13/04/2009

LUNDI DE PÀQUES

Lundi de Pâques

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Chaque jour de carême j’ai essayé d’écrire un petit billet dont le but était de permettre à Jésus d’avoir son mot à dire dans notre réalité concrète C’est-à-dire, d’en découvrir le SENS à la lumière de son expérience de vie liée à la nôtre aujourd’hui. C’est une spiritualité contextuelle.

Une spiritualité contextuelle, soutenue par une théologie de la libération dont la méthode, celle de Jésus lui-même en son temps, est de chercher le sens de ce que nous vivons et d’y découvrir, si c’est possible : Dieu.

L’énorme problème en Occident, c’est l’infranchissable fossé, dirait-on, entre, d’une part, ce que dit, prêche, fait L’Eglise et, d’autre part, ce que vivent les gens qui cherchent un sens à leur vécu, à leur expérience de vie dans l’intégralité de leur personne humaine. Il n’y a pas ou peu de symbiose. Ceci est douloureusement perçu, tout spécialement au moment des « fêtes » : Noël, Pâques. Des liturgies préparées, exécutées par des experts pour une audience de fidèles qui vont répondre « amen » aux textes qui leur sont lus, lesquels ont été scrutés, approuvés.

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La spontanéité, une exclamation, la manifestation d’un besoin adressé au Créateur, comme le cri des Hébreux : c’est exclu. Souvent, les cérémonies sont un beau « spectacle » (sic). Une saison, et on passe à une autre dans le calendrier liturgique.

Un peu comme, dans les supermarchés, on passe de l’opportunité financière des fêtes et saisons pour trouver ce qui se vend avec le plus de profit : les sapins ou les œufs. C’est selon.

Ce vécu ecclésial, est devenu routine pour les uns, et source de critiques loyales pour les autres. Où se trouve, dans la liturgie, le vécu dynamique des gens face à Dieu ?  Peut-être « Hors des murs, hors du camps … » comme Jésus (Hébreux 13, 12-14). Portant sa honte aujourd’hui (Jesus today, A.N. Orbis books, 2006).

Deux hommes  - http://arts-cultures.cef.fr/livr/livrpast/lpastx25.htm- -

Les voyageurs sur la route d’Emmaus

Ils ne font pas partie des douze, ces deux-là. Ils rencontre un autre voyageur et la conversation s’engage. Ils parlent de quoi ? Des rumeurs au sujet de ce Jésus. Que se passe-t-il au juste ? Des rumeurs courent. Cet homme était si proche des gens de la rue et des chemins de traverse qu’il était connu par « ceux qui marchent et qui sont perdus…». Il est tard. On a faim. On s’arrête à la première auberge pour manger quelque chose en continuant la conversation. Le partage des expériences de vie et du pain sont une seule et même chose.  Cela revigore. Ils trouvent un sens à leur confusion et  l’étranger disparaît.

Il ne reste que le SENS découvert dans la communion des trois.

Cela m’est arrivé souvent, ces rencontres inattendues sont autant de communions avec le ressuscité, en cheminant.

http://www.pointkt.org/index.php?option=com_content&view=article&id=122:sur-le-chemin-demma&catid=22:fiches-bibliques&Itemid=37

Ils continuent la route dans la nuit car le travail les attend, la famille, les enfants, la société ; ce lieu, Jésus le nomme « Galilée ».

Dans le blog de Pâques, j’ai dit que c’était sur ce lieu de travail que Jésus les attendaient pour construire une société plus humaine, plus unie. Ensemble.

Nos Galilée ?

Moi, où je me trouve sans l’avoir voulu

Vous, là où vous travaillez pour gagner votre vie et participer à l’amélioration de la vie sociale en ce temps de récession

Dans nos fermes agricoles

A l’école

À l’hôpital

A la rédaction d’un journal, à la production d’articles

A enfanter des enfants et à en prendre soin

A enterrer nos morts

A faire des vacances

A faire de la politique

……………………….

A préparer la soupe et le pain quotidien

A continuer la route. La longue, longue route ! entre ombres et lumières jusqu’au bout.

ENTRE LES OMBRES ET LA LUMIERE discog3a3
Paroles: Jean Debruynne

Entre les ombres et la lumière,
Chacun de nous risque un chemin.
L'un va devant, l'autre derrière,
Mais si nous unissons nos mains,
Si nous portons ce monde lourd,
Chacun son pas, chacon son tour,
Nous pourrons voir naître le jour.

Nous marchons tout le long des nuits,
Nous allons d'errance en errance
Franchissant les gués de l'ennui
Pour accueillir nos différences:
Nous sommes tous gens de couleurs.

Nous venons tous de nos passés,
Nos mains sont toujours un peu sales.
C'est que nous avons traversé
Tant de vieux mondes en cavale:
Nous sommes tous gens d'un passé.

C'est quand il fait si froid dehors
Que dedans nos soleils brûlent.
Main dans la main et coeur-à-corps
Le gel et la faim nous stimulent:
Nous sommes tous gens de désir.

Nous avons le coeur en jardin
Avec des rosiers de poètes.
Chacun de nous est un chemin
Chacun de nous est un prophète:
Nous sommes tous gens de la paix


20:09 Publié dans Spiritualités | Tags : emmanus | Lien permanent | Commentaires (0)

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