14.04.2012
HYMNE à L'AMOUR SAINT PAUL

L’Amour totalement autre
Quiconque est à la recherche d’un beau texte sur l’Amour tombera tôt ou tard sur « Hymne à l’Amour. »
Je peux parler toutes les langues de la Terre et du Ciel
Si je n’ai pas l’Amour,
Je ne suis qu’un métal sonore
Ou une cymbale qui retentit.
Ai-je reçu le don de prophétie,
Approfondi tous les mystères,
Possédé toute la connaissance
Et une foi à transporter les monts ?
Si je n’ai pas l’Amour, je ne suis rien.
Un beau texte, dynamique et chargé d’énergie, quoique tout de même un peu pompeux et distancé de la réalité. La langue des anges et les prophéties nous sont un peu inhabituelles.
Mais le texte continue beaucoup plus objectivement
L’Amour est longanime et serviable ;
En lui ni jalousie, ni forfanterie, ni orgueil,
Ni rien de malséant.
L’Amour ne cherche pas son intérêt,
Ignore la colère et la rancune,
Ne se plaît pas dans l’injustice,
Quand on les compare aux versets précédents ceux-ci paraissent quasiment ordinaires ! Peut-être. Car ils se trouvent à la limite de ce qui paraît pour nous évident, Paul continue :
Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout.
Vraiment ? Est-ce que nous ne butons pas de temps en temps sur l’insupportable moment qui nous force à dire: Maintenant, ça suffit! Je n’en peux plus !
Et, totalement exceptionnel, étrange à notre monde, le texte conclut :
L'amour ne cesse jamais...
Vraiment ? Dans notre vie, l’Amour n’a-t-il jamais cessé ?
Plus je réfléchis, plus je suis convaincu que Paul n’essaie pas de décrire l’Amour humain dans cet hymne, ce qui de toute façon dépasserait nos meilleures bonnes volontés les uns envers les autres !
Il s’agit avant tout de l’Amour qui transcende toutes nos représentations humaines. Selon notre langage chrétien, car il s’agit de l’Amour de Dieu !
Cet Amour-là est longanime et serviable
Cet Amour-là ignore la colère et la rancune
Et c’est cet Amour-là qui n’a pas de fin
Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie
Avec l’aimable permission de l’auteur
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13.04.2012
Tous connectés

J’avais envie de raconter l’histoire de Solange Lusiku trouvée dans mon hebdomadaire Courrier International (du 5 au 11 avril) sous la rubrique MEDIA. Et je l’ai dit. Bien m’en pris car j’ai reçu – d’un fellow blogger - l’adresse : http://www.mediateur.edipresse.ch/?p=157
C’est écrit par Daniel Cornu : Solange Lusiku, militante de l’information : Cliquez et lisez, vous trouvez Solange Lusiku, femme et journaliste forte et qui invite à la solidarité. Elle est emblématique de tant d’autres femmes qui s’engagent pour le droit à « la communication » ! A la publication de la Vérité !
Un clic encore et je tombe sur
"Tous connectés... un levier pour la démocratie?":
· Solange Lusiku, éditrice congolaise du journal indépendant Le Souverain (Sud Kivu),
· Amnesty International, mouvement mondial de personnes qui luttent pour les droits humains (représentée par Salil Shetty, secrétaire général),
· Daniel Cornu, spécialiste suisse de la déontologie journalistique.
LOUVAIN-LA-NEUVE
Solange Lusiku, Daniel Cornu et Amnesty International docteurs honoris causa de l’UCL
Un doctorat honoris causa, c’est une distinction. La plus haute que peut remettre l’Université à un membre de la société civile. L’UCL décerne ses doctorats, chaque année, le 2 février, jour de sa fête. Plus qu’un titre, c’est une marque de reconnaissance et de soutien de l’Université à la cause que défendent les personnalités (ou les organisations) qui le reçoivent. A noter que Aung San Suu Kyi, Taslima Nasreen ont reçu de cette distinction à Louvain-La-Neuve.
Quelques mots de Solange Lusiku : "On ne se laisse pas inféoder par les idéologies politiques ou à caractères confessionnels", assure-t-elle lorsqu’elle parle du périodique qu’elle dirige. "On est là pour voir ce qui se passe, pour analyser, pour donner son opinion, pour écrire, pour informer. C’est ça un journal indépendant."
Vive le « Souverain » !
Je suis comblée ! Soyons « tous connectés… »
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12.04.2012
Un précieux journal
Quand j’étais petite, chaque jour le facteur apportait « La feuille », c’était à l’époque « Le Pays ». Papa et Maman lisaient les pages politiques, les nouvelles régionales, les avis mortuaires, et le « feuilleton. » On était avide de lecture, c’est là que j’ai appris à lire.
Les journaux soigneusement pliés étaient coupés en petits rectangles de 10x8 centimètres environs placés dans une boîte aux toilettes… il arrivait que nous lisions encore quelques lignes avant usage. Pas de gaspillage.
En Afrique du sud, Noviciat, pas de journaux. « What you need to know », « ce que tu dois savoir » était épinglé à un tableau en papier mâché au réfectoire. Le choix des coupures de journaux, « the Southern Cross » hebdomadaire catholique y compris révélait le racisme latent.
Enfin à l’école secondaire au Townhip, un journal (anglo-saxon) était disponible, et puis les restes rapportés par les étudiants et qui traînaient partout. Le précieux « Drum ». Mon éducation commençait.
Les Essais des étudiants prégnants du vécu des sans-voix, la parole émergeante !
Puis, avec Michael Traber SMB, Albert Nolan OP, la formation de jeunes journalistes africains ! Méthode de base : voir et mettre en situation, analyse et action… méthode de conscientisation. C’était passionnant !
Le précieux papier consciencieusement remplis, les plus primitives machines ronéo, le partage après lecture en groupe et bien sûr, la « mise en mémoire » de l’essentiel !
La radio vint plus tard, puis la TV malheureusement instruments de propagande souvent destructeurs. C’était géré, contrôlés par des européens.
C’était dans les années 50 à 80 et c’était dans les zones noires !

