28.01.2012
Ce qui nous tape sur les nerfs
Paroles de Vie
Les lois, les prescriptions, les réglementations nous tapent sur les nerfs. A juste titre, mais pas toujours. Il arrive que les instructions, les conseils, les demandes, les offres nous irritent comme autant de pierres d'achoppement et de chicaneries. Au mont Sinaï, l'Éternel avait donné des instructions à son Peuple afin de faciliter son pèlerinage vers la Terre promise, et c'est vraiment tragique, pour nous, que ces commandements aient été interprétés comme étant des obligations à tenir sous la menace de punitions. Cette menace nous ôte la joie de vivre. Les commandements, ou les « dix mots » selon les textes bibliques avaient, et ont encore un but complètement différent. Ils sont introduits par ces paroles: « Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude vers la liberté ». (Exode 20, 2-17) Et les commandements qui suivent n'ont d'autre intention que de préserver la liberté d'Israël! C'est comme qui donne des règles du jeu qu'on a intérêt à suivre pour que la vie réussisse. La vie en abondance
Il s'agirait seulement de regarder attentivement l'une ou l'autre de ces « Paroles » pour réaliser qu'un vent de liberté vient à notre rencontre.
Par exemple:
Si tu désires vraiment être libre, ne te laisse pas à nouveau piéger par Mammon ou des idoles semblables.
Si tu ne veux pas t'enfoncer dans le stress, considère que le septième jour est saint pour toi. Le calme te renouvellera et cela te fera du bien à toi et à ton environnement, comme un souffle d'énergie.
Si tu veux vivre heureux, alors prends soins de tes parents et de toutes personnes courbées par l'âge, la maladie et les soucis.
Dans la mesure où tu défendras la dignité humaine de ton prochain, tu seras rempli de l'espérance que demain sera bon pour toi aussi.
Pour le Psalmiste, ces « dix mots » sont prégnants de promesses: « Que tes paroles sont douces à mon palais, Plus que le miel à ma bouche! » Ps 119,103
Bien sûr que nous ne devons pas prendre tout ceci trop au sérieux. Nous devons cependant savoir et nous en faisons déjà l'expérience : l'alternative aux « Mots de vie » est la terreur, la faim et la mort.
Hermann-Josef Venetz
(ma traduction avec l'aimable permission de l'auteur)
Texte original in « Katutura Deutsch »
11:09 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : commandements |
|
Facebook
25.01.2012
FORUM ECONOMIQUE MONDIAL
Forum économique mondial 2012 (Davos)
Forum social mondial 2012 (Porto Alegre)
Concernant l'argent
JÉSUS osait rêver « d'une communauté à la taille du monde, organisée de telle sorte qu'il n'y ait ni pauvre ni riche. »
Sa compassion est sans borne pour les pauvres et les opprimés.
Concernant le prestige :
JÉSUS osait rêver « d'un monde à l'image de celui des enfants, celui où les échelles sociales, les rangs, les distinctions, les prestiges n'existent pas et sont remplacés par la valeur divine de l'humanité .»
Concernant la solidarité :
JÉSUS osait rêver « d’un monde où nous sommes tous unis dans la richesse de nos différences. Un pour tous, tous pour un. Un honneur à l'un est un honneur à tous. Une insulte à l'un est une insulte à tous. »
Pour JÉSUS, la solidarité mondiale supplante toutes les vieilles solidarités de groupe de quelque nature qu'ils soient.
Concernant le pouvoir
JÉSUS osait rêver « d'un monde où le pouvoir n'est pas organisé pour être servi, il n'appellera pas les hommes à se courber, à s'aplatir. Le pouvoir sera un service mutuel pour l'épanouissement de tous. »
Le partage et la solidarité inspirent la politique économique, par conséquent les structures sont transformées à cet effet.
La survie de notre espèce humaine dépendra de notre volonté d’agir.
C’est ce que dirait Jésus au Forum économique mondial à Davos et c’est ce qu’il dirait au Forum social mondial à Porto Alegre.
Références :
Jésus avant le Christianisme, évangile de la libération
Albert Nolan traduit par Jean-Marie Dumortier
Editions Ouvrières 1979. Réédité, se trouve actuellement aux Editions du Cerf
22:55 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : wef 2012 wsf 2012 |
|
Facebook
21.01.2012
Dieu est plus grand
Dieu est plus grand
Il n'existe aucun doute : la valeur des dogmes est inappréciable. Particulièrement à certains moments de son Histoire, la survie de l'Église est simplement due aux dogmes.
Aujourd'hui même, les dogmes nous donnent une idée de la lutte qu’ont mené nos Pères et Mères (nos ancêtres ) dans la Foi pour sauvegarder la manière de « dire » notre Foi et de l’exprimer par des symboles.
Il faut cependant se méfier des malentendus.
1. Même si la formulation des dogmes est parfaitement soignée et correcte, elle ne peut jamais révéler toute la profondeur de Dieu et de ce qu'il veut nous dire! Le langage et les symboles humains ne peuvent jamais révéler la Vie de Dieu et sa Parole !
2. Les dogmes, c’est-à-dire la présentation linguistique de notre foi, ne devraient pas être confondus avec la foi. La foi signifie la relation personnelle avec Dieu, la confiance aimante et l’abandon en Ses mains. Des dogmes veulent nous aider à mieux comprendre cette relation, à affermir et à vivre intensément notre confiance en Dieu. Le fait « d’avoir des dogmes » ne remplace pas la foi, ni la confiance, ni l’Amour.
