10/01/2008

La signature

La signature de Jésus apposée sur une contrefaçon.

 

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« Au nom de Notre Seigneur Jésus »
« Le Vicaire du Christ dit… »
« Parole du Seigneur »
et d’autres encore…

 

 

Une expérience indélébile : votre signature a été apposée sur une contrefaçon. Que sentez-vous ?
Que ferez-vous ?
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Jésus

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Je m’en réfère à Jésus. On ne trouve nulle part la signature du fils de l’homme apposée sur du papyrus…il n’a rien écrit…sinon quelques signes dans le sable pour défendre l’honneur d’une femme  sexuellement exploitée par les hommes qui allaient la lapider !

 

La signature de Jésus est sa vie, son vécu. Quel vécu ? Celui qui a été rapporté par celles et ceux qui furent guéris par sa seule présence totalement humaine !

 

 

Mais voilà que, depuis la « conversion » de Constantin au christianisme, l’Eglise devient ancrée dans l’empire romain. Les conversions se  multiplient, la fraîcheur des origines disparaît, la crédibilité des témoins de la Bonne Nouvelle s’effrite. Dans ce contexte, des chrétiens cherchent à vivre isolés du monde et se mettent à construire des monastères. Les Missions suivront.

 

Puis vient l’Institution et Jésus devient un problème, un objet d’étude, de controverses, de divisions. Le petit peuple continue sa longue marche dans les sous-sols d’une Institution préoccupée d’elle-même, de son prestige, de son pouvoir… apparemment inconsciente de la dynamique de Vie de l’Esprit de Jésus. Un abîme se creuse entre la foi de la base en Jésus libérateur d’une part, et l’enseignement de dogmes et la praxis du système hiérarchique d’autre part ! Jusqu’ à aujourd’hui.

 

Que ressent Jésus, aujourd’hui, présent, agissant dans l’intelligence et le cœur  de ceux et celles qui, comme Lui, n’ont que leur corps et leur vécu pour toute Parole ! Il l’avait pressenti. Lisez:
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« C'est aux "petits" que le Père a daigné révéler ce qui reste caché aux sages et aux habiles (cf. Mt 11, 25). Jésus partage la vie des pauvres, de la crèche à la croix; il connaît la faim (cf. Mc 2,23-36 et Mt 21, 18) , la soif (cf. Jn 4, 6-7 et 19-28), et le dénuement (cf. Lc 9,58 ). Plus encore: il s'identifie aux pauvres de toutes sortes et fait de l'amour actif envers eux la condition de l'entrée dans son Royaume (cf. Mt 25, 31-46 ). »  Et aujourd’hui, autant que jadis, et moins peut-être qu’à l’avenir !
Là est son authentique signature !
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Il y a des hommes courageux qui ont eu l’audace de dire : « Jésus avait annoncé le Royaume, et c’est l’Église qui est venue »  (Alfred Loisy, L’Évangile et l’Église, Paris : A. Picard et fils, 1902, p. 111.) Loisy fut excommunié le 7 mars 1908).
Et Gabriel Ringlet est prêtre, poète et théologien. Professeur de journalisme et d'ethnologie de la presse à l'Université catholique de Louvain (Belgique), en même temps que vice-recteur de cette institution : « L’Eglise a besoin de « Muer de la mue imaginale d'où sort le papillon, muer sa tête comme le cerf qui perd ses bois ».
Il y a le dernier ouvrage d’Albert Nolan OP, intitulé « Jesus Today » (non encore traduit en français). Albert nous aide dans un langage accessible à tous, à prendre Jésus au sérieux, à prendre les signes des temps au sérieux, à prendre la menace de disparition de notre espèce humaine au sérieux, à prendre au sérieux l’extrême urgence  de retrouver notre dignité,  notre responsabilité, notre compassion mondialisée, apprendre à avancer courageusement dans une totale insécurité avec la totale confiance qu’Il agit en nous. Maintenant.

 

 

Il y a une connivence entre Jésus, le Fils de l’homme, et nous, et moi. Une confiance mutuelle. Je me propose de chercher, de trouver peut-être, le secret de la force de Jésus, on pourrait dire de sa « spiritualité de liberté totale » face à son engagement dans son milieu, de même qu’aujourd’hui, avec nous, dans notre monde fragmenté qui cherche à se rassembler ne serait-ce que pour survivre. Et je mettrai mes réflexions sur mon blog.

 

11:52 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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