Retour en Suisse, j’ai eu l’impression de me noyer dans un « champs de feuilles mortes ». Factuels, avec images parfois truquées rapetissant les textes, contradictions, affirmations, politiques, religions, sports… il fallait choisir : J’allais dans les bibliothèques publiques (à Zurich où j’apprenais l’allemand) et là j’ai trouvé une presse solide, internationale, intercontinentale et suisse aussi bien sûr.
Pourquoi raconter cela aujourd’hui, cela n’a rien à faire avec l’actualité ! Pourtant ces souvenirs sont un lien avec ce qui se vit aujourd’hui dans de nombreux pays : la revendication de communiquer, de partager, de former des réseaux de relations et d’inventer un avenir commun. Et j’espère, demain ou après demain, présenter à ma manière Solange Lusiku au Sud-Kivu, et comment une feuille A4 devient une feuille A3.
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09.04.2012
LUNDI PASCAL

Marche de ce jour à Berne, photo Keystone
Réflexion sur ce Lundi de Pâques 2012
Après le bilan commercial de pâques, des petits lapins Lindt à la Federer, des œufs cuits durs à la recette Ogi, des agneaux rôtis et des bouchons sur les routes, quelques flocons de neige ce matin… tout ça fait plaisir. Peut-être.
Après les déferlantes de mots, les histoires en profusion, des sermons peu assaisonnés et sans éclats de Vie nouvelle, et des alléluias au ralenti… tout ça c’est bien. Peut-être.
Enfin l’Eucharistie de la gratitude et le pain et le vin partagés et les catéchumènes baptisés accueillis, fêtés car Dieu les connaît « chacun par son nom ». Cela c’est très beau, et bon.
Mais bien plus profond et bien au-delà de tout cela : la prise de conscience d’être un atome de notre espèce humaine, l’union profonde du devenir humain dans l’inimaginable souffrance, l’injuste, la scandaleuse souffrance des majorités exclus et des minorités persécutées, ça, c’est le Vendredi Saint au compte à gouttes des 365 jours de l’année. Cela, c’est la réalité. Est-ce bon ? Est-ce inévitable ?
Bien plus profond encore dans notre conscience individuelle et collective, ce feu sous la cendre, ce filet d’eau dans les lézardes d’un ruisseau, cette étoile tremblante et difficilement fidèle, ces la jeune et belle femme qui meurt d’une tumeur à la tête, doucement…
Et cette clameur d’une maman et de l’enfant qu’elle offre au monde: un gémissement à deux voix en un seul instant et cette Vie Nouvelle. C’est le mystère pascal dans ce qu’il a de cruel et d’amour et de force ! C’est beau et bon cela ? Je ne sais pas… mais je crois que là est le vrai sens de la VIE de Jésus en nous. On peut croire à la Résurrection, ici, aujourd’hui, sur la planète tout entière si l’on est conscient et si l’on participe, HORS LES MURS à sa crucifixion et à sa mort… en Syrie, sur la route de Damas, en Palestine emmurée …et ici !
En conclusion ;
Si nous disons que nous croyons à la résurrection du Christ…. « Nous avons le devoir de participer au ministère de réconciliation dont l’Église a la charge. Nous devons nous engager dans les diverses activités de service du monde : travailler à la paix entre les peuples, désarmer les conflits sociaux, promouvoir la dignité et les droits de la personne humaine, dénoncer toutes les formes d’oppression et d’injustice, soutenir les efforts de juste libération, travailler à une meilleure répartition des ressources naturelles et des fruits du travail. »
« Croire quand même » de Joseph Moingt … né en 1915. Ancien professeur de théologie à Paris (Centre Sèvres et Institut Catholique), ce jésuite a dirigé pendant plus de trente ans la revue Recherche de Science Religieuse. Il est considéré comme l'un des plus grands théologiens vivants.
Merci à Lui !
21:50 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07.04.2012
ALLELUIA