3. Les dogmes ne remplacent pas Dieu. Les chrétiens et les chrétiennes ne croient en des dogmes; ils croient en Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob…, ils croient en Jésus le Messie et en l’ Esprit Saint. Dieu est, et reste, nous l’espérons, infiniment plus grand que nos dogmes, que notre compréhension, que notre cœur. Ceux et celles qui veulent cloisonner Dieu mettent les choses à l’envers. Au lieu de se confier totalement à Son Amour, ils veulent plutôt le contrôler et s’en servir.
4. Encore une chose : que celui qui est conscient du don précieux de la foi, se gardera de juger de la foi des autres. La preuve de notre foi ne consiste pas à croire en des dogmes, même les « plus importants ». La preuve de notre foi sera toujours l'amour, la fidélité, l'indulgence, la responsabilité.
Hermann-Josef Venetz
Traduction: Claire-Marie
Avec l'aimable permission de l'auteur
17:13 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : dieu |
|
Facebook
18.01.2012
HAMAS à Genève

Parce que le Hamas est classé terroriste par Israël, les Etats Unis, l’Union européenne, Monsieur Musheer Al Masri, en visite à Genève est donc un « terroriste ».
Le leader «terroriste palestinien », Musheer Al Masri , est invité au titre de membre du Conseil législatif palestinien et « élu du peuple gazaouis » dans le cadre d’une union parlementaire sous l’égide du conseiller national socialiste Carlo Sommaruga ».
Pierre Weiss président de l’Association l’Association Suisse-Israël section Genève, Pierre Weiss, proteste contre l’accueil d’un délégué d’un parti « considéré » comme terroriste par l’Union européenne.
J’écris ceci alors que commence à l’Uni-Mail la rencontre, la conférence, le débat, le partage et que s’esquisse peut-être un petite lumière de paix pour les populations palestiniennes et israéliennes. Notez qu’à Genève : Un important dispositif de sécurité est en place.
Dixit l’Agence KIPA : « L’Association "Droit pour tous" invite à une soirée intitulée "Gaza, on n’oublie pas!", pour commémorer les attaques contre la bande de Gaza, il y a trois ans. Musheer Al Masri est invité aux côtés de Carlo Sommaruga, conseiller national, Hani Ramadan, écrivain, et Gilles Devers, avocat. »
Et je me retrouve, comme si c’était aujourd’hui, il y a une trentaine d’années, en Suisse :
Le Congrès National Africain, ses membres, sympathisants, Nelson Mandela ANC étaient classés terroristes, par les Etats Unis et ses alliés ! C’est en 2008 que Nelson Mandela fut rayé de la liste des terroristes aux USA !!!
Je me souviens : je crois que c’était à la salle des Vignerons à la gare de Lausanne pour une rencontre entre deux protagonistes dont un (d’un parti de gauche) et l’autre membre de l’ASA Association Suisse-Afrique du Sud, défenseur du gouvernement raciste en place. Entre ces deux messieurs, il fallait un témoignage : on me pria de témoigner de la « vie dans le système d’apartheid .»
Ce que j’ai pu dire provoqua l’ire ironique du protagoniste en faveur du statut quo, (comme l’étaient Geneviève Aubry, Christophe Blocher et bien des autres) à l’époque. Ce politicien était sûr de ses arguments, de ses théories et je crois qu’il n’avait jamais vécu dans un township, ni creusé dans une mine d’or « De Beer Chamber of mines » !!!
L’ANC était terroriste pour lui, Mandela plus dangereux encore que son mouvement puisqu’on commençait secrètement de discuter avec lui en prison… ! C’est lorsque je dis que le mouvement UDF (le Front démocratique Uni qui rassemblait plus de 700 organisations toutes races et classes comprises pour une société nouvelle) venait d’être créé, que je crois avoir marqué un point et que quelques étudiantes/étudiants et amis me soutinrent. Le Politicien ne savait pas encore ce développement !
Quelle soirée ! J’avais l’impression d’avoir été terrorisée dans mon pays natal, pire que par le régime d’apartheid en Afrique du Sud.
L’ANC : terroriste
Mandela : terroriste (Jusqu’en 2008, oui !)
Celles et ceux qui s’engagent pour la justice : terroristes?
Et Jésus en son temps? "Il soulève les foules"!
Je prie que Musheer Al Masri ne se sente pas « terrorisé » ce soir à Genève.
22:56 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : hamas |
|
Facebook
16.01.2012
Un enfant coûte énormément

Un enfant ça coûte énormément !
TTC détaille la facture.
J’apprécie cette émission sérieuse, documentée, informative. Celle de ce soir cependant, dans un contexte européen et suisse, a de quoi inquiéter un jeune couple désirant fonder une famille ! On comprend que maman et papa travaillent, on comprend aussi qu’en grandissant les enfants scolarisés, socialisés sont imprégnés des valeurs « des autres.» Il faut tout avoir « comme les autres » sinon, tu n’es pas « comme eux.» . Et des parents à petits salaires vivront d’énormes tensions avec des enfants qui ne peuvent comprendre !
A moins d’une espèce de solidarité familiale, une prise de conscience familiale peut-êtr: vivre ensemble et partager, ça vaut de l’or. Jouer ensemble à UNO, regarder ou lire un livre d’images, une BD à l’écran, pourquoi pas ? C’est plus que tous les gadgets reçus, testés, éventuellement jetés, remplacés par une bricole électronique qui « éduque » à la culture électronique qui transforme l’être humain sournoisement en robot lequel sera bientôt son maître… intelligent. Dit-on, mais vide d’âme ! Tel est le système !
