17.03.2010
EGLISE
Saint Patrick (375-464)

De nombreuses légendes racontent la vie de Patrick, tant vénéré par les Irlandais, mais un texte intitulé « Les Confessions » est à peu près la seule source concernant la vie de ce saint si populaire. Il raconte simplement les échecs, les succès de sa Mission ainsi que les critiques de personnes qu’il aurait aimé avoir comme ami.
Mais l’actualité de ce 17 mars 2010 est sombre en Irlande et la presse irlandaise la publie. Juste deux adresses :
http://www.irishtimes.com/newspaper/breaking/2010/0311/br...
Je crois que beaucoup d’Irlandaises et d’Irlandais vont dire, comme chaque matin et chaque soir, cette prière de Saint Patrick :
« Je me lève aujourd'hui
par la force du Ciel,
lumière du Ciel,
lumière du Soleil,
éclat de la Lune,
splendeur du Feu,
vitesse de l'éclair,
rapidité du vent,
profondeur de la mer,
stabilité de la terre,
solidité de la pierre.
Je me lève aujourd'hui
par la force de Dieu pour me guider,
la puissance de Dieu pour me soutenir,
l'intelligence de Dieu pour me conduire,
l'œil de Dieu pour regarder devant moi,
l'oreille de Dieu pour m'entendre
la parole de Dieu pour parler pour moi,
la main de Dieu pour me garder,
le chemin de Dieu pour me précéder…
le Christ avec moi,
le Christ devant moi,
le Christ derrière moi,
le Christ en moi,
le Christ au-dessus de moi,
le Christ au-dessous de moi,
le Christ à ma droite,
le Christ à ma gauche,
le Christ en largeur,
le Christ en longueur,
le Christ en hauteur,
le Christ dans le cœur
de tout homme qui pense à moi,
le Christ dans tout œil qui me voit,
le Christ dans toute oreille qui m'écoute.
Ce cher Patrick n’avait pas d’institution à scruter, à défendre. Il était évêque, il était pauvre et avait le cœur léger, allant de par le monde en « faisant le bien ». Aujourd’hui, Patrick est le protecteur des migrants et des ingénieurs. Bonne fête ! Aide-nous à voir clair dans le brouillard qui nous entoure.
Clore ici cette note serait esquiver l’actualité de l’Eglise institution rapportée, de manières diversement nuancées selon les journaux. Le bébé que j’étais a été baptisé dans cette Eglise sans me demander avis, mais j’en suis reconnaissante à mes parents car m’a permis, grâce à ces même parents de connaître celui dont l’institution se réclame : Jésus, le fils de l’Homme et notre frère ! Lui me fascine, pas seulement identifié qu’Il est chez les plus pauvres, mais en mon moi profond et au cœur de l’univers. Je me sens responsable de ce qui se passe dans cette institution. Par loyauté critique. Et par Amour pour Jésus trahi.
Jésus aimait et aime les enfants et les femmes qui étaient comptés pour rien dans l’institution de la synagogue. Il a vu la réalité des enfants, des femmes, objets de convoitise sexuelle de la part des Anciens ! Sa prise de position en leur faveur remplit les évangiles, rédigées pourtant par des hommes !
Aujourd’hui, en ce mercredi 17 mars 2010, que pense et que dit Jésus ? Que l’Eglise invoque solennellement en tant qu’Esprit ressuscité le dimanche de Pâques ?
Voici l’analyse condensée que j’ai lue (malheureusement en anglais et je m’en excuse en vous donnant l’adresse) Ce document est objectif, il relève les efforts et l’engagement du pape, comme il relève les doutes, les nœuds, la hantise de l’institution ; la priorité donnée à l’institution plutôt qu’aux personnes ! http://ncronline.org/news/accountability/will-ratzingers-...
(By John L. Allen Jr.)
Avec Soeur Joan Chittester http://ncronline.org/blogs/where-i-stand/divided-loyaltie...
Dans l’atmosphère de pédophilie qu’il est quasiment impossible de confronter et de discuter objectivement avec l’entourage proche ou lointain, permettre à Jésus notre Seigneur de nous éclairer est la seule chose à faire. Les paroles de Jésus selon Matthieu 18 :6 « Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer. »
Mais comment éviter cela, alors que nous sommes tous tentés de faire des choses qui scandalisent les petits, les faibles.
Selon René Girard : «Malheur à celui par qui le scandale arrive ! » Jésus réserve son avertissement le plus solennel aux adultes qui entraînent les enfants dans la prison infernale du scandale. Plus l'imitation est innocente et confiante, plus elle se scandalise aisément, plus il est coupable d'en abuser.