Pâques enfante la VIE nouvelle
Son Esprit chante alleluia en nous
Je vous souhaite l'Espérance du printemps sur le monde chers amis!
"De grand matin...elles vont à la tombe, le soleil étant levé." Marc 16, 2
Jour après jour
le soleil grignote
une miette
au pain de la nuit.
On se prend
à respirer autrement,
à regarder
plus avant,
Là où la sève
donne lecture
d'une nouveau printemps.
Mais on ne s'arrache pas
à l'hiver
comme on secoue
la poussière!
Il se peut que l'on reste
noué
à ce qui a été,
le corps labouré
par une tristesse
qui ne veut pas lâcher.
Il y a pourtant,
toujours vivante,
une promesse déraisonnable
pour frôler
de son aile
les abîmés de l'âme.
(avec l'aimable permission de Micheline, une chère amie)
Et de nous engager toujours davantage dans nos Galilée(s) respectives
Micheline m'avait gentiment transmis ce magnifique poème dont l'auteur est Francine Carillo, écrivaine et poète et nous serons enrichis de sa présence grâce é l'émission " faut pas croire" dont voici l'adresse: http://www.rts.ch/video/emissions/religion/faut-pas-croire/3609955-debat-et-dieu-crea-la-femme.html.
Bon Lundi de Pâques! Claire-Marie
22:30 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Ces deux-là

Ces deux-là : les seuls à rester soucieux du cadavre de Jésus. Une fois Jésus exécuté, ils ont tous fui, l’un d’eux, peut-être celui que Jésus aimait, poursuivi, selon Marc 14 : 52 « Lâcha son vêtement, et se sauva tout nu (gumnos). » Tous, des trouillards ! Sa mère probablement réfugiée chez les femmes disciples de son fils… gardait ses choses en son cœur dans une impuissance totale.
Mais il arrive que les vrais héros surgissent, non programmés, où et quand on s’y attend le moins : Joseph d’Arimathie, rejoint par Nicodème, membres du Sanhédrin, des Pharisiens. Des juifs. Des Docteurs de la Loi. Les deux étaient en quelque sorte des dissidents, des clandestins de la dernière heure ! Si les autorités religieuses avaient connu leurs relations avec Jésus, tous les deux auraient été excommuniés ! Ils savaient aussi que ces mêmes autorités religieuses feraient tout pour faire disparaître ce cadavre haï et qui ne cessait de les hanter !
Ces deux-là sont lucides et ils savent ! Il faut faire vite et Joseph d’Arimathie va trouver Pilate et le prie de lui remettre le cadavre. Et Matt. 27 : 58 raconte : « Après s’être enquis et avoir reçu confirmation de la mort de Jésus, Pilate donne « l’ordre que le cadavre soit livré. »
Pour Pilate, ce n’était qu’une dépouille sans valeur que Joseph réclamait et obtint.
Il est rejoint par Nicodème, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, environ cent livres.
«Ils prirent donc le corps de Jésus et l'entourèrent de bandelettes avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs ». La nuit pouvait tomber !
Ces deux-là, des riches, des Pharisiens sont fidèles à travers la mort, face au cadavre de celui qui les avait conquis par sa totale simplicité. « Ils vont vers Lui hors du camp, portant son opprobre. »
Ils n’ont rien dit. Ils ont agi. Voilà leur liturgie.
Avec ces deux-là : Beaucoup sont aujourd’hui « Hors du camp, portant avec Lui son opprobre ». C’est notre place ce Samedi Saint du 7 avril 2012.
11:13 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : joseph d'arimathie nicodème |
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06.04.2012
Un Procès rapide

Le Christ devant Caïphe, Gerrit van Honthorst, vers 1617 (Londres)
Un procès rapide
(Marc 14-15)
C’est un fait établi que Jésus ne fut pas tué par les « Juifs » mais bien plutôt par un commando d’exécution romain. On peut bien soupçonner la raison de ce « procès express » du Nazaréen par les Romains car pour eux, Jésus était une espèce de risque de sécurité. Un procès accéléré, dit-on, est plus opportun lorsqu’il s’agit de juger des agitateurs sociaux.
Le jugement basé sur de piètres accusations de toutes sortes ont bien embarrassé ses disciples, hommes, femmes et amis. Ils auraient plutôt pensé qu’un Messie, annonçant que le Royaume est proche, soit soumis à un procès plus impressionnant et à une exécution plus « digne » que ce qui est normalement infligé aux terroristes et aux esclaves sans valeur, notamment la crucifixion !
Les premiers chrétiens et chrétiennes n'ont pas essayé d’embellir la réalité, je dirais presque l’absurde, qui caractérisa l’exécution de Jésus.
Grâce à leur Foi renouvelée par le fait que Dieu ait ressuscité Jésus des morts, ils ne se faisaient plus d’illusions au sujet de l’atrocité de la mort de Jésus et d’autres crucifiés. Au contraire, c’est comme si Jésus, par l’histoire de sa mort, voulait annoncer que, pour Dieu, aucun chemin, aucun abîme, aucune mort, aucune distance, aucun trou, aucun cynisme, aucune absurdité, ne l’empêcheront d’aller rechercher inconditionnellement les gens là où ils sont : menacés par la famine et par les guerres, enfermés dans leur arrogance…loin de Dieu.
Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie
Avec l’aimable permission de l’auteur
(écouter aussi: http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4419297)
09:59 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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05.04.2012
L'Eucharistie