Dans un autre monde cependant proche par les racines, des enfants naissent qui ne coûteront pas cher à l'Etat... et rien que la souffrance et les larmes des mères, l’indifférence des géniteurs et le râle et la mort de ces enfants « born to hunger ». Ils sont des millions ! » La vie, l’âme, le corps est responsabilité d’une société mondiale dont je suis
membre ? Qu’est-ce que c’est ?
-
Pour s’informer :
· Oui, un enfant de riches coûte plus cher à l'État qu'un enfant de pauvres
· 200 millions d’enfants travaillent dans le monde
· Portail des Droits de l'Enfant
22:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : ttc |
|
Facebook
13.01.2012
Je doute donc je crois

Dieu s'est fait homme: vous y croyez!? Jean-François Mabut (26.12.11)
Marie, fille et sœur du pasteur Daniel Neeser (26.12.11)
Deux billets aux senteurs de Noël : le pasteur rend à Marie sa pleine humanité, elle qui, enceinte, chante un chant révolutionnaire. Son fils aura donc de qui tenir. Ces deux, sans exclure Joseph étaient donc des gens ordinaires, des « déclassés, une provocation pour les nantis, les élites de l’époque, ceux qui vivant en possession tranquille de la vérité, de l’argent et du pouvoir. » Moi, je n’ose imaginer un monde sans Jésus ! Quel vide !
Mais les fusées, les sapins, les crèches, les boules et les bougies, tout ce commerce de supermarché font de cette naissance un conte, une fable, une belle histoire trahissent le Messie à longueur d’années. L’Ancienne Eglise ne fêtait pas Noël alors qu’une crèche géante attire fidèles et touristes sur la Place Saint Pierre, dans l'État du Vatican.
C’est pourquoi le « Je doute donc je crois » de J.F. Suivi de « Je me demande ce que je fais ici » (boutade ou non) de l'évêque Morérod à la Messe de Noël à Fribourg, conforte ma recherche de vérité, donc de foi dans le doute persistant et exigeant.
Et pour élucider un peu cette foi dans le doute, je vous donne l’adresse des émissions « à vue d’Esprit », du 9 au 13 janvier sur Rsr, Espace deux, podcasts. Je crois que chacun, chacune des intervenants dit, en hésitant souvent, son petit message de foi dans le doute. La crèche se trouve, en réalité, dans l'abîme du cœur humain dès notre naissance.

17:34 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : doute |
|
Facebook
11.01.2012
Penées du soir

Pensées du soir
La petite fille mange sa tartine, boit son chocolat chaud et file à l’école sac au dos. Si elle est suissesse, et que papa et/ou maman travaillent, elle a de la chance ! Au moins, elle aura demain du pain, « fruit de la terre et du travail des hommes . » Sa soirée à la maison et le bisou avant de fermer ses paupières, père et mère se retirant sur la pointe des pieds pour s’entretenir de leur labeur, du bonheur parfois, du malheur aussi.
Imaginons que papa vienne à perdre son emploi et maman n’arrive pas à payer les loyers en retard, et demain arrive, menaçant, après une nuit tourmentée : comment se tirer d’affaires ? Survivre ?
La tartine, le chocolat chaud, le chaleureux bisou, le tête-à-tête des parents, ce n’est pas garanti, ni pour ce soir, ni pour demain !
Comme des millions et des millions d’autres "petites gens de tous les jours" pris dans les filets des oiseleurs, des félons, des imposteurs d’un monde financier à la dérive, un monde ayant oublié que devenir préposé de Mammon ne garantit pas la saveur amicale d’un chocolat chaud ! Ni d’une tartine, car la terre sans travailleur ne donnera plus de pain.
Dans cette société à deux échelons sans connections les médias se jettent sur ce qu’ils trouvent, c’est simpliste et c’est comme ça : ils s’attaquent aux filets et aux oiseleurs ! Les Petites mains, les éboueurs et une grande majorité d’électeurs n’y comprennent rien et les journaux, à moins de 20 Minutes.ch, c’est presque le prix d’un petit café.
Avec dépit, je pense aux boursicoteurs, aux dealers, aux traders, aux auxiliaires passionnés de l’Euro et de potentiels rivaux ! Les mailles du filet se resserrent sournoisement, impitoyablement au moindre coup d’aile d’un chef ou d’un pauvre informaticien... et la mâchoire politique personalisée s’ouvre et invective ceux et celles qu’elle veut dévorer, avec justesse, avec passion dirait-on.
Depuis deux trois semaines, voire davantage, il faut démolir Philipp Hildebrand, sauvagement invoquant que ce qui est à César doit être rendu à César ! http://www.michaeljournal.org/sign41.htm. Mais dans ce cas de figure, qui est César et qui est son adjoint ? Et plus dramatique peut-être : qui est Dieu ?
La vérité, c’est quoi ? Ne manquons pas l’intelligente interview avec Dick Marty dans l’Illustré d’aujourd’hui.