Les scandales sont si redoutables que, pour nous mettre en garde contre eux, Jésus recourt à un style hyperbolique inhabituel chez lui : « Si ta main te scandalise, coupe-la... ; si ton œil te scandalise, arrache-le. » (Matthieu, 18, 8-9). Référence : http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_girard.htm
René Girard de conclure : « Jésus ne s'étonnerait pas de voir son enseignement méconnu. Il ne se fait aucune illusion sur la façon dont son message sera reçu. A la gloire qui vient de Dieu, invisible en ce bas monde, le grand nombre préfère la gloire qui vient des hommes, celle qui multiplie les scandales sur son passage. Elle consiste à triompher dans des rivalités mimétiques souvent organisées par les puissances de ce monde, militaires, politiques, économiques, sportives, sexuelles, artistiques, intellectuelles... et même religieuses.
La phrase : « il faut que le scandale arrive », n'a rien à voir ni avec la fatalité antique ni avec le « déterminisme scientifique ». Pris individuellement, les hommes ne sont pas obligatoirement voués aux rivalités mimétiques mais, en raison du grand nombre d'individus qu'elles contiennent, les communautés ne peuvent pas y échapper. Dès que le premier scandale arrive il en enfante d'autres et le résultat ce sont des crises mimétiques qui ne cessent de s'étendre et de s'aggraver. »
Prière du soir :
Nous avons tous été de petits enfants, confiants. Nous sommes devenus grands, la confiance parfois devient méfiance. Pourquoi ? Nous nous méfions aussi de nous-mêmes, avec raison ! Mais
pourquoi se méfier des autres ?
Pourtant, si nous nous souvenons, dans notre moi profond, de l’enfant qui nous habite, Jésus est en nous, en notre esprit en notre cœur. Il a dit : «… à moins que vous ne vous convertissiez, et que vous ne deveniez comme de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux. » Mt18 :3. Cela veut dire quoi ?
Mt : 11 : 25 « En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux enfants (tout petits). »
23:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick
16.03.2010
AU REVOIR
JEAN
La vie de Jean fut un chant jusqu’en ce vendredi saint 2004 où sa voix rejoignit l’hymne de l’Univers ! Jean est mon frère.
Il me fut dès ce jour-là impossible d’écouter les chansons que j’avais
enregistrées sur de simples cassettes, sans m’effondrer. J’ai renoncé jusqu’à ce soir. Comment ça ?
Parce que la voix d’un autre Jean vient de rejoindre l’Hymne de l’Univers. Jean Ferrat.
Deux chanteurs : une voix, une chanson que j’écoute maintenant, apaisée. Deux visages : un seul regard de feu, d’amour de la justice, des petits; d’engagement pour un monde d’humains dont le sens de la vie fut de construire un monde nouveau en criant, en chantant l’injustice, en annonçant que tout peut et doit être autrement ! Ils avaient un modèle mort un vendredi aussi, l’Hymne de l’Univers ! Ce modèle, c'est Jésus en nous, parmi nous, chez nous, dans la rue, il s'en va faisant le bien. Chanter, "c'est prier deux fois", c'est créer, c'est vivre!
« Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d'hectares de terre défoliés Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam
Quand le canon se tait vous vous continuez… »
"...Mais la vie continue
Les gens me parlent et je souris
Je ris même aux éclats
Je leur dis non
Je leur dis oui
Mais au fond de moi... (je vous aime!)
Chaque jour que Dieu me donne
Soirs d'hiver matins d'été
Au printemps ou en automne
Tu ne m'as jamais quitté
A travers d'autres amours
C'est toujours toi que je fuis
Je n'ai plus assez de jours
Je n'ai plus assez de nuits
Pour pouvoir t'oublier mon amour… »
Au revoir dans l’Hymne de l’Univers ! Nous aurons vaincu!
00:12 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean
14.03.2010
MEDITATION DOMINICALE

LE CADET
Notre Seigneur Jésus-Christ n’habitait pas un presbytère, ni un palais épiscopal, ni un consulat. Il allait son chemin, les yeux ouverts et il « faisait le bien ». Aujourd’hui comme hier, son regard est clair, lucide, bienveillant. Nos regards s’embrassent en passant, je peux aller de l’avant avec élan parce, séparés, nous sommes unis. On ne se quitte pas !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR<...