C’est dans l’actualité que se réalise en 2012 la vie du Christ :
Dans le monde des affamés, des assoiffés. Jésus agonise et meurt de faim et de soif !
Pas une famine ni une sécheresse dont les causes sont « naturelles ». Non. Les causes sont structurelles !
Et, à moins de s’engager, de dénoncer par tous les moyens ce scandale, nous tous qui n’avons ni faim ni soif, sommes coupables comme le disait Saint Paul à Corinthe :
(1 Co, 11,17-34) : « Je n'ai pas à vous féliciter », s'emporte-t-il. Car les uns mangent et boivent pendant que les autres ont faim et soif. Quand vous prétendez vous réunir pour célébrer l'eucharistie, « ce n'est pas le repas du Seigneur que vous prenez », mais c'est votre propre condamnation que vous mangez et buvez. Car vous faites de l'eucharistie un mensonge. »
Ainsi, parce qu'il existe dans la communauté chrétienne de Corinthe des fractionnements, des divisions, fondées sur le refus de partager avec celles et ceux qui ont faim, parce que la communauté de Corinthe est « duale », « cassée en deux », l'eucharistie ne peut pas se célébrer. Elle n'est qu'apparence d'eucharistie, mensonge. Elle est le repas des riches et non « le repas du Seigneur ».
N’avons-nous pas, actuellement, ici et maintenant, beaucoup de choses en commun avec les Corinthiens ?
La faim et la soif de Justice et d’Egalité, n’est-ce pas criant ? En nous et autour de nous ?
Nul besoin d’aller loin, juste chez les demandeurs d’asile, ou chez les enfants et les femmes et les vieux abandonnés…
Les liturgies interminables, belles, solennelles, orchestrées, nous donnent quelques frissons ou nous endorment, c’est selon… mais ce que je constate, c’est que, trop souvent, ces liturgies nous empêchent de prendre conscience de l’agonie de Jésus dans notre actualité. Aujourd’hui.
Oh ! Je ne dis pas cela afin de nous culpabiliser, mais simplement afin d’essayer d’être fidèle à nous-mêmes, à la foi en ce pain de Vie. L’Eucharistie.
21:40 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.04.2012
La Politique des Sages
L’Afrique du sud avec Mandela et Frederik de Klerk
La Birmanie avec Aung San Suu Kyi et Thein Sein


La Birmanie :
53 millions d’habitants en 11 ethnies - 678 500 km2 et 79.5 hab./km2
Afrique du Sud.:
50 millions en 11 ethnies - 1 219 912 km2 – et 40,2 hab./km2
Deux pays colonisés, exploités, divisés par les autorités afin de mieux régner! Aussi, l’Histoire des luttes se fait selon les contextes.
Ce qui me fascine sont ces deux personnages : Nelson Mandela, alias notre « Madiba »
et Aung San Suu Kyi alias « Amay Suu » Mère Suu.
Les deux ont vu la réalité de leur peuple et tous les deux, sans avoir vécu la misère des populations opprimées, se sont engagés une fois pour toutes ! Car une fois engagé pour la justice : « people centered and solidarity driven » tu ne reviens pas en arrière. Tu vas jusqu'au bout.
La prison, parfois la mort, les rejets, et puis, si le peuple conquiert sa liberté, qui est sienne davantage que celle des leaders, cette liberté doit construire une nation nouvelle sur les ruines du passé. Rien ne garantit la victoire et le succès à long terme.
Mais les leaders, en l’occurrence Aung San Suu Kyi et Nelson Mandela, se mettront à l’arrière : disponibles, engagés, effacés. La responsabilité de construire une nation « arc-en-siel » revient aux vrais héros: les petites gens sans qui leaders ne seraient que des fonctionnaires comme il y en a trop dans notre société à la gouvernance opaque!
Mais, liés à Mandela et à Aung San Suu Kyi , nous reconaissons deux personnages-clés en Afrique du Sud comme en Birmanie:
Frederic de Klerk et Thein Sein.
Au risque de me tromper lourdement « Thein Sein, président Burman, joue un rôle important vers le long chemin d’une réconciliation en Birmanie, comme Frederick de Klerk en Afrique du Sud. »
selon Eric Chol dans le Courrier International :
Myanmar President Thein Sein: « La libération d’Aung San Suu Kyi en novembre 2010, sa rencontre avec le président Thein Sein au mois d’août, enfin l’autorisation de sa candidature aux élections témoignent de l’ampleur des changements en cours. Il faut du courage pour
défier les éléments les plus radicaux de son propre camp. »
De Klerk et Thein Sein ont eu ce courage !
Hier n’est qu’un rêve,
Demain n’est qu’une vision ;
Mais un aujourd’hui bien vécu
Fait de chaque hier un rêve de bonheur,
Et de chaque demain une vision d’espoir.
Fais donc grand cas d’aujourd’hui.
D’après “La salutation à l’aube”, inspiré d’un hymne védique.
Paru le 7 janvier 2011 dernier sur le site de Courrier international.
Courrier International du 8 janvier 2011
« Fais grand cas d’aujourd’hui » !
Nous marchons sur le chemin d’espérance, et Jésus a dit qu’Il ESTle CHEMIN. Qu’importe alors l’Arrivée.
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| Tags : birmanie |
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31.03.2012
Un secret dont on ne parle pas
Un secret dont on ne parle pas