Et je pense ce soir, à l’Informaticien, 39 ans dont on ne sait même pas le nom, ni s’il a une femme, une petite fille, un petit garçon ! Non ! Rien! « Selon plusieurs sources indépendantes, l'informateur de 39 ans aurait ensuite tenté de se suicider et se trouvait vendredi au service fermé de psychiatrie de l'hôpital cantonal de Münsterlingen (TG). La police cantonale thurgovienne s'est refusée de nier ou de confirmer l'information, pour des raisons de protection de la vie privée. » (Selon la RSR http://www.rsr.ch/#/info/les-titres/suisse/3696792-le-del...
Dieu dont l’amour consiste en du chocolat chaud et une tartine pour que vive une petite fille et tous les enfants du monde, que pense-t-il de ses créatures ?
23:17 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
| Tags : hildebrand |
|
Facebook
07.01.2012
Méditation dominicale
« Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une mangeoire. » Saint Luc 2 : 12
La chance
C’est dans l’espace libre des champs que la naissance du Sauveur et Messie fut annoncée aux bergers. Et quel décor ! Le ciel illuminé, l’armée des anges et sa liturgie céleste, les bergers étaient sidérés… Mais il fallait quitter cette merveille exceptionnelle car le seul vrai signe était quelque chose de très simple : ils vont trouver un enfant enveloppé de langes et couché dans une mangeoire car l’auberge n’avait pas de place pour lui et ses parents. Un enfant sans-abri. Ni plus, mais ni moins non plus ! Cet enfant est là pour tous, pour toutes celles et tous ceux avec qui il s’identifiera. Il entrera en solidarité avec les pauvres, avec l'homme à la main desséchée, avec la femme courbée, avec l'aveugle Bartimée, avec la femme adultère qu’il sauvera de la lapidation…
La lumière de Noël, le message des anges, la liturgie célébrée : nous avons besoin de cela pour apprendre ce que ces signes veulent dire. Si nous avons des yeux pour voir, nous rencontrerons chaque jour ces signes comme ce fut le cas pour les bergers à Bethléem: Nous rencontrerons des familles et des demandeurs d’asile sans-abri, des innombrables personnes qui ne comptent pour rien dans la société.
La naissance du Sauveur est la chance d'un monde nouveau, un commencement: de telle sorte que la paix et la justice pour tous se réaliseront enfin.
Hermann-Josef Venetz
Traduction : claire-marie Jeannotat
Avec l’aimable permission de l’auteur
Image du Diocèse de Würzburg
http://www.kirchenserver.net/bwo/dcms/sites/bistum/verbae...
21:54 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : mangeoire |
|
Facebook
06.01.2012
Islam et Démocratie: compatibilité?
Je suis toujours étonnée, irritée lorsque les médias rapportent les événements du monde arabe avec le regard purement occidental (et souvent occidental chrétien). Des experts nés qui en Égypte, qui en Tunisie, qui en Libye sont appelés, et c’est juste, pour éclairer, voire analyser les événements. Quelques envoyés spéciaux tentent de donner la parole aux gens du pays. On reste sur sa faim car l’actualité ne saurait s’attarder sur les causes, la complexité des multiples éléments qui ont permis le déclenchement de ce « printemps arabe ».
Aujourd’hui, j’ai écouté France culture (à écouter en se donnant le temps !)
« Compatibilité entre islam et démocratie. Une autre réflexion proposée par Olivier Roy, le grand spécialiste de l’islam, qui avait marqué le débat il y a 20 ans en annonçant l’échec de l’islam politique, persiste et signe en posant cette question : Et si les printemps arabes nous avaient fait entrer dans l’ère du post-islamisme ? Autrement dit, le retour de l’islam n’annoncerait ni la charia ni le retour des femmes à la maison… mais plutôt une sorte d’affirmation culturelle…
Une réflexion sur la nature de l’islam, donc, que nous ne manquerons pas de confronter aux multiples actualités du moment… »
J’ai écouté, pris des notes et réécouté plusieurs fois, la vidéo et la radio et je suis fascinée par cette lumière enfin articulée même lorsque Olivier Roy, par trois ou quatre fois fait le lien entre les normes des Islamistes Salafistes d’extrême droite, la tendance de plus en plus conservatrice du Vatican et des chrétiens d’Occident et la Droite ultra religieuse des USA.
Puis, évoquant la crainte de voir les Frères musulmans au pouvoir qui taraude les occidentaux, Olivier Roy dit : « les Frères musulmans devront être clairs et réaliser que les normes religieuses au sens stricte du terme font place à des valeurs communes aux non-croyants… »
Voici Olivier Roy :
les matins - Olivier Roy par franceculture
22:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : roy |
|
Facebook
05.01.2012
Transparence Internationale

Stephen Sackur, BBC, interviews Mark Serwotka, leader d’un des plus importants Syndicats des travailleurs du secteur publique en Angleterre. Serwotka annonce que 2012 verra une pléthore de grèves. La menace de la récession mondiale. Les mesures d’austérité qui touchent d’abord les plus pauvres, la masse de chômeurs enfle, en UK, sans oublier la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, le Portugal.
La grève, dit Serwotka, est le dernier moyen de lutte contre les injustices dérivées du Marché !
Le débat continue, intelligent sans agressivité mais piquant à l’extrême et Stephen Sackur fait sortir la vérité, des bribes de vérité découlant de l’incessant combat de la classe ouvrière versus le patronat et les chefs des Syndicats ne sont pas toujours "fair" envers la cause des syndiquése - Serwotka par exemple.! Aujourd’hui au royaume de sa Majesté britannique et de David Cameron!
Vers la fin de l’entrevue : Steven asks :
- votre salaire, c’est quoi ?
