16/07/2008

Tata Madiba: merci d’être né ce 18 juillet 1918

 

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Il est difficile d’écrire des mots sans trahir ce qu’on a dans le cœur : un immense amour pour Madiba. L’homme humble, intelligent, pour qui chaque personne compte simplement en tant qu’être humain, les enfants, les orphelins sidéens, les exploités, indépendamment de la couleur de peau, du statut.

 

Mandela, lors d’une rencontre de prière a dit: 

 

 «Mon père était un prêtre officieux…. Qui n’avait pas eu besoin d’être ordonné, parce que la religion traditionnelle du Xhosa est caractérisée par une intégrité cosmique – il y a peu de distinction entre le sacré et le séculaire, entre le normal et le surnaturel ».

 

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Rolihlahla est né à « Mvezo, un endroit à l’écart, loin du monde » un 18 juillet 1918. Son père avait 4 épouses et Noseki Fanny était sa mère. Il fut l’un de treize enfants, 4 garçons, 9 filles ». C’est Mandela qui raconte sa vie dans « Un long chemin vers la Liberté » ! C’est ici qu’il fut baptisé (l’église était aussi école) et qu’il alla à l’école, et, comme à Montenol (Jura), tous les enfants étaient dans une seule et même classe avec un seul maître.

La leçon de l’âne

(c’est Mandela qui raconte)

« Un jour, un âne récalcitrant m’a donné une leçon. Nous montions sur son dos l’un après l’autre et, quand mon tour est arrivé, il a foncé dans un buisson d’épines. Il a baissé la tête pour me faire tomber, ce qui est arrivé, mais seulement après que les épines m’eurent griffé et écorché le visage, en m’humiliant devant mes camarades. Comme les Asiatiques, les Africains ont un sens très développé de la dignité, ce que les Chinois appellent « ne pas perdre la face ». J’avais perdu la face devant mes amis. Ce n’était qu’un âne qui m’avait fait tomber mais j’ai appris qu’humilier quelqu’un, c’est le faire souffrir inutilement. Même quand j’étais enfant, j’ai appris à vaincre mes adversaires sans les déshonorer. »  (Un long chemin vers la Liberté, Fayard 1994, page 18)

Voilà un première prise de conscience du petit garçon. Merci à ce type d’âne-là. On en a besoin à tous les niveaux.

L’âne met Mandela sur le chemin de la compassion pour les millions dont les systèmes et leurs fonctionnaires « font perdre la face » aux gens qu’ils affament et tuent.

Toute sa vie, Mandela aura retenu la leçon de l’âne. Aujourd’hui encore alors que les médias en font une légende, une icône quasi inaccessible, il reste proche, comme Jésus, par son esprit qui transpire et s’envole de ce visage marqué des « écorchures » de sa lutte.

« J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. J’ai rêvé d’une société libre et démocratique, où tous le monde vivrait en harmonie avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel je veux vivre et que je veux réaliser. Mais s’il le faut, c’est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

« Même si aujourd’hui nous  faisons la fête, rappelons-nous que notre oeuvre est loin d'être achevée parce que : là où règnent la pauvreté et la maladie, y compris le sida, là où des êtres humains sont opprimés, il y a encore du travail à faire . Nous voulons la liberté pour tous » (Dixit Madiba).

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