L'évangéliste Marc ne se soucie pas trop des miracles. Jésus renvoie le lépreux guéri et lui commande expressément de n’en rien dire à personne. Il fait de même avec les sourds-muets dont il a délié la langue, avec les aveugles à qui il a ouvert les yeux : ils ne doivent pas parler de ce qui s’est passé.
Quand Jésus ressuscite la fille de Jaïre, et que la foule et les pleureuses sont hors d’elles d’étonnement, Jésus leur ordonne strictement de se taire : personne ne doit être mis au courant de l’événement. Imposer le silence face à ces miracles : n’est-ce pas complètement irréaliste ?
Que voulait Marc en insistant sur cet appel au silence? Il a écrit son évangile dans les années 70 du 1er siècle, et le message était adressé aux communautés chrétiennes vivant sous l'Empire romain. L’union de l’empereur et de l'Empire étaient le phénomène le plus fascinant qui fut.
Quelque temps après sa mort, l’empereur était transféré au Panthéon, le monde des Dieux. Là, des statues et des temples étaient construits en son honneur.
Les historiens rivalisaient de zèle : c’était à qui mettrait l’empereur en question dans la plus belle lumière !
Les gens qui se réclamaient de Jésus, le Messie, étaient souvent tentés de voir Jésus en concurrence avec l’empereur. Par exemple, l’empereur étant un Fils de Dieu, Jésus devait aussi être un Fils de Dieu. L’empereur étant vu en tant que Sauveur et Dieu, Jésus aussi devait être vu en tant que Sauveur et Dieu.
Les empereurs avaient-ils – selon leurs biographes – accomplit des miracles durant leur vie, il allait de soi que Jésus eut aussi accomplit des miracles.
Jésus – l’empereur tout-puissant ? Le Fils de Dieu rayonnant ? Le Dieu-Sauveur le plus authentique ? Le faiseur de miracles à succès ?
Il ne peut en être ainsi ! Le pouvoir et le succès ne sont pas des critères propres au royaume de Dieu annoncé et vécu par Jésus.
Celui qui se réclame d’un Dieu tout-puissant et invincible est aussi prêt à faire la guerre en son nom.
Non ! Les caractéristiques du Dieu de Jésus ne sont ni la puissance, ni la force, ni la domination, ni les miracles, tout au contraire, selon le témoignage et la vie de Jésus – le Dieu de Jésus est : être avec les pauvres et les affligés.
Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie
Avec l’aimable permission de l’auteur
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29.03.2012
VOL SPECIAL
Vol spécial et Apartheid (infrarouge 29.03.2012)
(réflexion)
Le traumatisme de l’apartheid en Afrique du Sud se réveillait comme un cauchemar. Et ce n’était là-bas et ce n’est ici que le sommet de l’iceberg !
Le racisme, la peur de l’autre sont au plus profond de l’être dans la culture occidentale chrétienne ! Cela s’exprime de mille façons dans le bruit de mots et le silence de l’indifférence !
Les financiers accueillent des milliers de milliardaires de toutes races et sauvegardent leur misérable pognon dans nos temples bancaires. On les laissera partir, la mort dans l’âme sous contraire s’il vous plaît.
Broulis et ses semblables accueillent les investisseurs étrangers et les exonèrent de toute taxe afin qu’ils prospèrent dans leur pays d’accueil et ailleurs. Quel sens de l’hospitalité ! Ils amènent avec eux des travailleurs étrangers et une poussière d’Helvètes, pour le vernis !
On accueille la clientèle d’armements destinés à abattre hommes, femmes et enfants par pays à peine interposés ! Que serait notre économie sans le marché des armes, y compris les plus meurtrières ?
Les Suisses sont partis et partent encore dans des pays étrangers, parce que, dans leur pays d’accueil, la rentabilité vaut la peine de l’exile. Même en Afrique, même dans des pays de l’Est ! C’est que les pouvoirs et les dominations de là- bas accueillent les faiseurs de fric ! Plein de mains d’œuvre bon marché qui n’arrivent pas à nourrir leur famille ni à pays les impôts dans leur pays natal ! Cela crée des gens redondants. Des surplus people et quelques-uns suivent l’exemple des Helvètes et font le chemin à rebours…vers le pays de cocagne la Suisse où il n’y a même pas 4% de chômeurs, dit-on !
Mal leur en prend ! La chasse aux intrus, gibiers ciblés à l’avance celles et ceux de peau quelque peu foncée. Des « vrais réfugiés », gardez-vous de murmurer ce qualificatif d’avance incroyable et, à moins d’être miséricordieusement qualifiés de NEM (non-entréee en matière) et rejetés ipso facto on ne sait comment, les restants devront passer le test de la vérité ! Ils sont menteurs avant que débute la procédure laquelle est faite de questions pièges. Impossible de ne pas tomber dans la trappe. Lafontaine, vous connaissez ? « Un Agneau se désaltérait dans le courant d’une onde pure… un loup survient à jeun… prenez le temps de déguster cette fable, le miroir de notre procédure d’asile et faite le lien avec « Vol spécial » : les moutons noirs à majorité bronzés écroués, dévêtus, scannés, mâchoires forcément inspectées, ligotés, une amicale tape sur l’épaule d’un « gardien clés en main » et c’est l’expulsion fagotée, à tire d’aile jusqu’à Lomé, Abidjan, Douala ou ailleurs, où d’entente avec les autorités suisses, les autorités responsables de la fuite ou de l’exile « accueilleront » à leur manière le fugueur.
Si les « revenants » ne sont pas emprisonnés et s’ils ont la chance de rejoindre leur famille élargie, ils seront rejetés car ils ne rapportent aucun pécule du paradis des banquiers. Si, comme le dit Mme Sommaruga, ils ont un peu d’argent pour se remettre en marche, il faut bien peu connaître l’Afrique pour penser qu’il sera sa propriété privée !!!
On est si loin, du prophète Jérémie qui dit que Dieu se révèle dans l’accueil de l’étranger, on est si loin du Père et de l’Enfant prodigue qu’on nous lit comme des fables, surtout qu’on est tragiquement, irrémédiablement loin de Jésus qui s’identifie avec les rejetés, comme on jette à la poubelle nos déchets encombrants. Nous avons voté, à l’initiative de l’UDC et de leurs comparses, les lois que les fonctionnaires appliquent, sous peine d’être eux-mêmes punis s’ils écoutent leur conscience.
Il est bien plus commode d’adorer une hostie que de croire que Jésus est identifié aux étrangers, aux pauvres.
Au fond, la différence, c’est quoi ?
Dans « Histoire inavouées de l’Apartheid » (Harmattan 1995) j’ai esquissé quelques faits vécus sous ce régime, « crime contre l’humanité » selon la Convention de l’ONU, et j’ai bien envie, si j’ai le temps, d’esquisser quelques faits des « Histoires inavouées » de la pratique de l’asile en Suisse.
Claire-Marie
15:40 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.03.2012
Assassinat de l'évêque Oscar Romero