- Mark ...je ne sais plus mais c’est énorme...
- Vous pensez aux salaires rabotés des travailleurs ?
- Oui, je travaille pour eux
- Votre salaire fait penser au système capitaliste’
- Oui
- Alors ?
- Je suis socialiste !
- Mark Serwotka, thank you very much for being on Hard Talk!
Afrique du Sud : Nelson Mandela. Le 2 janvier, j’ai regardé Invictus à la “télé” et comme toujours, j’ai frémi lorsque le Président Mandela, au reçu de son premier salaire, jugeant qu’il – le salaire - de président était trop élevé – et toujours « donner l’exemple » –, décide, non pas de le réduire, mais d’en verser une partie à des œuvres de bienfaisance… « at Grassroots ». Mandela : en socialiste pragmatique ne combat pas frontalement les structures des « lois du marché », ses successeurs encore moins, prétendant que le néo-libéralisme est inévitable. A l’heure où j’écris, Madiba va mourir avec son rêve pour la justice pour tous. Comme moi peut-être.
Tunisie : « le Président Moncef Marzouki l’homme du renouveau tunisien, a refusé le salaire de 20.000 dollars, par mois, qui lui était alloué, pour le ramener à la modique somme de 2.000 dollars … Le reste doit être distribué aux pauvres". (26/12/2011)
Suisse : Alain Berset, « après son élection à Berne, le nouvel élu peut compter sur un salaire brut de plus de 440000 francs ... » Berset est socialiste, on verra la suite et on lui fait confiance.
Ma réflexion : ce que gagnent les gens selon l’envergure et la portée sociale de leur tâche, ne me regarde pas. Jésus a eu des amis riches, il s’est reposé chez eux/elles et a partagé leurs repas : Zachée, Lazare, Nicodème, le parfum de 300 deniers de Marie-Madeleine... Ce que Jésus n’aime pas, c’est qu’on « aime » l’argent, qu’on l’accumule en exploitant le prochain, qu’on oublie celles/et ceux qui n’ont jamais eu de compte en banque et n’en auront jamais; qu’on boursicote et qu’on en devienne peu à peu l’esclave d’un « marché « divinisé ». Les prophètes et les prophétesses étaient plus virulents que Jésus lorsqu’il s’agissait de dénoncer l’injustice. Mais il a dit qu’on ne peut servie deux maîtres. Mathieu 6 :24
La transparence concerne aussi les Soeurs.
En tant que "Soeur", le salaire d'un travail professionnel va à la caisse commune et, en Suisse, chacune reçoit selon ses besoins. Système communiste cum capitalisme d'Etat.
En Afrique: j'ai travaillé 7 ans, à Holy Cross Mission Secondary School, "State-aided school". Les 3 soeurs européennes recevaient le même salaire que nos 17 collègues africains, c'est-à-dire 20 livres sterling (pounds) mensuellement, si je me souviens bien. Ma collègue africaine devait nourrir une famille de minimum 8 enfants et de la famille élargie avec ce salaire-là. Je n'ai, jusque bien après Vatican II, pas eu d'argent de poche, il n'y avait rien à acheter ce qui évitait les tentations.
La nourriture était bonne, il y avait une cellule et un lit, la supérieure avait dans une armoire le savon et autres nécessaires de toilette. Pas de bubble bath mais du déodorant, si. En cas the maladie, la maternité adjacente avait des anti-douleurs.

Je remettais mes lettres à la supérieure qui mettait les timbres et postait. Il y avait une bibliothèque municipale dans la zone "blanche" et des livres étaient disponibles à la bibliothèque de la Mission. Pas de journaux sinon the catholic "Southern Cross", favorable au gouvernement blanc! Pas de téléphone, ni radio, ni TV en ces années-là. Des télégrammes étaient permis pour des occasions spéciales concernant la famille
Voilà, depuis une quarantaine d'années, il y a une une gérance de l'argent plus respectueuse de la dignité et de la responsabilité de chaque soeur. Mais rendre compte est très important.
10:48 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : transparence |
|
Facebook
31.12.2011
2012 sera meilleure
L'année 2012 ne sera pas la fin du monde! Au contraire le monde deviendra meilleur: parce que tu es là! Je te fais confiance!
Et je t'aime!


Avec la connivence de mon amie Dorothée
17:05 Publié dans Amis - Amies | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : 2012 |
|
Facebook
2012 SERA MEILLEUR
L'année 2012 ne sera pas la fin du monde! Au contraire le monde deviendra meilleur: parce que tu es là! Je te fais confiance! Je t'aime! Claire-Marie

16:50 Publié dans Amis - Amies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : 2012 |
|
Facebook
22.12.2011
Contradictions concernant Noël
Les contradictions de Noël (à partir de Luc 2). Le message est inouï, c’est la raison pour laquelle une multitude d'anges survolent la ville de David : « Un Sauveur nous est né aujourd'hui, le Messie, le Seigneur ! » Ces titres avaient été jusqu’ici exclusivement réservés à l'empereur de Rome.
Rome. Ici étaient rassemblé tout ce qui avait rang et nom !
Mais la naissance du Sauveur n’est pas annoncée à celles et à ceux qui ont « rangs et noms », elle est d’abord adressée à des bergers à l’allure courbée. Ceux-ci se lèvent et vont - à Bethléem.
