27/02/2010

INVICTUS

Invictus

 

Le sport, selon Mandela est aussi rassembleur



 

En fait je n'avais pas préparé cette note, mais je parlais avec un ami, de INVICTUS, film que j'ai vu à Fribourg il y a juste une semaine et j'ai dit: J'aimerais bien le faire connaître sur le blog. Mais un peu "live". Il m'a dit: "Pas de problème", et j'ai appris à insérer le youtube ci-dessus.

En fait Morgan Freeman et Matt Damon incarnent tellement bien Mandela et François Pienaar que je ne voyais plus la différence d'avec la réalité! Mais ce qui m'émerveille davantage que le film, c'est le livre de John Carlin d'où le film est tiré: Invictus! Je le lis en anglais mais il existe en français m'a-t-on dit. Le film,  Rugby, Springboks, c'est comme un diamant non poli dans le contexte épinneux des négotiations entre l'ANC et l'Extrême droite afrikaner! Même après 1995! Je croyais en savoir quelque chose, mais je vois, en profondeur, ce que la Foi en la réconciliation peut conquérir et gagner: Oui une médaille plus précieuse que l'or, celle de la raison et du coeur des hommes et femmes de toute origine, race, couleur!

J'insère encore le poème INVICTUS qui inspiré Mandela à Roben Island aussi bien que Pienaar et qui m'encourage aussi. Je vous l'offre. Libre à nous de l'accepter ou pas.

Dans le film Invictus de Clint Eastwood il fait référence au poème de l'écrivain William Ernest mandela prison.jpgHenley, c'est le poème préféré de Nelson Mandela. Il l'a fait sien durant ses interminables années en prison. Il le donne maintenant à qui veut bien l'accepter.

Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible » et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. À l’origine, ce poème ne possédait pas de titre, celui-ci fut ajouté par Arthur Quiller-Couch en 1900.

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.


L'original:


Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.




17:57 Publié dans Sports | Tags : sport | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Vous avez pleinement raison de nous signaler ce film qui parle autant au corps qu'à l'âme et à l'esprit, d'une façon si dynamique et humaine.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27/02/2010

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