Depuis que j’ai la grande chance de pouvoir partager mes pensées sur le blog Katutura, j’ai toujours voulu avec beaucoup d’affection honorer la mémoire de Oscar Romero, assassinée pour avoir dit la vérité face aux oppresseurs du peuple du El Salvador. C’était durant la Messe, le 24 mars 1980. Juste une balle dans poitrine ! Et son Esprit et sa Vie enfin libérés habitent au cœur du monde des pauvres pour qui il a donné sa vie ! Afin qu’ils se mettent debout !
Bien que, dans la litanie des Saints, on trouve pas mal d’évêques dont on ne connaît pas grand chose sinon leur titre, Oscar Romera, lui, n’y figure pas et n’y sera pas pour longtemps peut-être. Pourquoi ? C’est un des très rares évêques qui s’est converti.
« Et Jean-Paul II, pape, lui marqua sa méfiance selon le témoignage de Giovanni Franzoni, théologien italien. À cette époque aussi, l’ambassadeur US John Negroponte supervisait et aidait des escadrons de la mort au Salvador; ils tuèrent l’évêque des pauvres. L’élite espérait faire taire le peuple… mais l’étouffement tragique de la voix d’Oscar Romero, au contraire, fut le lancement d’un soulèvement massif. »
Qu’il suffise de faire nôtre les paroles d’Oscar Romero et, fort de l’Esprit de Jésus continuons d’oser briser tout ce qui musèle la vérité ! Car elle seule nous rend libre !
"Le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l'Église, mais bien quand ils seront les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte et de leur libération en démasquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l'Église." (Romero selon R.L Dumont: "Les Prêtres subversifs" (Editions Labor - 2002, p.164)) (je souligne cm)
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Ephaphata
Ephphata
(Marc 7,31-37)

Alors il leva les yeux au ciel, poussa un soupir et dit: Ephphata (ce qui signifie: ouvre-toi). Aussitôt les oreilles de cet homme s'ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement.
Encore un miracle ? On ne les compte pas! Chaque miracle nous fait voir un monde en soi.
Le mutisme n’était pas, et n'est pas seulement une infirmité physique. Le mutisme a différentes causes. La souffrance peut rendre muet. Des mesquineries infligées à quelqu’un peuvent lui clouer la langue au palet.
A l'époque de Jésus, la Palestine étant occupée par les Romains, il y régnait le mutisme des opprimés.
Il y a des gens qui sont plus fortunées que d’autres et il y a des gens qui ont une plus grande influence que d’autres.
Il y a aussi des gens qui ont la parole plus facile et qui, par conséquent, parlent davantage que les autres. Celui qui a la parole a aussi le pouvoir. Parallèlement il y a des personnes qui, non seulement sont pauvres, sans influence et sans renom, ils n’ont aussi rien à dire ! Ils sont sans parole ! Les richesses et les langues sont injustement distribuées ! Si Jésus s’oppose au mutisme, il s’oppose aussi à la souffrance et à l’iniquité.
Pourtant Jésus ne prescrit pas aux gens ce qu’ils ont à dire. Mais, comme il est écrit : il les libère des chaînes de leur mutisme. Il leur rend le Droit à la parole, à la vraie parole. Il permet à chacun et à chacune de parler sa propre langue.
Hermann-Joseph Venetz
Traduction : Claire-Marie
Avec l’aimable permission de l’auteur
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23.03.2012
Benoît XVI au Mexique
Ce que je souhaite ardemment pour le Pape au Mexique et à Cuba

