21/11/2008

Méditation dominicale

 

 

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Que pense Jésus du « Christ-Roi ?» 

Que pense-t-il du « Jugement dernier ? »

Qu’en pensent les gens de la rue ?

  ette fête catholique a été instituée en décembre 1925, par Pie XI après avoir écrit  l’encyclique « QUAS PRIMAS »..  Que le « Rex Gloriae Christe » règne à jamais (cuius regni non erit finis)… : « Sur les intelligences humaines, sur les volontés humaines, sur les cœurs…Il a reçu la puissance, l'honneur et la royauté, il a le sceptre de la  royauté…Il dominera, d'une mer à l'autre, du fleuve jusqu'aux extrémités de la terre…il mettra tous ses ennemis sous les pieds de Dieu et du Père… »

De nombreuses références bibliques soutiennent l’enseignement de Pie XI tout au long de cette lettre. Les autorités ecclésiastiques enseignent aux fidèles la soumission de l’intelligence, de la volonté, du cœur au Christ-Roi. Les fidèles obéissants et soumis profiteront de cette royauté.

L’encyclique a été  rédigée entre la fin de la guerre 14 –18 et le début de celle de 1939 ! Des millions de gens épuisées, traumatisées, endeuillées, ruinées et totalement incertaines face à l’avenir! Pie XI avait sans doute alors  une sorte d’intention d’affirmer la royauté non seulement du Christ mais aussi de l’Église sur la société d’alors.

Les circonstances sociales et politiques ont changé. L’air frais et plein d’espoir du Concile Vatican II a redonné aux hommes et aux femmes la conscience de leur propre dignité, de leur autonomie, de leur envie de réfléchir, d’innover, de chercher la Vérité au sujet de Jésus, de s’ouvrir à son énergie créatrice, de gérer leurs petites communautés de base inspirées de la Bonne Nouvelle de Jésus. Et d’assurer que l’ortho-praxis vérifie l’orthodoxie de l’enseignement. Pas vice-versa.

Jésus, que nous trouvons dans l’évangile de dimanche – dans la liturgie de la fête du Christ-Roi -  est identifié aux plus petits, aux plus nécessiteux, aux plus misérables. « Selon ce que dit Matthieu aux nouveaux disciples de Jésus : « Ils seront jugés non seulement sur la façon dont ils auront servi Jésus dans les petits, mais aussi sur la façon dont ils se seront identifiés avec eux, comme Jésus l’a fait. » Un terrible défi. François d’Assise a relevé ce défi, Bonhoeffer aussi, et une foule de gens sans nom, peut-être sans baptême, peut-être sans jamais avoir articulé leur foi en l’Homme autrement que par l’action : partager un morceau de pain, une pensée, une chaude poignée de main, un regard.

Des « pasteurs » hommes et femmes dans les sous-sols de l’humanité !

« Je veillerai sur mes brebis, et j'irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d'obscurité. La brebis perdue, je la chercherai ; l'égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. »  (Livre d'Ezéchiel 34,11-12.15-17.)

Et Matthieu : 25,31-46 :

« J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus à moi. Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu... ? Tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? Tu avais soif,  nous t'avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? Tu étais nu, nous t'avons habillé? Tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?'


Et Jésus répondra : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »

Ce qui m’émerveille, c’est que, selon ce que Matthieu rapporte des paroles de Jésus, ceux et celles qui sont enfouis dans l’infinie reconnaissance de son amour, sont ceux et celles qui ne savent même pas qu’ils ont fait du bien !

C’était comme quand cette fillette, Annie, 10 ans, qui m’aidait à porter de lourds paquets jusqu’au bus à Delémont, et à qui je disais « Merci !» : « Dis pas merci ! C’est tout normal ! »

Et quand je disais merci à maman, elle répliquait : « On ne dit pas merci à sa maman ! »

 

 

Bon dimanche!  

 

Commentaires

Merci de partager vos réfléxions chère Claire-Marie.
Par coïncidence, je viens de prêter attention cette semaine à un magnifique message reçu via YouTube qui se termine sur les mêmes paroles du Christ que vous mentionnez dans votre méditation dominicale
http://uk.youtube.com/watch?v=WGUS3Wsa7kE
Très cordiales salutations de HK, Anne-Marie

Écrit par : Anne-Marie | 21/11/2008

merci Chère Marianne, oui tous les êtres sont UN. Merci de "Youtube".
Il y aura pour la semaine prochaine, un petit billet. Mais je suis absente pour deux semaines. Pas de computer.
Mais la pensée nous unit.
je vous embrasse
claire marie

Écrit par : cmj | 21/11/2008

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