Bethléem. Bien des années en arrière, Dieu avait envoyé Samuel à Bethléem pour oindre un des fils de Jesse comme roi. On avait jamais entendu dire, jusque-là, que ce village et cette famille avaient une signification quelconque ! Mais Samuel va et demande qu’on lui présente les fils de Jesse, ils arrivent, tous plus imposants l’un que l’autre. Mais aucun d'eux ne convenait. « Dieu ne regarde pas l’apparence, c’est le cœur qui est important », dit la voix à Samuel.
A la fin, il ne restait plus de fils - à l'exception de David, le cadet qui ne comptait guère et qui était dans les champs en train de garder les moutons. On le fit chercher. A peine entrée dans la maison que la voix de Dieu dit à Samuel: « C'est lui! Oins-le ! »
Ceux qui optent pour Bethléem, optent pour ce qui est discret, petit, pour ce qui ne compte pas..."... et tout cela pourrait se révéler être une grande surprise..."
Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie Jeannotat
Avec l’aimable permission de l’auteur
12:46 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : noël |
|
Facebook
21.12.2011
Bonnes fêtes
Juste pour vous souhaiter de joyeuses fêtes : des retrouvailles en familles, en communautés de sœurs, entre amis et amies, avec tout ce qui fait du bien.
Je pars pour une semaine de « retraite » à la Maigreauge que je ne connais que de nom jusqu’ici. Voici l’adresse Internet de l’hôtellerie où logent les gens de passage. Ce n’est pas pour fuir Bulle que j’aime, ainsi que toutes celles et ceux qui l’habitent. Mais c’est pour rallumer la fidélité à l’Afrique élargie, là où Noël signifie enfanter laborieusement une société nouvelle dans la dynamique du provisoire, et ce labeur est organiquement lié au Vendredi saint et à Pâques. Donc je dois me faire pardonner de voir la chose comme ça.
Et je vous remercie
Claire-Marie
Trois femmes et un homme!
Avec un petit cadeau : la toute dernière image, faite à Bulle lors d'une amicale visite, de Nils, (deux mois), de sa « grande sœur » et la maman adorables et de Claire-Marie. C’est le papa qui prend la photo et c’est avec leur permission que je la partage avec tous. C’est beau, la VIE !
22:12 Publié dans Amis - Amies | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : nils |
|
Facebook
17.12.2011
Cherche un logis, désespérement !
« … Ils ne trouvèrent pas d’abris » Luc 2 : 7
Quand nous étions enfants à la maison ou à l’école, nous avions plaisir à mettre en scène le récit de la Nativité, souvent enrichi de chansons, un peu comme un opéra d’écolières et d’écoliers ! A chaque représentation, la partie la plus émouvante était lorsque le « couple saint» cheminait de maison en maison, de porte en porte, frappant timidement, suppliant d’une voix tremblante : « La jeune femme doit accoucher, c’est urgent, y aurait-il une petite place chez vous ? » Et la réplique cinglante : « Pas de place, allez voir ailleurs ! »
Il ne s’agissait pas de rejeter l’enfant Jésus ou le Fils de Dieu, si on avait soupçonné cela, on aurait examiné autrement la question ! Non, il s’agissait de refouler ces étrangers, potentiellement criminels qui, c’est connu, ne sont que des parasites qui viennent saper notre système laborieusement construit. Il en était ainsi en ce temps-là et il en est ainsi aujourd’hui.
Les prophètes connaissant bien la Loi de l’Ancien Testament étaient conscients de cette terrible réalité. Quasiment aucun autre groupe de gens – les étrangers, les veuves, les orphelins – n’était aussi expressément confié aux bons soins des citoyens, que ce groupe-là. Et les prophètes ne cessaient de le répéter !
Ce même groupe de gens sans domicile fixe, était particulièrement proches du cœur de l’homme de Nazareth, au grand dam des « gens bien », choqués de le voir partager un repas avec eux. Mais Jésus allait plus loin encore… jusqu’à s’identifier explicitement avec eux : « J’étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli… » et « l’aide que vous avez refusée aux étrangers, c’est à moi que vous l’avez refusée ! »
Mais les prophètes, les enseignements de l’Ancien Testament, Jésus, nos représentations de sa naissance quand nous étions enfants à la maison ou à l’école, semblent n’être qu’un cri dans le vide de notre société. J’en veux pour preuve l’Initiative populaire pour le renvoi des étrangers, l’opposition de nos communes pour leur accorder un lieu d’accueil… on connaît la chanson ! Une chanson triste.
Hermann-Josef Venetz
Traduction : Claire-Marie Jeannotat
Avec l’aimable permission de l’auteur
22:11 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : avent 2011 |
|
Facebook
15.12.2011
14 décembre 2011
Ne pas se réjouir de l’humiliation des autres
L’UDC mord la poussière, et les « gagnants » jubilent. Berset est élu, tant mieux, et Maillard ne l’est pas, dommage! Tout parait politiquement correct. Pourtant, lorsqu’on lit entre les lignes, il y a, dit-on, des traces de magouilles. Je dis Oui à cette observation !
Les lobbyings, on connaît ça, et pas seulement en politique, mais aussi dans les institutions religieuses et ecclésiastiques. Et j’abhorre qu’on invoque le Saint Esprit en « Veni Creator Spiritus » et qu’on « évite » l’Esprit Saint dans les cris des sans-voix. La Bible est pleine de textes de violence, de vengeance, de rétribution. C'était déjà la politique de l'époque!
Seul, Jésus est dans le camp des perdants et de l’engagement pour le Bien commun. C’est là qu’il a planté sa tente, pas dans les palais fédéraux, impériaux épiscopaux et autres.