que le pape, comme Oscar Romero, vienne s'asseoir au milieu des gens simples, des ouvriers
des parents des innombrables victimes des narcots trafiquants
qu'il reste avec eux, sans garde de corps, sans journalistes,
qu'il se mette au niveau des plus pauvres et qu'il écoute ce qu'ils ont à dire
qu'il écoute leur vécu, et qu'il se taise et medite ces choses en son coeur
et que peut-être il leur tende la main...
que le pape vienne s'asseoir au milieu des femmes et des enfants
et que son coeur écoute autant que ses oreilles et
qu'il n'ait surtout pas peur de salir sa robe blanche quand les
petites mains sales veulent bien le toucher
qu'il sourie, et rigole et pleure avec eux
qu'il ôte sa calotte de sur son crâne et leur dise ces seules paroles qui vaillent:
qu'un homme pauvre, Jésus, un homme nous veut debout
on essaie tous ensemble de l'écouter, ce Jésus
parce qu'Il nous dit toujours une bonne nouvelle, et c'est quoi?
que nous avons le droit d'avoir assez à manger, à boire, une place pour dormir
et que nous allons lutter, lutter, lutter pour vivre puisqu'on croit
qu'il est lui-même Pain de vie....
Et que ce serait vrai et beau si le pape assis au milieu de ce peuple
accepte le pain des pauvres, accepte l'eau qu'ils lui offrent
recueille et médite
qu'il dise merci et qu'il fasse avec eux tous: un bout de chemin...
Claire-Marie
21:29 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : mexique |
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21.03.2012
Tunnel de Sierre
Les 22 enfants et le 8 adultes morts dans le tunnel sont « Hors espace temps », sortis de tous nos tunnels, ils sont dans la Lumière de l’Amour ! Alors que leurs corps retournent à la terre arrosée de larmes
Par vagues successives nous avons ressenti l’agonie, la mort et la formidable empathie, l’action spontanée, efficace, professionnelle, l’indifférence n’était pas possible « le cœur de chair » commun à l’espèce humaine battait sous nos yeux, dans un tunnel hors du tunnel ! Là où se fait le deuil, celles et ceux qui restent, intégrant dans leur quotidien le traumatisme, les blessures et les handicaps physiques et psychiques. Les enfants restants seront « forcés de grandir », confrontés à la nouvelle réalité et de croître, plus forts qu’avant !
La foi commune nous agenouille dans une plainte, nous ne disons plus « pourquoi », nous nous mettons debout et nous repartons sur les chemins rocailleux de notre destin. Sans illusion désormais. Forts d’une prise de conscience nouvelle du prix de la survie, de la vie. Nous ferons aux autres ce qu’ils ont fait pour nous : Le bien, l’action inconditionnelle.
C’est là que se déroule en vérité la semaine sainte, la Pâque, la Galilée sur le monde.
Notre Galilée en Suisse d’abord, c’est de faire face aux mesquineries, (qui n’ont rien à voir avec l’expertise et l’honnêteté de l’enquête) nauséabondes comme celles de la politologue (R. S.) publiée dans 20 minutes on line. Politiser le malheur des autres est infecte, à quelle fin ?
Rester éveillé, attentif, vivant, cela ne va pas de soi. Et prier, conscients de notre égoïsme latent, ne fait pas de mal.
Claire marie
17:58 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : coeur |
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18.03.2012
CENT POUR UN
Un grain rapporte cent fois plus
Il en est bien ainsi lorsque le semeur marche à pas lourds sur la terre labourée et, déployant comme une voile sa main, jette les grains les grains dans les sillons. Des graines tombent sur le chemin, d’autres sur le sol rocailleux, d’autres encore se perdent parmi les épines. Et alors ? Faut-il donc interrompre le rythme du semeur et s’attarder sur chaque petit grain ? On doit compter avec des pertes. Une chose est certaine : la plus grande partie tombe dans la bonne terre. Et le semeur est fort de cette conviction : la terre est bonne et si tout va bien – et tout ira bien sans doute ! – la semence rapportera au centuple.
La parabole est une merveilleuse image du royaume de Dieu, mieux encore, de la ténacité de l’Amour (ce qui en fait, est la même chose). Nous avons tendance à baisser les bras et nous nous décourageons si vite. La terre est bonne. Et la récolte à venir appartient à Dieu et elle dépassera tout ce que nous avions espéré.
Une étincelle de défi et de résilience est essentielle à notre engagement et à notre confiance.
Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie
Avec l’aimable permission de l’auteur
09:06 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : graines |
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17.03.2012
La Saint Patrick