Ainsi ce matin dans cette famille aisée. Le père et deux garçons, je les nommerai « l’aîné et le cadet ». Une entreprise héritée de père en fils (les femmes sont totalement absentes) qui marche bien grâce aux fonctionnaires efficaces. Et à l’excellent esprit d’entreprise de l’aîné. La rentabilité et le prestige sont des moteurs incontestables de réussite, même si, parfois, la fin justifie les moyens les plus douteux. L’aîné est prometteur. Il prend goût aux affaires. Le Père laisse faire, c’est propriété commune, ce qui est à moi est à toi. Est-ce que c’est « à nous tous ? »
Le cadet est « l’autre », rêveur, artistique, il parle avec les employés au lieu de les commander, il écoute le chant des oiseaux et le vent dans les roseaux, il est plus intéressé par la musique que par les chiffres ! Son regard repose sur ce qui l’attire, ce qui est beau, la nature, les étoiles les gens. Mais il est nul pour ce qui concerne la marche de l’entreprise. L’aîné perçoit cette faille. Son attitude marginalise le cadet, l’ignore, l’évite. C’est que le cadet est différent ! AUTRE !
Ce que l’aîné ne perçoit pas, c’est que c’est la différence qui fait la beauté du cadet. Le Bon Dieu ne nous a pas créés à partir d’un moule unique !!! Le cadet est attrayant, aimant, accessible, il a un défaut peut-être : c’est sa confiance en la vie !
Le père propriétaire du domaine apprécie l’aîné et ne méprise pas le cadet. Il laisse faire. Et lorsque le benjamin lui dit qu’il veut aller explorer ce qu’il y a au-delà des frontières du domaine, de l’horaire quotidien, des chiffres et des contrôles ! Le Père dit oui. Il sait, en son moi profond, que les ailes doivent se déployer pour prendre de la hauteur. Il est sage. Il bénit le cadet. Va ! Il lui donne sa carte de crédit et hop ! L’oiseau ouvre ses ailes et s’en va comme tant d’entre nous, hier et aujourd’hui et le feront demain. L’homme est un migrant, un passant. Katutura : on a pas ici-bas de lieu permanent ! C’est une chance.
Le cadet n’a pas fait l’armée. Il n’est pas équipé pour se méfier des systèmes et de leurs fonctionnaires. Le féminin l’étonne, l’amuse, le réjouit. Les copains sont vite nombreux quand tu paies les tournées. Les « Bonnes œuvres » t’apprécient d’autant plus que tu vides ton escarcelle dans leurs poches pour des multitudes de projets. Le cadet ne sait pas compter, pour vivre, il donne et se donne. Il n’est pas vraiment altruiste, il est nature et la nature est bonne. Mais, comme pour moi, la « nature vécue » t’apprend la sagesse. La carte de crédit est vide, ça ne fonctionne plus. Le féminin et les copains disparaissent. Les « Bonnes œuvres », les « Œuvres de miséricorde » « Caritas » scrutent ce cadet échevelé, paresseux sans doute, négligé, pas rasé, qui sait, un profiteur, un voleur présumé. Il sonne à la porte arrière des couvents, la porte des pauvres en qui Jésus s’est pour toujours identifié, et dans un coin froid et inhospitalier on lui apporte des restes réchauffés. Son regard dit merci.
Dans les presbytères, on lui dit d’aller à Caritas, tel jour de la semaine à telle heure. On oublie que c’est maintenant, c’est aujourd’hui, en dehors des murs, qu’il a faim de pain alors qu’à l’intérieur des murs, les repus chantent « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Oui, le cadet alias Notre Seigneur Jésus-Christ mendie ce pain hors des murs !
Le mendiant est conscient de sa petitesse comme il est passionné de l’immensité du divin en lui. Mais la motivation de son retour au bercail est moins le repentir du cœur que les tiraillements de l’estomac. La motivation est valable. S’il a de la chance, son père, sa mère, ses frères et sœurs l’intègrent comme si de rien n’était ! A table. Ce serait un miracle aujourd’hui. La tendresse et la compassion des gens de tous les jours.
C’est possible ? Ce qu’on nomme à tour de bras dans certaines institutions « accueil » est parfois comme une chambre froide !
Je crois que le père prodigue aussi bien que les cadets et cadettes prodigues sont les pauvres. L’empathie, ils connaissent, la compassion suit. La solidarité peut-être.
C’est ma méditation de ce matin ensoleillé que je vous souhaite plein de tendresse !
10:35 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cadet
12.03.2010
DEUX FOIS NON
Le peuple suisse dit deux fois NON

· Le peuple suisse a dit non à l’institution d’un avocat défenseur des animaux.
