06/10/2008

Rendez compte de votre gestion

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Pendant que les gens d’en haut discutent au sommet, à la Maison blanche ou à Paris, les gens d’en-bas ont de plus en plus faim et soif. Les fonctionnaires et simples ouvriers sont de plus en plus angoissés par l’imminence d’une perte d’emploi. Et du pain quotidien pour la famille.

Bush veut sauver les banques et le système capitaliste, et les effets secondaires se répercutent chez les plus pauvres. A New York : “Le repas quotidien de la cité (Citymeals-on-Wheels), une organisation à but non lucratif a diminué de 100 000 les repas gratuits aux plus nécessiteux ces dernières semaines. Sans compter les licenciements par milliers dans tous les secteurs sans garantie d'indemnités de licenciement .»

J’essaie, avec les gens ordinaires, de comprendre ce que sont les « profits privatisés et les pertes socialisées ». Ici et là je trouve une espèce d’explication et tout pointe dans la direction d’une récession globalisée ; qu’il faut des milliards, et vite ( !) pour remettre à flots les sociétés privées, que ces milliards touchent directement les contribuables,  et dont les plus vulnérables seront les premières victimes, au dernier échelon de la société.  Même s’ils sont trop pauvres pour être contribuables! Le prix du pain et du riz augmentera.

Parfois pourtant, leur survie dépendait des miettes des riches qui se complaisent en ces paroles de Jésus : « Les pauvres seront toujours avec vous. »  (Mt 26 : 7)

 J’écoutais Mandela parler, depuis chez lui, cet après-midi aux Sud-africains : « Observer vos politiciens, restez éveillés, intéressés, faites-leur savoir ce que vous attendez d’eux, demandez-leur des comptes ! »

http://www.youtube.com/watch?v=knvC1LXgX4c&NR=1

Mandela on ending poverty

Mandela, en finir avec la pauvreté: écoutez!

Commentaires

Bonjour soeur Marie-Claire,
Par "Privatisation des bénéfices et socialisation des pertes" ou comme vous l'écrivez « profits privatisés et les pertes socialisées », "on" entend, et c'est plutôt les oposants au néo-libéralisme qui tiennent ce discours, que les bénéfices profitent seulement aux propriétaires, dirigeants et actionnaires des entreprises (autrefois on disait des boîtes) auxquels s'ajoutent des arrangements d'impôts, volontaires ou dissimulés et des "exonération de taxes" , et encore d'aides financières dites "pour l'emploi"... payées par les impôts de tous, pauvres compris.
Lors de pertes financières comme actuellement mais pas seulement, l'état paie les dettes de ces boîtes... et coupe dans les budgets sociaux, comme vous en citez l'exemple à New-York.
Mais, ce concept, viens déjà d'avant la "crise financière", lors des privatisations, les biens de l'état, donc en principe "du peuple" était et sont vendus en sous-estimation! D'ou, re-pertes pour l'état, et re-coupes dans les budgets sociaux... Exemple, lors de la privatisation du téléphone, celui-ci était un des secteur rentable de la poste, et la perte due à la privatisation à été systématiquement reportée sur le courrier, qu'on apprête avant privatisation, etc., etc.
Les exemples sont légions, en Suisse et partout dans le monde.
Aujourd'hui, les états, européens, américains et autres, s'apprêtent à payer les dettes des riches! C'est tout!
Le pauvre paye avant, paye pendant, et paye après!
Bien à vous

Écrit par : redbaron | 07/10/2008

Vous m'avez vraiment aidée à comprendre! Merci beaucoup!

Écrit par : cm | 08/10/2008

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