il faut bien le canaliser – voir le limiter – avec toutes les conséquences idéologiques que cela peut avoir.

 

Tous les grands rassemblements sportifs mondiaux des temps modernes (le Championnat du monde de football, en Afrique du Sud, sera le prochain) sont confrontés à cette évolution. Au point qu’on peut se demander si, à ce niveau – le « haut niveau – le sport ne sert pas de plus en plus, selon le slogan « du pain et des jeux », à occulter les véritables problèmes de la société plutôt qu’à aider à les résoudre.

 

Cela dit, en ce qui me concerne et en dépit de ce qui précède et des paroles prémonitoires prononcées par Ohl en 1975 déjà ( « Il n’y a plus d’Olympisme, il n’y a plus de culture, il n’y a plus de religion, seul le spectacle et ses héros subsistent !…), laissant les spécialistes socio-quelque chose débattre de ces problèmes, je reconnais avoir passé des heures d’émotion extraordinaires devant mon petit écran ; moments d’émotion partiales parfois, mais toujours sincères. Et s’il en est qui continuent d’avoir faim et d’avoir froid, ce n’est pas nécessairement à cause mais, hélas, en dépit des Jeux olympiques.

 

Que cela ne nous empêche donc pas, nous qui croyons encore aux vertus des « Jeux », de continuer à prôner leurs valeurs et à clamer, lorsqu’en imagination nous trottinons en direction du Mont Kronion : « Sais-tu pourquoi nous nous sentons si forts dans nos faibles corps ? Pourquoi la pluie glisse si facilement sur notre peau ? Pourquoi l’épine du chemin ne transperce pas nos chaussures usées ? Pourquoi la plaine roule sous nos pieds alors que la montagne courbe l’échine à notre arrivée ? Parce que nous avons la foi : notre moteur et notre récompense ! Parce que nous avons retrouvé la spontanéité qui habitait le berger avant qu’il ne se laisse piéger par le marathon… » (Extrait de « Sport, où est ta victoire ? », p. 97/98).

Yves Jeannotat

 

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21:55 Publié dans Sports | Tags : olympisme | Lien permanent | Commentaires (0)

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