04/07/2008

La petite espérance

 

 

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«Ce qui m’étonne dit Dieu c’est l’espérance »

Ça c'est étonnant, que ces pauvres enfants voient comment tout ça se passe
et qu'ils croient que demain ça ira mieux… »

Comme la serrure et la clé :

Sans la soif, l’eau n’existerait pas

Sans la faim, le pain n’existerait pas

La faille de notre planète qui va s’agrandissant au point d’engloutir l’espèce humaine, c’est que la soif, la faim, sans eau ni pain, tuent les humains en commençant par les plus vulnérables. La soif et la faim de justice et de liberté, sans justice ni liberté tuent les plus vulnérables. Mais où donc est passé l’eau, où est passé le pain, où est passé la Liberté ???

 

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Je m’arrête au Zimbabwe : quelques gouttes d’eau, quelques miettes de pain semblaient à portée de main, ce qui ne faisait qu’aviver la soif et la faim ! A en mourir de désir. Un désir violent, brûlant, qui donnait aux gens le courage héroïque de se présenter au bureau de vote comme dans la gueule d’un lion. Ce courage, c’était un buisson ardent, un feu d’artifice hallucinant, pour retomber dans le vide comme un peu de poussière après une tempête de sable. Un peu de cendre humide et tiède du sang des morts.

La mort ne peut avoir le dernier mot, ni l’injustice, ni la soif ni la faim puisque le pain de vie et l’eau de la source frémissent au plus profond des plus affamées et assoiffées de ses créatures, de sa création. Ce n’est pas étonnant la petite espérance puisqu’elle jaillit du cœur de Dieu. Oui, au Zimbabwe. Partout.

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