· Non également à la nouvelle loi qui prévoyait de fixer le taux de conversion minimal à 6,4 % pour les nouvelles rentes à l'horizon 2016. Le taux de conversion est utilisé pour calculer le montant de la rente de la prévoyance professionnelle (2e pilier) à partir de l'avoir de vieillesse.
Spontanément, c’est le l’expression (pour ne pas dire le cri) : « Perte de confiance du peuple en ses institutions et en ses autorités ».
La radio, la TV, les journaux répétaient comme un chœur d’écoliers :
"clairement le résultat d'un manque de confiance envers les milieux de la finance".
"plus de confiance des gens en un système où les banques ont fait de l'argent en bourse avec leurs retraites et où ils doivent éponger leurs pertes".
« la défiance, tel un ouragan, a tout emporté"
"le peuple suisse n'est pas disposé à valider des sacrifices infligés au plus grand nombre alors qu'une minorité de patrons, spécialement dans la finance, encaissent de nouveau de juteux bonus, comme s'ils n'avaient rien appris".
« les Suisses ne sont pas idiots »
« ce vote de méfiance est une affaire de conscience »
« le peuple a parfaitement compris qu'il lui est tout simplement demandé de payer la crise. Ce dimanche, il a dit «ça suffit».
« Il y a quelque chose de pourri au royaume du profit. D'un côté les autorités volent au secours de la place financière, de l'autre les assureurs entretiennent une opacité autour de leurs prises de risque d'avant la crise ».
« Au pays de l'argent facile, les banquiers et autres spéculateurs sont rois. Au royaume de la démocratie, le peuple suisse décide ».
A plus de 70 %, même 80%, les gens ont manifesté, protégés il est vrai, par le secret des urnes, leur dégoût de l’hypocrisie !
En mai 2007 l’UDF Suisse, à Thoune, faisait connaître sa prise de position au sujet de la confiance et/ou de la méfiance envers les autorités politiques. Je cite à partir du lien :
http://www.udf.ch/images/elecfede07/politiqueconfiance.pd...
« Politique et (perte de) confiance Pourquoi tant de citoyens ont-ils perdu confiance en leurs autorités ?
« Le peuple a le sentiment que, dès qu’ils ont été élus, ses représentants ne s’engagent plus pour sa cause.
De plus en plus de politiciens et de détenteurs du pouvoir se trouvent impliqués dans des scandales, et des affaires de toutes sortes.
Certains politiciens et partis politiques donnent dans l’idéologie, et proposent des solutions de type "tout noir ou tout blanc", alors que le monde et ses problèmes se situent plutôt dans des nuances de gris.
Le comportement des politiciens et des partis est stratégique, plutôt que concret et objectif. En plus, leur attention est portée sur le temps que dure une législature.
Les gens deviennent de plus en plus individualistes et leurs intérêts se limitent à leur propre personne. Les défis de société, qui sont très souvent complexes, ne les intéressent pas du tout.
La plupart des sérieux problèmes qui chargent la société d’aujourd’hui sont d’origine morale, spirituelle ou comportementale et, partant, particulièrement résistants aux solutions politiques. »
On peut être pour ou contre ou indifférent envers l'UDF, ce qui suit, écrit avant 2008 et l'affaire de l'UBS, peut aider notre réflexion:
Avoir confiance en les autorités politiques, c'est quoi?
Il me semble qu’un adulte responsable est celui qui fait preuve de loyauté critique, de confiance critique, et qui, avant tout a, envers lui-même, une confiance relative puisqu'il est conscient de sa dignité humaine. Puis-je avoir confiance en moi?
22:46 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voter
10.03.2010
SANS PAPIERS
Quand vivre dans une société soit disant chrétienne devient gênant et
quand la foi en Dieu et en l’homme doit retrouver un sens
http://www.sans-papiers.ch/

Remplir un bulletin de vote une, deux, trois fois par année, c’est un privilège suisse et j’en profite avec une espèce de gourmandise car, en Afrique du Sud, rien de tel jusqu’en 1994 !
C’est parce que nous assumons notre responsabilité de citoyen/citoyenne que nous votons. Mais est-ce qu'une loi votée est toujours pour le bien commun? Et si la loi est injuste, faut-il obéir? Et si elle est, de plus, inhumainement appliquée comme l'étaient les lois de l'apartheid, le choix n'existe plus. Il faut s'engager pour la justice commune en défendant les victimes de la loi et en luttant contre ceux qu'elle sert à protéger, et qui par conséquent, ont le pouvoir de l'appliquer! Dur dilemme et choix risqué!