Hier, j’ai apprécié l’attitude et les paroles intelligentes de Jean-François Rime. Il n’abandonnera pas le parti qui croule, il veut en analyser les causes et reconstruire, sans exclure de prime abord le PBD. Et il dit ça dans le calme de la défaite. Chapeau.
Pierre Yves Maillard est droit, pas assez diplomate pour satisfaire au tortueux langage politique. C’est pour des politiciens comme lui qu’Oscar Wilde dit : «Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître. » Connaître son devoir politique s’apprend tout en bas de l’échelle sociale, (dans le domaine de la santé par exemple) pour en dégager le Bien commun. Sans intérêts particuliers.
11:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : élections |
|
Facebook
12.12.2011
« Pourquoi le Christianisme fait scandale ».

Editions de l'Aire 2011, Lausanne
« Pourquoi le Christianisme fait scandale »... ou « Pourquoi le Christianisme laisse-t-il indifférent... »
En solidarité avec celles et ceux qui se posent des questions sur
« Pourquoi le Christianisme fait scandale ».
Ceci en solidarité avec Monsieur Michel Bavaud que je remercie pour son courage de dire ce qu'il pense dans
« Dieu, ce beau mirage »
Je me permets d'ajouter le témoignage de notre ami le Albert Longchamp, jésuite et journaliste, Merci Albert!
Dieu, quelle histoire!
athéisme | livre | Michel Bavaud | Mort | souffrance
Dieu est tout-puissant? Bizarre. «Il a donc créé l’athéisme? Et la souffrance?» Ce genre de provocation vous tombe dessus sans crier gare.
«Monsieur l’abbé, pourquoi Dieu il a tué mon papa?» Au travail, Messieurs les théologiens, les prêtres, les docteurs de la Loi, qui avez réponse à tout. Moi, je m’écroule.
Dire qu’on vient de me traiter de «terroriste pastoral». Faut le faire! Je suis terrassé par «l’absence» de Dieu. C’est à peine si j’ose prononcer son nom devant des femmes et des hommes auxquels le «bon Dieu», par exemple, a «volé» la vie de leur enfant. Citons un fait précis et récent, découvert dans un quotidien du matin. Une mère raconte: un jeune chauffard, pris d’alcool, a fauché la vie de son fils de 24 ans sur l’autoroute le 16 novembre dernier. Comme chaque matin, elle avait demandé à Dieu de protéger ce fils unique. Aujourd’hui elle avoue: «Je suis révoltée contre Dieu. Pourquoi a-t-il permis cela?» Qui osera dire à cette maman: «Ne vous inquiétez pas, votre fils est au Ciel»?
Le problème de Dieu, c’est qu’Il est fragile devant notre souffrance. Michel Bavaud, à 80 ans, vient de le congédier. Son livre, «Dieu, ce beau mirage», est le témoignage d’un croyant fervent qui s’est senti peu à peu trahi par l’Eglise, son langage, son dogmatisme. En fait, avoue-t-il, «j’ai voulu innocenter le Dieu que j’ai aimé». Un Dieu qu’il ne trouve plus. Cet «athéisme» tardif est peut-être la plus sincère des prières. Merci Michel, pour celles et ceux qui cachent dans les larmes la douleur de perdre et la joie de vivre et la foi qui la portait.
Albert Longchamp
En plus de la pensée de Frédéric Lenoir qui rejoint la mienne et d'une foule de chrétiens.
Claire-Marie Jeannotat
00:24 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : michel bavaud |
|
Facebook
10.12.2011
Avent 2011: 3ème dimanche
« Envoyé pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » Luc 4:18
Ce que raconte l'Evangile est aussi pertinent: par exemple Saint Luc dit que Jésus fut l'hôte du chef des collecteurs d'impôts, Zachée, et que la famille aisée de Lazare faisait partie de ses amis; que Jésus se laissa oindre avec des huiles rares et précieuses... mais ceci ne signifie pas du tout que Jésus était indifférent à la réalité sociale et politique de son temps et qu'il voyait les autres choses d'un regard indifférent!
Jésus était profondément conscient qu'il était l'envoyé de Dieu aux pauvres d'abord. Son œuvre consistait à leur annoncer la Bonne Nouvelle (Isaïe 61.1 et Luc 4:18). Il avait une conscience profonde de la tâche à accomplir et cela aiguisait son regard sur le monde : il voyait le chômeur avec sa main desséchée, il voyait la femme courbée, il entendait le cri de l'aveugle Bartimée, il pressentait la souffrance de la femme affligée depuis douze ans d'une perte de sang, alors qu'elle tentait de toucher l'ourlet de son vêtement...
Dans son œuvre de libération des pauvres, Jésus se sentait porté par le Dieu d'Israël qui « avait vu l'affliction de son peuple en Égypte et entendu leur cri sous les coups des oppresseurs. » Exode 3 : 7 Les paroles de vie et les prophètes inspiraient Jésus à tel point qu'il se savait être l'envoyé du Dieu des veuves et des orphelins, du Dieu des incapables, des faibles, des ignorants, des persécutés, des pauvres. Non pas que les petites gens fussent moralement meilleures que les riches, mais tout simplement parce que son cœur battait pour eux.
L'option préférentielle pour les pauvres ne devrait-elle pas être, en fait, la caractéristique et le défi de celles et de ceux qui se réclament du Messie Jésus?