Bonne fête, pleine d’espérance à tous les amis d’Irlande !
On ne peut dissocier Patrick de l’Irlande, l’île verte, les Irlandais tels qu’ils sont : entiers, travailleurs, spontanés et avec ce brin d’humour qui humanise ce langage des « Brits » comme une rosée de petits glouglous plum pudding !
J’ai eu la chance de vivre, trois mois durant à Belfast en 1947 ! L’Irlande suintait la résistance à l’humiliante domination britannique ! Une de mes compagnes, (encore en vie !) parlait Gaélique et fut forcée d’abandonner sa langue maternelle pour se greffer sur l’Anglais qu’elle détestait ! Et plus tard en Afrique australe, j’ai glané l’histoire héroïque de ce peuple, sa résilience durant et après la « Grande famine » famine (1845 et 1849), et sa lutte (il y avait une comparaison possible entre l’IRA et l’ANC !).
Quand je lis les Cendres d’Angela (1999 par Frank McCourt), Belfast des années 1940, c’est cela !
Mais l’Irlande c’est aussi James Joyce et ces « gens de Dublin », Beckett avec ses « Molloy et Malone ! » et c’est Oscar Wilde ! Quelle richesse! Quel trop-plein de tendresse!
Je suis retournée en Irlande dans les années 1980, à Corrymeela, tout au Nord de l’île cette fois. De tous les pays du monde rassemblés, nous voulions construire un monde meilleur. J’ai profité pour faire un crochet par GlenRoad, Belfast, où j’avais vécu 40 ans plus tôt ! Des soldats partout, des quartiers et rues ghettoïsés selon la croyance et la couleur des uns et des autres. Au milieu du marasme Love-Hate: des groupes du monde entier réunis par la volonté d’un avenir commun ! Cela se construit si lentement ! Les blessures restent...
On se sent protégés, aimés par ce Saint Patrick qu’on célèbre aujourd’hui, 17 mars, fête nationale et pleine d’espérance !
Prière de Saint Patrick pour nous tous :
« Puisses tu toujours avoir
Des murs contre le vent
Un toit pour la pluie
Du thé au coin du feu
Du rire pour te réjouir
Ceux que tu aimes près de toi
Et tout ce que ton cœur désire »
17:43 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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15.03.2012
Larmes dans le tunnel

Tout enfant est le mien
L’enfant mort
Et celui qui vit encore
Vulnérable
Un roseau écrasé dans un tunnel
Il disparaît et le monde s’éveille
Pourquoi mais pourquoi ?
Le cœur brisé et plus de larmes pour pleurer
Les survivants unis dans la mort de l’enfant
Toi, adulte, tu fus cet enfant
Retrouve-le au plus profond de toi
Et chéris-le
“Ik hue van ye!”
22:02 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : suisse-belgique |
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12.03.2012
Spiritualité capitaliste
L’idée de la soustraction et de l’addition nous vient de Meister Eckhart (1260-1327) Dominicain et mystique médiéval. La vie spirituelle, disait-il, consiste davantage à soustraire qu’à additionner. Et pourtant je pense que beaucoup de chrétiens sont actuellement préoccupés et impliqués dans une spiritualité de l’addition.
La plupart d’entre nous n’ont connu qu’un seul point de vue (world view) durant toute leur vie, c’est le capitalisme. Ainsi, la réalité, les expériences, les événements, les gens, les choses – en fait tout – sont propres à notre consommation. Même la religion, les Écritures, les sacrements, les cultes et les messes, les bonnes actions servent à notre propre bonification – et pas nécessairement à aimer Dieu et le prochain.
La pensée capitaliste me fait croire que les choses (et très souvent, les gens) sont ma propriété. Finalement, même Dieu devient un objet propre à ma consommation. En résumé la religion paraît bonne et toute chose apparemment spirituelle peut être checkup de la liste de ma dignité privée. On peut dire que c’est du capitalisme spirituel. Ce n’est pas l'Évangile.
Avec beaucoup de reconnaissance à Richard Rohr pour la pertinence de son billet !
Le texte original se trouve dans Katutura english
Claire-marie
10:58 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : capitalisme |
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09.03.2012
Enfants invisibles, suite
Enfants invisibles
Jamais une vidéo n’aura été aussi rapidement répandue à travers la planète. Et les médias reprennent la diffusion à la chaîne :
On réagit d’abord au quart de tour, (moi y compris) on est conquis, on veut attraper (catch) Joseph Kony par « n’importe quel moyen » (sic) et…c’est fini, mais il y a l’Histoire et les intérêts divers des acteurs !
Questions :
Quelle est l’origine et l’histoire de l’armée de résistance du seigneur (LAR) et de Joseph Kony ?
«Quel est l'intérêt pour la campagne de faire de la publicité à un homme déjà célèbre pour ses crimes et déjà recherché?» S’interroge sur son blog l'écrivain et journaliste ougandais Angelo Izama, qui souligne que les problèmes de son pays sont aujourd'hui la prostitution infantile et le sida.
L’Organisation non gouvernementale « Invisible Children » existe de puis quand ? La gestion des finances est-elle transparente ?
Savons-nous que l’Union africaine s’est chargée de coordonner l’action contre lui (Kony)
L’ONG répond aux accusations de simplification :
«(On) a voulu expliquer le conflit dans un format facilement compréhensible, dans un effort pour toucher le public le plus vaste possible».
Si la méthode hollywoodienne peut déplaire, cet objectif est néanmoins atteint.
Principale source : Le Figaro International
La presse africaine pose d’autres questions : quelques-unes
· Y aurait une demande de permis pour entrer les pays africains supposés être un refuge pour Joseph Kony ? La coopération des chefs d'États africains sera-telle envisagée ?
· Ou comme cela fut fait au pour tuer Ben Laden au Pakistan, les frontières seront-elles ignorées ?
· Comme pour Ben Laden, « plutôt mort que vivant » ?
· Pourquoi le « timing » 2012… et pourquoi la Maison Blanche félicite « Kony 2012 ?
On peut s’entraider à trouver des réponses à ces questions qui paraissent peut-être freiner le premier élan vers l’action car le temps paraît limité. Les questions sont nécessaires car Kony ni LAR ne sont le seul enjeu.
Aussi accessible, la critique de France24 au sujet qui nous préoccupe.
21:58 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : ouganda |
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