Les Sans-papiers chez nous
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Infra rouge : formation des Sans papier
Le 24 septembre 2006, à une majorité de 68%, le peuple suisse accepte une Loi visant à « préserver la tradition humanitaire de la Suisse et à lutter résolument contre les abus dans les domaines de l’asile et des étrangers ».
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Quelle tradition humanitaire ? Pour quels résultats ?
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Résolument contre: conséquence: chasse aux abus des demandeurs d’asile et des étrangers.
Ma question : quelle marge entre la tradition humanitaire et la chasse sans pitié aux "abuseurs" ? ». Toute personne « Sans papiers » arrêtée, peut lire écrit sur le visage du policier ces mots: « Tu es un "abuseur", prouve que tu ne l’es pas !» Tu es une jeune équatorienne, belle et pleine d'espoir en la vie? Tu es un africain à l'accent du Canton de Vaud? Tu n'as pas de papiers? Pas de chance! C'est la loi! Vous n'êtes pas des nôtres!!!
Que nous dit notre conscience?
Mais voilà que Lausanne, Genève font les démarches nécessaires afin de permettre aux jeunes étrangers « sans papiers » de profiter d’une formation à la fin de leur scolarité et de recevoir une formation qui donnera un sens au jours qui passent et, qui sait, un instrument de gagne-pain pour l'avenir ici ou dans leur pays natal.
Hier soir, Infrarouge (http://infrarouge.tsr.ch/) animé par Esther Mamarbachi, productrice responsable, s’est penché sur ce nouveau « problème » face à la loi. Trois principaux protagonistes, parmi d'autres, étant:
Un jeune Sans papiers, par prudence sans visage, sans nom
Daniel Brélaz, syndic de Lausanne, conseiller national, Les Verts, VD avec visage et nom
Yves Nidegger, conseiller national, UDC, GE, avec visage et nom
Vous l'avez peut-être écouté: ce n’était pas un dialogue de sourds, mais c’était encore moins un débat entre personnes qui essaient de trouver une solution à un problème commun ! Et c’est typique de la tournure que prennent les émissions Infrarouge à la TSR. Ainsi que les échanges entre politiciens à la RSR et à la TSR! Débattre pour faire avancer la pensée et les idées est vraiment un art bien difficile lorsqu'on croit devoir défendre bec et ongles des intérêts de groupe, de parti.
D’une part ceux qui soutiennent l’initiative qui permettrait la formation des jeunes Sans-papiers: M. Brélaz poliment, intelligemment, exposaient ses arguments et convictions en faveur de cette formation tout en discutant avec les autorités cantonales et fédérales.
D’autre part les opposants dont M. Nidegger avançaient leurs raisons contre cette initiative invoquant la Loi à respecter, avec un minimum d’exceptions possible, être conscient du danger de voir venir davantage d’étrangers. Et surtout: toute la constellation économique clignote rouge vif!
Ce qui faisait rougir de honte le téléspectateur était le mépris, la virulence des propos pour l’opinion des autres! Que ressentaient les jeunes Sans-papiers dont un jeune homme et deux jeunes filles, et les étrangers à l’écoute de l’émission ?
Ma question : cette he-elle pas à la « Tradition humanitaire de notre pays » également acceptée par le souverain en 2006 !? ureuse initiative ne correspond
Oui, il est vraiment gênant de vivre dans une société aux valeurs soit disant chrétiennes, de rester passif devant un spectacle niant les valeurs qui honorent notre pays. Est-ce réel? On est gêné.

Puis dans le Nouveau Testament, Matthieu 25 : 35- 36 : « J’ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez rendu visite; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. "
Jésus s'identifie aux étrangers. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est LUI.
21:26 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : infrarouge
07.03.2010
JOUNEE MONDIALE DES FEMMES

La Vierge Marie, Mère de Jésus, interprétée par Olivia Hussey.
Film de Francisco Zeffirelli, "Jésus de Nazareth", 1977.
Journée de la femme
Le 8 mars 1910 à Copenhague : première confédération des femmes socialistes qui revendiquent le Droit de vote. Suivi bientôt de la Journée mondiale de la femme. En Afrique aussi. Et pourtant il reste à faire pour que les femmes puissent conquérir leur droit à la dignité d’être humain.
Mais je voudrais faire honneur à une femme dont on ne parle guère en tant que femme et mère et à qui on doit beaucoup, c’est Marie de Nazareth, la maman de Jésus et la femme de Joseph le charpentier. Ci-dessous un très beau texte au sujet de cette grande et simple femme palestinienne/juive. Divinement femme et divinement tendre et forte!