Hermann-Josef Venetz
Ma traduction
Avec l’aimable permission de l’auteur
15:49 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : venetz |
|
Facebook
07.12.2011
L'Avent: être enceinte

t
Marie était enceinte et, malgré sa Foi au message de Gabriel, comme toutes les femmes du monde ayant conçu, elle a constaté n’avoir plus ses règles et s’est inquiétée. Elle a senti le bourgeonnement dans son ventre, elle a eu des nausées, ses seins se sont peu à peu gonflés, ses jambes se sont alourdies alors qu’elle allait chercher l’eau à la fontaine, faisant le ménage pour elle, pour Joseph et sans doute pour d’autres membres de la famille typiquement juive.
Les mois se suivaient, le bébé prenait forme et poids et bougeait ; parfois elle et Joseph pouvaient même, à l’occasion « palper – battre » le petit cœur tout neuf sous la peau soyeuse du ventre de la maman. Pas de contrôle gynécologique, son corps lui disait où elle en était.
Joseph avait confectionné un berceau en bois, et avait placé un petit matelas en herbe sèche pour le poupon. Marie avait tissé quelques langes, pas de pampers en ce temps-là, comme elle tissa, des années plus tard la tunique sans couture de son fils devenu homme.
Arriva l’ordre du recensement à Bethléem sur l’ordre de l’empereur Auguste. Les sujets doivent obéir aux maîtres qu’importent les circonstances ! Bethléem étant la ville d’origine de Joseph, il loua un âne, plaça Marie dessus alors qu’elle sentait l’orifice se dilater déjà et permettant d’envisager que bébé pensait mettre son nez dehors tout bientôt. Joseph tenant l’âne par le licou comme un paysan son cheval, part pour Bethléem!
Put-on s’imaginer l’état physique et moral du couple durant ces 150 kilomètres, 4 jours, dit-on, de marche ? Sans doute, des voyageurs se hâtant vers Bethléem témoignèrent de solidarité… ne serait-ce que pour survivre ! Pourtant, Marie avait mal, la cadence du petit âne berçant le bébé lui donnait envie de sortir ! Elle avait des contractions et des fuites d’eaux. Mettre bas l’enfant : mais où ?
Plus aucune place dans les auberges de cette agglomération inconnue. Le Trio se hâte hors la ville, arrive vers une espèce d’étable : il y a des animaux, des moutons, des chèvres, des bergères et des bergers qui perçoivent immédiatement les besoins urgents de gens comme eux : pauvres voyageurs et dans le besoin immédiat d’une couche. Ils cherchent de l’eau, ils rassemblent le linge qu’ils avaient au rancart pour leur propre usage et Marie s’étend sur la paille et gémit comme toutes les mamans du monde en enfantant ce bébé. Alors que Joseph, ébahi, ouvre des yeux étonnés et pleins de larmes. Il était minuit dit-on.
Ce qui importe durant notre saison de l’Avent 2011, scandaleusement commercialisée, c’est de se mettre dans la réalité de Jésus aujourd’hui. Il est grand temps d’associer toutes les femmes enceintes, sur les chemins du monde, ou dans des taudis ou des palais, trop souvent seules, et qui enfantent des bébés dont elles ne connaissent même pas le nom ou le visage du géniteur. Et pas seulement dans les pays pauvres mais à nos portes.
Saint Paul avait-il fait l’expérience d’une femme qui enfante puisqu’il ose dire : « Nous voyons bien que toute la création gémit et souffre comme pour un enfantement. » Saint Paul aux Romains 8 :22
21:42 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : enceinte |
|
Facebook
03.12.2011
Mon Bien-Aimé avait une vigne
Mon bien-aimé avait une vigne

Le soi-disant Ancien Testament - ainsi dit-on - parlerait d’un Dieu vengeur et qui punirait les gens. Alors que le Nouveau Testament proclamerait, par contre, un Dieu aimant. Dans l’Ancien Testament, ainsi dit-on – les gens auraient vécu sous la loi du talion : Œil pour œil, dent pour dent. Dans le Nouveau Testament, il aurait été dit : Tu dois aimer ton prochain comme toi toi-même.
Pour mémoire : le commandement : Tu dois aimer ton
prochain comme toi-même se trouve être la copie exacte
trouvée dans l’Ancien Testament. A l’époque de Jésus, les
pharisiens et les docteurs de la loi pouvaient résumer tous
les commandements et les interdictions en un seul
commandement : L’amour de Dieu et l’amour du prochain.
Le fait que Dieu lui-même est Amour, n'est pas une invention du Nouveau Testament. Le Cantique d’Isaïe à son Dieu bien- aimé, compare l’Amour de Dieu pour son peuple avec la tendresse du vigneron qui bêche le vignoble, en ôte les pierres, y met un plant délicieux, y met une tour au milieu d’elle, y creuse aussi une cuve dans l’espérance que sa vigne produise de bons raisins ! Isaïe décrit aussi la douleur de son Amour trahi lorsque le vigneron voit que le fruit de sa vigne n’est que du mauvais raisin…
L'Ancien Testament donc était la Bible de Jésus de Nazareth. Non seulement il lisait, il priait, il vivait avec la Bible, davantage encore, il pouvait annoncer avec conviction et passion ce Dieu, Père très aimant et Mère pleine de Tendresse.
Hermann-Josef Venetz
(ma traduction)
avec permission de l’auteur
17:57 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : vigne |
|
Facebook




