18/07/2008

La parole à Madiba, ce 18 juillet 2008

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« Il n’y a pas grand chose à dire sur la pauvreté, mais elle faisait souvent naître l’amitié. Beaucoup s’empresse autour de vous quand vous êtes riche, mais seules quelques personnes, rares et précieuses, le font quand vous êtes pauvres. »

 

« Malgré mes faiblesses sur le plan sentimental je me suis progressivement adapté à la vie du Township et j’ai commencé à prendre conscience d’une certaine force intérieure… mon cœur et ma tête étaient toujours en conflit. »

« Je n’ai pas connu d’instant exceptionnel, pas de révélation, pas de moment de vérité, mais l’accumulation régulière d’affronts, de milliers d’humiliations, de milliers d’instants oubliés, a créé en moi une colère, un esprit de révolte, le désir de combattre le système qui emprisonnait mon peuple. »

« Je n’avais pas besoin de devenir communiste pour travailler avec eux. »

 « J’avais parlé trop vite, sans réfléchir, de façon irresponsable et maintenant, je le regrettais. J’ai immédiatement retiré mon accusation et je me suis excusé. J’étais un jeune homme qui essayait de compenser son ignorance par son militantisme. »

« On dit qu’on ne connaît jamais un pays tant qu’on est pas allé dans ses prisons. On ne devrait pas juger une nation sur la façon dont elle traite ses citoyens les plus riches, mais surtout sur son attitude vis-à-vis de ses citoyens les plus pauvres. »

« Le plus grand plaisir d’une visite, on l’éprouve quand on s’en souvient. »

« Churchill en train de pleurer après avoir appris la perte d’un navire britannique. J’ai gardé cette image en mémoire pendant longtemps: elle m’a enseigné qu’un responsable peut parfois montrer son chagrin en public et que cela ne le diminue pas aux yeux de son peuple. »

« Les légumes sont devenus plus abondants et des morceaux de viande ont commencé à apparaître dans notre soupe et nos ragoûts. A ce moment-là seulement nous nous sommes rendus compte que nous aurions dû manger cela depuis des années. »

« Quand votre vie est la lutte comme l’a été la mienne, il reste peu de place pour la famille. Cela a toujours été mon plus grand regret et l’aspect le plus douloureux de la vie que j’ai choisie. »

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi et cet ennemi devient votre associé. »

« Mon pays est riche en minerais et en pierres précieuses enfouis dans son sol, mais j’ai toujours su que sa plus grande richesse était son peuple, plus fin, plus pur que ses diamants les plus purs…je n’ai jamais perdu l’espoir que cette grande transformation aurait lieu… grâce aux hommes et femmes ordinaires de mon pays. J’ai toujours su qu’au cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité…la bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre. »

« Ma mission était à la fois de libérer l’opprimé et l’oppresseur…car être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respect et renforce la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de commencer... je n’ose m’attarder car je ne suis pas arrivé au terme de mon long chemin.»

(Textes tirés de « Un long chemin vers la liberté » Fayard 1995 par Nelson Mandela)

Merci Madiba

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