Elle n’a pas eu la vie facile et a dû se donner beaucoup de peine, avec Joseph pour éduquer Jésus qui leur échappait et semblait les devancer de bien des manières. A longueur de journées et d'années.
Mais Marie était une femme forte comme beaucoup de femmes ! Un exemple : elle est enceinte et elle s’en va, seule, visiter sa cousine Elisabeth enceinte aussi. Elle laisse Joseph se débrouiller seul à Nazareth. Les deux cousines partagent les soucis et le bonheur de la proche naissance des bébés. Et Marie se met à chanter, pas n’importe quelle chanson. J'imagine qu'Elisabeth chante avec Marie, quel beau duo. Les bébés jubilent dit-on.
Elles chantent spontanément un chant « révolutionnaire » ; oui, elles louent le Seigneur, elles reprennent des expressions de l'Écriture qui feraient dresser l’oreille et froncer les sourcils aux chefs religieux et politiques. Elles n’en ont cure. Elles chantent parce que l’Espérance les habitent ! L'espérance, c'est contagieux lorsqu'on la chante ensemble. Ce même chant est chanté chaque jour par les Sœurs, les Moines et sans doute par beaucoup d’autres : Voici:
"Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom.
Son amour s'étend d'âge en âge sur tous ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trône. Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
Il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race à jamais."
C’est un chant politique qui défie les systèmes, met la société sens-dessus dessous et annonce déjà la Bonne Nouvelle que va annoncer le petit reposant dans le ventre de Marie! Et d'Elisabeth.
Pour ce qui me concerne, je suis bien obligée d’être pro-active pour être vraie, de dire « stop aux inégalités sociales, ecclésiales, politiques : les inégalités « hommes femmes » justement ! Être pro-active ou, sinon, arrêter de chanter ces mots sans y croire, si on en fait rien !
Je souhaite à toutes les femmes, et à tous les hommes de chanter ce chant magnifique demain le 8 mars pour célébrer la journée mondiale de la femme. Et d'être pro-actifs.
23:02 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : magnificat
05.03.2010
AUCTUALITE

L’actualité sous le regard de Jésus
Au marché de Bulle, le jeudi, je perçois le vécu des gens : qui tient son banc de poissons, qui de fromage, qui de fruits et légumes, qui d’épices, qui de pain et qui de vêtements et de chaussures. Je n’achète presque jamais rien puisque j’ai ce qu’il me faut, mais j’aime demander comment va la vie, les affaires, et d’où viennent ces poissons, et comment sont fabriqués ces fromages à trous et les moûts, et d’où nous arrivent ces fruits exotiques et patates douces ? Et j’observe les clients, ceux qui sont pressés d’être servi, ceux qui explorent, touchent, choisissent, payent et passent. Et les rencontres des habitués du marché et le p’tit café au tea-room juste à côté. Et je me dis que Dieu est attendri par la vitalité des humains qui « gagent leur pain à la sueur de leur front » et s’en régalent. C’est l’actualité.
Ensuite je lis les journaux de la communauté et quelques-uns sur Internet. La Radio suisse romande est une source d’information et d’analyse beaucoup plus vraie, objective, formative d’opinion publique que le lamentable télé journal de 19h30 que je regarde presque par seule solidarité avec la communauté !
Le défi : voir et sentir « ce qui se passe » dans la société fragmentée dont je fais partie, avec un regard d’où ne sont pas exclus le sens critique et encore moins l’empathie! Mais ce n’est pas facile. On y arrive pas toujours et les préjugés et les partis pris brouillent parfois le regard. Mon regard mais, pas celui de Jésus sur notre vécu dont je viens de donner quelques tout petits exemples... à Bulle.
Chaque jour, un passage de l’évangile, un autre de l’Ancien Testament est lu dans les églises. Demain par exemple, l’histoire de l’enfant prodigue selon saint Luc 15,1-3 et 11-32 http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&...
Le délinquant qui revient sur ses pas et l’accueil d’une personne en chemin, et le soulagement, la joie des protagonistes font partie de celles et de ceux rencontrés au marché, dans la rue, dans les journaux, dans les médias, bref dans l’actualité. Cet accueil inconditionnel de Dieu est la « Bonne Nouvelle » qui sera lue demain, est-ce qu’elle est organiquement liée à l’actualité de notre société ? Je reste choquée au souvenir d’un juge prononçant la condamnation d’un étranger (c’était à Delémont) ; peut-être que le juge en fonction était de bonne foi comme l’était l’étranger (que je connaissais) lorsqu’il avait fait sa « connerie ». Ce qui n’arrête pas de me choquer, même aujourd’hui, c’est que, au mur derrière le siège du juge, un grand crucifix était suspendu !
Ce même Jésus qui avait annoncé haut et fort : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés » selon saint Luc 6 : 37.Je ne nie pas les Lois, mais l’application responsable et humaine des lois doit être une fonction terrifiante !
22:10 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : prodigue
02.03.2010
VANCOUVER
Fini de jouer !
A Vancouver, dans une salle de démesure réunissant plus de 60'000 personnes, le rideau est tombé sur des Jeux olympiques qui incitent à la réflexion
(avec ma reconnaissance à l'auteur)
Les Jeux Olympiques de l’ère moderne, qu’ils soient d’été ou d’hiver, basculent peu à peu dans la démesure. En dépit des efforts du Comité international olympique (CIO) qui tente désespérément de fixer, à ce grand rendez-vous planétaire, des limites matériellement nécessaires mais contraires au sens historique de l’Olympisme et des Jeux olympiques, fondés sur l’universalité. De fait, l’intérêt est tel qu’il faut bien le canaliser – voir le limiter – avec toutes les conséquences idéologiques que cela peut avoir.
Tous les grands rassemblements sportifs mondiaux des temps modernes (le Championnat du monde de football, en Afrique du Sud, sera le prochain) sont confrontés à cette évolution. Au point qu’on peut se demander si, à ce niveau – le « haut niveau – le sport ne sert pas de plus en plus, selon le slogan « du pain et des jeux », à occulter les véritables problèmes de la société plutôt qu’à aider à les résoudre.
Cela dit, en ce qui me concerne et en dépit de ce qui précède et des paroles prémonitoires prononcées par Ohl en 1975 déjà ( « Il n’y a plus d’Olympisme, il n’y a plus de culture, il n’y a plus de religion, seul le spectacle et ses héros subsistent !…), laissant les spécialistes socio-quelque chose débattre de ces problèmes, je reconnais avoir passé des heures d’émotion extraordinaires devant mon petit écran ; moments d’émotion partiales parfois, mais toujours sincères. Et s’il en est qui continuent d’avoir faim et d’avoir froid, ce n’est pas nécessairement à cause mais, hélas, en dépit des Jeux olympiques.
Que cela ne nous empêche donc pas, nous qui croyons encore aux vertus des « Jeux », de continuer à prôner leurs valeurs et à clamer, lorsqu’en imagination nous trottinons en direction du Mont Kronion : « Sais-tu pourquoi nous nous sentons si forts dans nos faibles corps ? Pourquoi la pluie glisse si facilement sur notre peau ? Pourquoi l’épine du chemin ne transperce pas nos chaussures usées ? Pourquoi la plaine roule sous nos pieds alors que la montagne courbe l’échine à notre arrivée ? Parce que nous avons la foi : notre moteur et notre récompense ! Parce que nous avons retrouvé la spontanéité qui habitait le berger avant qu’il ne se laisse piéger par le marathon… » (Extrait de « Sport, où est ta victoire ? », p. 97/98).
Yves Jeannotat

21:55 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : olympisme
28.02.2010
TRANSFIGURATION
Méditation dominicale

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR<...
La transfiguration et le Mont Tabor
Ce matin, au petit déjeuner conventuel, je mentionne l'évangile du jour « la Transfiguration » lu dans les églises catholiques aujourd'hui, et ma consœur, ayant fait un pèlerinage en Terre sainte, me dit avec un rire en sol majeur: « Quand nous sommes arrivés au Tabor, il y avait un énorme orage! »
Voilà qui change la donne selon la saison, et la météo!
Il faisait probablement beau et chaud quand Jésus est allé faire une promenade là-haut sur la montagne pour y faire sa prière du matin avec Jean, Jacques et Pierre. Jésus s'est plongé dans la méditation alors que filtraient les premiers rayons de soleil entre les branches d'arbres. Quelle était son expérience du moment? Il communait avec son Abba, et le nôtre.
Quelle était la nôtre quand nous méditions sous un sapin, au bord de l'eau? Pour moi, j'ai fait, au bord d'un ruisseau, l'expérience du hors espace-temps: la présence du Créateur dans la nature, la tendresse d'Abba. L'herbe tendre et printanière, le chant de l'eau entre les cailloux mêlé à celui des oiseaux dans les roseaux, et la paix. C'est tout. Je ne somnolais pas. Dieu était simplement présent. Et je suis revenu à la maison, le visage souriant, le coeur en fête, le pas confiant.
C'est plutôt rare des expériences de bonheur parfait, mais elle restent en nous dans les moments les plus douloureux de notre vie!
Et Jésus? Il aimait prier dans la nature, au bord d'un lac, au désert. Il y était bien plus à l'aise que dans les synagogues! Bien qu'il s'y rendit comme le faisaient ses compatriotes et il en aura souffert, il se fera même expulser car il avait le don de lier les Écritures à l'actualité, ce qui était un grand danger pour les autorités.
Ce jour-là, au Tabor, ses trois amis masculins somnolent alors que Jésus prie. Ils sont vite épuisés ces chers hommes, mais voilà que le soleil levant les réveille et ils regardent leur maître et serviteur tout rayonnant. Sont-il unis à ce que vit Jésus? Sont-ils spectateurs? Font-ils l'expérience de la présence du Créateur? Comment savoir!
Mais ils voient Moïse et Élie en discussion avec Jésus. Quel sujet de conversation? Pas un mot. Et, sur le chemin du retour, Jésus leur dit de se taire sur ce qu'il ont vu dans ce lever de soleil. Et de redescendre sur terre pour travailler à la construction de la famille humaine!
Jean, d'ailleurs le seul des quatre évangélistes ayant été au Tabor ce matin-là n'en dira pas un mot dans son évangile alors que c'est Mathieu, Luc et Marc, qui n'étaient pas là, mais qui rapportent ce qu'on leur a dit.
Ce n'est pas que je n'aime pas ce témoignage que j'en parle en méditant, mais c'est malheureux de voir des Édifices religieux construits là où étaient la nature, le refuge de Jésus pour sa prière! Au Tabor.
Et c'est à une femme, la Samaritaine que Jésus dira qu'adorer Dieu consiste simplement à être avec LUI en « esprit et en Vérité … ni à Jérusalem ni sur une montagne ». Pourquoi! « Parce que l'adoration est spirituelle et non cérémonielle, elle est universelle et non locale, elle est réelle et non formelle, elle est filiale et non légale. » http://topchretien.jesus.net/topmessages/view/158/jean-ch...
D'ailleurs « Katutura » signifie « nous n'avons pas ici bas de cité, ni de temple ni d'église qui durent » selon l'expérience des migrants sur terre dont nous sommes.
(L'image est du blog de oemery.blog.tdg.ch/media/02/02/160578892.jpg avec toute ma gratitude)
15:33 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : évangile
27.02.2010
INVICTUS
Invictus
Le sport, selon Mandela est aussi rassembleur
En fait je n'avais pas préparé cette note, mais je parlais avec un ami, de INVICTUS, film que j'ai vu à Fribourg il y a juste une semaine et j'ai dit: J'aimerais bien le faire connaître sur le blog. Mais un peu "live". Il m'a dit: "Pas de problème", et j'ai appris à insérer le youtube ci-dessus.
En fait Morgan Freeman et Matt Damon incarnent tellement bien Mandela et François Pienaar que je ne voyais plus la différence d'avec la réalité! Mais ce qui m'émerveille davantage que le film, c'est le livre de John Carlin d'où le film est tiré: Invictus! Je le lis en anglais mais il existe en français m'a-t-on dit. Le film, Rugby, Springboks, c'est comme un diamant non poli dans le contexte épinneux des négotiations entre l'ANC et l'Extrême droite afrikaner! Même après 1995! Je croyais en savoir quelque chose, mais je vois, en profondeur, ce que la Foi en la réconciliation peut conquérir et gagner: Oui une médaille plus précieuse que l'or, celle de la raison et du coeur des hommes et femmes de toute origine, race, couleur!
J'insère encore le poème INVICTUS qui inspiré Mandela à Roben Island aussi bien que Pienaar et qui m'encourage aussi. Je vous l'offre. Libre à nous de l'accepter ou pas.
Dans le film Invictus de Clint Eastwood il fait référence au poème de l'écrivain William Ernest
Henley, c'est le poème préféré de Nelson Mandela. Il l'a fait sien durant ses interminables années en prison. Il le donne maintenant à qui veut bien l'accepter.
Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible » et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. À l’origine, ce poème ne possédait pas de titre, celui-ci fut ajouté par Arthur Quiller-Couch en 1900.
Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.
Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.
En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.
Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
L'original:
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.
In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.
Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.
It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.
17:57 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sport

